Articles par balises :Nationalisme

Guerre de succession en Côte d’Ivoire. La légitimité du chef de l’État n’est pas en cause. 1ère partie.  0

 

La guerre de succession qui vient de se déclencher entre les membres de la coalition RHDP, à trois années de distance de la Présidentielle 2020,  remet-elle en question la légitimité du gouvernement et du chef de l’État ivoirien? La réponse à cette question est évidemment négative. En démocratie, les partis ne se confondent pas avec l’État dont le chef incarne l’unité de la Nation. L’ère du parti-État est à jamais révolue.

Cette guerre intra-partisane de succession n’exprime donc nullement une défiance du peuple ivoirien envers son gouvernement et envers le chef de son État. Cette guerre anachronique de succession est le symptôme spectaculaire de la dérive partitocratique de la démocratie multi-partisane en Côte d’Ivoire  et en Afrique en général. Elle signifie, de manière théâtrale, la clôture  des partis politiques africains sur eux-mêmes, la priorité des stratégies d’appareil sur l’impératif de représentativité sociale, la quasi-indifférence des pouvoirs politiques aux demandes de la société. 

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Lutte pour le pouvoir en Côte d’Ivoire : Comment et pourquoi en sommes-nous arrivés là ?  0

Dessinons schématiquement le psychodrame politique ivoirien pour prendre la mesure de son inquiétant spectre: La volonté déclarée par les états-majors respectifs de la coalition de présenter des candidatures séparées à l’élection présidentielle 2020 menace de faire exploser le RHDP, cordon sanitaire présumé contre le nationalisme identitaire. Les tentations identitaires et régionalistes ressurgissent au sein des partis politiques au détriment de la citoyenneté et de la République. L’opposition est scindée en fractions dissidentes multiples et radicalisées qui se vouent une animosité réciproque sous l’ombre inquiétante de Laurent Gbagbo. Des alliances politiques contre-nature se forment et se défont au gré des circonstances. Engagés dans la lutte pour le pouvoir, les partis politiques ivoiriens se décomposent en factions et en coalitions opportunistes, prennent en otage la réconciliation, s’emparent de Laurent Gbagbo comme appât en vue de capter son électorat,  tentent probablement d’instrumentaliser les mouvements sociaux et les insurrections factionnelles dans les forces armées. Au sein des états-majors partisans, les ruses et les stratégies efficaces que la conquête du pouvoir met en œuvre, prévalent sur l’intérêt général et la survie du corps politique ivoirien. Campés en troubadours et en hagiographes derrière leurs héros respectifs fétichisés dans ce décor inquiétant, des intellectuels reconvertis dans le mercenariat politique animent du son tambourinaire de leur démagogie et des imprécations de  leurs discours propagandistes, cette mêlée sauvage qui débouche, le plus souvent, sur le refus du résultat des urnes et sur les guerres civiles qui en découlent.

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Côte d’Ivoire: soutien de Laurent Gbagbo par certains courants de la gauche française : Voici les deux motivations profondes.  0

  1. Une figure perverse et sournoise du néo-colonialisme

Le soutien résolu apporté au nationaliste ivoirien Laurent Gbagbo par certains courants de la gauche française est structuré par une logique subtile. Cette dernière est toute en nuances et en perspectives. Sa compréhension requiert de l’esprit critique et du sens politique. La consécration de Laurent Gbagbo comme acteur politique de gauche par ces courants de l’extrême gauche française, la mise à disposition de leurs réseaux est motivée par des considérations de politique intérieure hexagonale. Elle n’est pas motivée par des considérations démocratiques, humanitaires, altruistes et universalistes. Elle s’inscrit dans le combat politique de ces gauches contre la droite et contre le socialisme réformiste en France. Décernant un brevet de gauchisme au nationaliste ivoirien Laurent Gbagbo et mettant à sa disposition leurs  divers réseaux, ces gauches extrêmes instrumentalisent les problématiques politiques africaines pour servir leurs objectifs partisans dans le combat politique hexagonal. Dénonçant l’interventionnisme néocolonialiste de l’Etat français en Afrique, elles veulent mettre en cause la politique de la droite française en Afrique pour la délégitimer en France afin d’y établir le leadership politique de la gauche extrême et assurer l’impérium de son orthodoxie idéologique. Disons-le rondement : Il s’agit de promouvoir le nationalisme identitaire en Afrique pour servir les intérêts idéologiques et politiques de l’extrême gauche en France et en Europe.

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Laurent Gbagbo est-il de gauche ?  0

Les réseaux d’une certaine gauche française, appartenant à la mouvance de l’anticolonialisme tiers-mondiste, répondent par l’affirmative à cette question. Cette réponse est pour le moins étrange car les thématiques et la gouvernance du FPI de Laurent Gbagbo incitent plutôt à répondre à cette question par la négative. Ce brevet de gauchisme attribué à Laurent Gbagbo par ces réseaux ne peut donc que soulever l’étonnement.

Laurent Gbagbo est-il véritablement socialiste et anticolonialiste ? A-t-il défendu en Côte d’Ivoire les valeurs du socialisme ? S’est-il politiquement battu pour l’égalité de tous les Ivoiriens ? A-t-il représenté et défendu les intérêts des catégories sociales les plus fragiles de la société ivoirienne? A-t-il défendu les valeurs de la République et de la démocratie pluraliste ? Tel est, en effet, le logiciel du socialisme en tant qu’idéologie politique de la gauche républicaine.

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Les déguisements du nationalisme identitaire en Côte d’Ivoire.  0

En Côte d’Ivoire, le national-populisme ethniciste et tribaliste revendique la légitimité politique en vue de noyauter la démocratie et la République pour les briser et instituer un État communautaire ethniciste ou confessionnel. En Côte d’Ivoire on se revendique de plus en plus des  ethnies, des tribus, des identités culturelles, des chefferies et des coutumes dans une perspective différentialiste de belligérance, d’exclusion et de rejet de l’autre. On se revendique de moins en moins de la République et de ses valeurs, de la liberté, de l’égalité et de la fraternité dans une perspective démocratique d’inclusion, et de reconnaissance de l’Autre. Le nationalisme identitaire ethniciste et tribaliste ivoirien semble louvoyer mais son cap est fixé. Sous des déguisements divers, il poursuit opiniâtrement son projet politique nationalitaire.

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L’épilogue du débat des finalistes de l’élection présidentielle française 2017.  0

Le débat entre les deux finalistes de la Présidentielle française 2017,  Emmanuel Macron et Marine Le Pen, est terminé et les jeux sont faits. Les décisions sont arrêtées.

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Calculs cyniques et raisonnements simplistes chez les abstentionnistes en France.  0

Dans le front commun abstentionniste unissant certains fillonnistes, mélenchonnistes et hamonistes, une véritable armée mexicaine hétéroclite, un raisonnement simpliste singulier ouvre la porte au risque absolu: l'éventualité de la victoire d'une dictature raciste et xénophobe en France. Vouloir priver Emmanuel Macron de légitimité en stabilisant, par l’abstention, sa victoire au mieux à 60% des voix, victoire qui n’est nullement acquise face à Marine Le Pen, est un pari insensé, une construction idéologique arbitraire qui ignore les faits et la réalité Constitutionnelle de la France. A la différence des États-Unis, où des contre-pouvoirs constitutionnels permettent de bloquer les délires du populiste et de l'apprenti autocrate Donald Trump, la Constitution française, notamment  en son article, 16 permet au Président de la République de concentrer entre ses mains les pleins pouvoirs dans certaines situations exceptionnelles.

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L’équivoque Jean-Luc Mélenchon.  0

Le changement social s'effectue toujours à travers deux voies: la démocratie ou la révolution à l'intérieur desquelles se trouve le choix de la réforme ou de la réaction. C'est une loi de la sociologie politique. On est ou démocrate, ou révolutionnaire, soit réformiste,  soit réactionnaire. Entre ces voies obligées du changement social, quelle est celle du "populisme progressiste" de Jean-Luc Mélenchon?

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Le nationalisme identitaire contre la démocratie en Côte d’Ivoire.  0

En Côte d’Ivoire, le nationalisme identitaire et le national-populisme ont déjà sévi. Ils demeurent un danger prégnant contre lequel il faut prémunir la démocratie ivoirienne. Le péril ethno-nationaliste et national-populiste n’a pas encore été déraciné malgré le changement de régime. La panne emblématique et symbolique de la réconciliation nationale ivoirienne en témoigne. Cette panne ne tient ni à une justice prétendument partiale et inefficiente, ni à un manque de volonté du gouvernement. Elle tient à la nature antinomique et irréconciliable des deux conceptions de la Nation et de l’Etat qui s’affrontent en Côte d’Ivoire. Les tenants de la conception identitaire de la nation récusent les tenants de la conception citoyenne de la nation. Les élections successives ont par ailleurs apporté la preuve de la polarisation ethnique, régionaliste et confessionnaliste de l’électorat ivoirien. Radicalisée par une dizaine d’années de propagandes ethno-nationaliste et national-populiste débilitantes, une grande partie de la population peine à retrouver les repères citoyens qui rendirent possible, durant une quarantaine d’années, la coexistence à l’ivoirienne de la diversité sociale. Restée sous l’emprise de la drogue empoisonnée du populisme identitaire, elle attend son messie.

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Union du PDCI et du RDR : la métaphore du mariage est-elle pertinente ?  0

Faut-il parler de mariage entre le PDCI et le RDR ou au contraire de réunification idéologique des deux membres de la famille politique du PDCI-RDA? Est-il question d’union intéressée, d’union fusionnelle, ou au contraire de ré-enracinement du PDCI et du RDR dans les valeurs et les principes éthiques fondamentaux d'une famille politique? Faut-il considérer le RHDP comme une association contractuelle circonstancielle de deux partis politiques distincts ou comme une nouvelle dénomination historique du PDCI-RDA reconstitué par le rassemblement de ses membres qui s’étaient séparés sur des différends ?

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La résistance démocratique de l’Amérique contre Donald Trump : un clin d’œil à l’Afrique.  0

Le succès de la résistance institutionnelle et judiciaire de l’Amérique, contre le populisme identitaire et contre les pulsions autocratiques de Donald Trump, peut être considéré comme un message adressé aux démocraties du monde entier. Il peut être considéré comme un clin d’œil aux démocrates et aux républicains des nouvelles démocraties africaines menacées par le populisme identitaire et par la dérive autocratique courante de l’exécutif. L’accumulation symbolique des revers subis par le populisme identitaire aux Etats-Unis est une invitation à construire, dans les démocraties, une Constitution qui sauvegarde les libertés personnelles et les droits fondamentaux. C’est un appel à renforcer l’autonomie des systèmes judiciaires, des institutions et des administrations. Contre le péril populiste et identitaire, c’est un appel à raffermir la conviction démocratique et le sentiment républicain des magistrats et des acteurs politiques.

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Le psychodrame politique français vu par les démocrates africains.  0

Médusés et stupéfaits, les démocrates africains assistent au psychodrame politique français ouvert par la campagne électorale en vue de la prochaine l’élection présidentielle d’Avril 2017, élection marquée par la radicalisation de l’électorat et par la dérive populiste et xénophobe d’une grande partie de la droite française. Quel spectacle la scène politique française nous donne-t-elle à voir durant ces semaines de feu et flammes ?

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François Soudan a-t-il raison de justifier « cette Afrique qui vote Lepen » ?

thumb_1911Dans une tribune intitulée «Cette Afrique qui vote Lepen»
(Voir l'article sur Jeune Afrique ), François Soudan rend raison de la motivation profonde des pro-Lepen et des pro-Donald Trump africains. La prise du pouvoir par les partis identitaires occidentaux profiterait  aux Africains car contrairement au passé ces pouvoirs protectionnistes défendraient en Afrique leurs intérêts à visage découvert. Cette transparence aurait  l’avantage d’abroger la duplicité et l’hypocrisie précédente des Etats occidentaux qui abritèrent leur tutelle néo-colonialiste  et la défense de leurs intérêts nationaux  sous le paravent de la défense des droits de l’homme. Cette nouvelle donne, estime François Soudan, permettrait désormais une confrontation sans équivoque des intérêts dans les relations Nord-Sud et instituerait, au bénéfice des Etats africains, une logique du donnant-donnant.

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A qui profiterait la défaite d’Alain Juppé?

thumb_1908A qui profiterait la défaite d'Alain Juppé à la primaire LR en France?

Contrairement à ce qui se dit, la remontée spectaculaire  de François Fillon au premier tour de la primaire de LR doit très peu à la stratégie personnelle de terrain de Fillon. Elle doit, par contre, beaucoup au choix des stratèges du Front National qui trouvent, en sa personne, le candidat idéal à opposer à Marine Lepen pour assurer sa victoire en 2017. La victoire de François Fillon  n'a donc rien d'un miracle.

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Voici la cause ultime et la solution de la crise de la démocratie ivoirienne.

ALAIN TOURAINEQuelle est la cause ultime politique ivoirienne ? Pourquoi faut-il la situer à ce niveau ? Et comment la résoudre ?

La crise politique ivoirienne qui est en vérité une crise de la république démocratique ivoirienne résulterait-elle, comme le soutiennent depuis plus d’une décennie, certains acteurs politiques ivoiriens, d’une déstabilisation de l’Etat ivoirien par le coup d’Etat et la rébellion, d’une recolonisation de la Côte d’Ivoire par des gens venus d’ailleurs sous les auspices de la France, de la communauté internationales et des multinationales ? En posant ces questions, nous tentons, comme il se doit, de déterminer la cause objective ultime de la crise de la démocratie ivoirienne. Nous tentons de remonter à sa source au-delà des explications secondaires qui apparaissent comme des justifications subjectives et intéressées de chapelles politiques. Il faut analyser la crise politique ivoirienne sous l’éclairage du concept de démocratie. Car « il n’y a  pas, comme le souligne Alain Touraine, de démocratie blanche ou noire, chrétienne ou islamique ; toute démocratie place au-dessus  des catégories naturelles de la vie sociale, la liberté du choix politique. C’est le sens ultime de la définition même de la démocratie : le libre choix des gouvernants par les gouvernés ».

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