Côte d’Ivoire: se coaliser ou périr, l’alternative existentielle du PDCI et du RDR.  0

Se coaliser et s'unifier ou périr, telle est l’alternative existentielle qui s’impose au PDCI et au RDR après leur séparation. Cette alternative, qui met en jeu leur avenir politique, les appelle à se ressourcer dans leur mémoire commune car la crise qui provoqua, à l’origine, la scission du PDCI-RDA, fut une crise de sa mémoire idéologique. Cette crise mémorielle, qui a nourri une tension centrifuge au sein de la coalition, oblige à réinvestir les fondamentaux idéologiques du PDCI-RDA historique légués par le Père de la Nation Ivoirienne, Félix Houphouët-Boigny.

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Côte d’Ivoire : les infrastructures économiques au service des droits humains.  0

En Côte d’Ivoire, certains acteurs politiques dévalorisent la politique de développement des infrastructures menée par l’actuel gouvernement.  Se revendiquant du libéralisme conservateur ou du socialisme, ils dénigrent, et même rejettent, une politique économique qui ferait de la reconstruction des infrastructures et de l’investissement l’axe majeur de la gouvernance. Ils accusent le gouvernement ivoirien d’être indifférent à une demande sociale centrale et vitale des ivoiriens: la réconciliation nationale. La politique d’investissement et de reconstruction tout azimut des infrastructures mise en œuvre par le gouvernement  serait une diversion destinée à dissimuler  le viol quotidien des droits des populations ivoiriennes. Prétendant dénoncer ce qui leur paraît être une vulgaire manœuvre  de camouflage politique,  l’un d’entre eux a pour cela récemment proclamé que les Ivoiriens ne se laissent nullement impressionner par les infrastructures. La redondance régulière de ce discours, qui est décliné sous tous les modes dans le but d’en faire une vérité politique,  nous oblige à poser cette question : les infrastructures économiques sont-elles incompatibles avec le respect des droits de l'homme?

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CEI : quelle est la cause de la crise d’impartialité des Commissions Électorales Indépendantes (CEI) en Afrique et quelle en est la solution ?  0

A l’approche des élections locales et bientôt de l’élection présidentielle ivoirienne, la question de l’impartialité de la Commission Électorale Indépendante (CEI), revient de manière récurrente. L’opposition ivoirienne et certains journalistes dénoncent le déséquilibre quantitatif de sa composition qui avantagerait l’exécutif ivoirien. Ils en appellent donc à sa recomposition et la révocation de son Président. Suffit-il, pour autant, de respecter les  principes d’équilibre numérique et de mandat impératif pour garantir l’Indépendance et l’impartialité des CEI en Afrique ?

L’histoire des élections présidentielles africaines prouve que cet équilibre et cette limitation impérative du mandat ne suffisent pas à empêcher les tentatives de capture du vote et de détournement de la volonté  générale par des intérêts partisans et factionnels.  

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La similitude des problématiques de la coalition PDCI-RDR en Côte d’Ivoire et de la Coalition CDU-SPD en Allemagne.  0

En Allemagne, un compromis de circonstance est en passe d’être conclu entre conservateurs et sociaux-démocrates allemands, entre deux partis de centre-droit et un parti de centre-gauche pour conjurer un danger commun : l’avancée politique de l’extrême droite identitaire adepte du nazisme. Un compromis est donc en passe d’être conclu au nom de l’intérêt général qui transcende les intérêts particuliers partisans afin de sauvegarder l’unité et la pérennité de la Nation. Le journal Le Monde note, à propos de ce compromis, que « s’il constitue l’ébauche d’un programme de gouvernement pour les quatre ans à venir, il s’agit avant tout d’un compromis de circonstance qui vise à éviter ce que les dirigeants des trois partis, à l’instar d’une majorité d’Allemands, redoutent au plus haut point : la tenue de nouvelles élections, quelques mois seulement après celles du 24septembre, qui ont vu l’extrême droite entrer au Bundestag pour la première fois depuis la seconde guère mondiale ». Pour rendre possible un tel compromis, chacun des deux camps a dû reculer sur certains points relativement aux visions sociopolitiques et économiques opposant la droite libérale et la gauche socialiste « tout en veillant à imposer sa propre marque ici et là ».

 A supposer que les dirigeants politiques et les ivoiriens aient tiré pleinement toutes les leçons de l’amère expérience de l’exercice du pouvoir d’Etat par l’extrémisme de droite et de gauche rassemblé sous le nationalisme identitaire et le populisme révolutionnaire , la menace de son retour politique impose, au PDCI au RDR et aux divers partis de la coalition RHDP, un compromis de circonstance dans le projet de parti unifié. En Côte d’Ivoire, ce compromis de circonstance devrait être facilité parce qu’il réunit des partis libéraux du centre droit à la différence de la grande coalition allemande qui réunit deux partis de centre-droit et un parti de centre-gauche.

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Côte d’Ivoire : quelle est la raison profonde de l’étrange approbation des injures racistes de Donald Trump par certains entrepreneurs politiques ivoiriens ?  0

Alors que des parlementaires américains, outrés par les scandaleux propos racistes du Président tenus à la Maison Blanche s’en sont offusqués et les ont diffusés, escomptant une indignation mondiale, certains de nos compatriotes ivoiriens les approuvent.  Comme semblent le montrer leurs réactions sur les réseaux sociaux, ils trouvent normal que le  président Américain Donald Trump traite les pays africains de « pays de merde » et qu’il préfère accueillir des Norvégiens aux Etats-Unis. Cette étrange approbation obéit à des motivations inavouables et cachées qui s’enracinent dans une vision politique elle-même corrompue et liberticide, qu’il faut dénoncer sans ambigüité et combattre.

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L’Etat ivoirien, bâtisseur et défenseur de l’intégration nationale sous la III ème République.  0

En 2010, la victoire de l’alliance politique entre le PDCI et RDR, au deuxième tour de la Présidentielle, a inauguré une transformation de l’État et de son rapport à la société en Côte d’Ivoire. Un État démocratique bâtisseur, patriotique et défenseur d'une intégration nationale citoyenne a remplacé un État communautaire, nationalitaire, défenseur d’une identité ethnique essentialisée. Il s’en est suivi une innovation substantielle de la gouvernance ivoirienne qui a été saluée au suffrage universel par la majorité des Ivoiriens à la Présidentielle de 2015. L’alliance entre la modernisation économique et les cultures est maintenant restaurée en Côte d’Ivoire. (cf « Le Président Alassane Ouattara sert-il l’intérêt général en Côte d’Ivoire ? » cedea.net. 14-Août-2015). Soucieuse de subordonner le pouvoir politique aux demandes, aux besoins et aux intérêts de la société, de limiter effectivement l’État par les droits de l’homme, cette innovation a été consacrée par l’adoption de la nouvelle Constitution en 2016, année de l’avènement de la IIIème République.

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Réclamer une loi contre les fausses informations en période électorale, est politiquement fondée en raison.  0

Mon propos, en commentaire, de l'article du journal LeMonde intitulé " Macron souhaite une loi contre les fausses informations en période électorale", a suscité la défiance d’un certain nombre d’internautes. En commentaire de cet article, j’avais formulé cette interrogation : «  et si l’on s’en inspirait dans notre pays (la Côte d’Ivoire) pour y protéger la Démocratie et la République en période électorale ? ». Confondant la liberté de parole avec ce qu'elle n'est pas, certaines personnes ont cru bon d'y aller de leurs clics rageurs. A ces censeurs (oh ironie du sort) qui se croient à tort protecteurs de la liberté d'expression, a manifestement échappé l'expression " en période électorale", une condition restrictive qui montre bien que la loi projetée est destinée à préserver la déclaration de la volonté générale contre toute forme de manipulation. Cette confusion de la liberté de parole, d’expression et d’opinion avec la liberté de dénigrer, d’insulter et de désinformer est une dérive préjudiciable à la démocratie. Il importe de dénoncer cette méprise et de justifier rationnellement et argumentativement cette dénonciation afin de sauvegarder la critique et la surveillance des pouvoirs qui protègent et soutiennent la démocratie contre le populisme sa forme pathologique. Je montrerai à cet effet, dans une contribution à venir dans cedea.net et en m’inspirant de la métaphysique de la notion de liberté, ce qu’elle est en tant qu’expression du libre-arbitre (arbitrium liberum) et en quoi elle se distingue en tant que telle de l’arbitre brute (arbitrium brutum). Quand cette forme dévoyée du libre-arbitre s’importe  dans les Etats de droit, elle menace le Droit, la Liberté et la Dignité humaine. Elle menace d’euthanasier la démocratie, en assurant le triomphe du populisme.

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Côte d’Ivoire : et si l’intelligentsia universitaire ivoirienne avait hier interpellé Laurent Gbagbo comme elle interpelle Alassane Ouattara aujourd’hui ?  0

En lisant dans les journaux le discours de sagesse et d’interpellation prononcé  par l’éminent Professeur de Droit Francis Wodié (cf « Condamnation de Hubert Oulaye,Wodié interpelle Ouattara : Attention, qui sème la condamnation récolte la damnation »,) j’ai éprouvé un sentiment de mélancolie et de tristesse. Je me suis alors posé cette question. Pourquoi ce sursaut moral de l’intelligentsia universitaire n’eût-il pas lieu plus tôt, dès la brutalisation de la vie politique sous le régime de Laurent Gbagbo ? Quand l’anomie menace d’envahir la cité et  de la dissoudre, ce sursaut critique des élites charismatiques de l'Université peut en effet réveiller la lucidité publique et brider les passions politiques.

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La démagogie malsaine de Franklin Nyamsi au Mali et en Côte d’Ivoire.  0

Une fois de plus, comme au Zimbabwe, Franklin Nyamsi a tout faux au Mali. Contrairement à son interprétation fallacieuse du retour au Mali de l’ancien président Amadou Toumani Touré comme témoignage du génie politique de Soro Guillaume en Côte d’Ivoire, l’argument de la réconciliation au Mali  s’avère être un camouflage d’une stratégie électoraliste en vue de la présidentielle malienne 2018 à venir. Au Mali comme en Côte d’Ivoire la réconciliation nationale et le pardon sont politiquement instrumentalisées contrairement aux propos démagogiques et fallacieux de Franklin Nyamsi.  

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Côte d’Ivoire: l’unification du PDCI et du RDR est-elle une diversion partisane?  0

L’unification du RHDP est-elle une diversion fomentée par un parti pour demeurer au pouvoir? S’agit aussi de la ruse d’un chef de parti soucieux d’instaurer une dictature personnelle sur les cendres du PDCI et du RDR, en lieu et place de la coalition? L’enjeu de l’unification n’est-il pas au contraire d’enraciner les deux courants de la coalition dans le projet sociétal et dans les valeurs axiologiques de l’Houphouétisme, leur matrice commune, afin de répondre aux défis du présent et de l’avenir ? L’alternance du pouvoir en Côte d’Ivoire doit-elle se faire au détriment du cordon sanitaire politique construit en 2010 pour contenir l’ethno-nationalisme et le populisme identitaire ? La personnalisation de notre affrontement politique ne brouille-t-elle pas finalement la clairvoyance politique dans notre pays, et ne fait-elle pas prédominer les intérêts personnels au détriment de l’intérêt général et du bien commun ?

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L’élection de George Weah au Liberia n’est pas celle d’un autochtone contre les étrangers.  0

En élisant George Weah, les Libériens ne viennent pas de faire le choix de l’État communautaire contre l’État démocratique. Ils ne viennent pas de choisir l’autochtonie et la nationalité contre la citoyenneté. George Weah n’est pas un autochtone qui vient de conquérir l’État pour libérer les siens de la domination des  étrangers.  Il  est un enfant du ghetto, qui est sorti de sa condition de classe par la force de son talent, et qui vient d’être politiquement consacré, pour cette raison, à travers les urnes, par le choix majoritaire des Libériens. Il a été élu parce que la majorité des Libériens a investi sa confiance et son espérance d’émancipation sociale, économique et politique dans ses capacités  et aptitudes personnelles. C’est le représentant politique des catégories sociales économiquement et politiquement dominées qui accède à la direction de l’État par les vertus de la démocratie.

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Du Pérou à la Côte d’Ivoire, l’instrumentalisation politique de la réconciliation et du pardon.  0

Du Pérou à la Côte d'Ivoire, les demandes de pardon insincères, et l'instrumentalisation politique de la thématique de réconciliation après la perpétration de crimes contre l'humanité par un régime prédateur et massacreur, ne trompent pas les peuples qui les ont vécus et qui ont de la mémoire. La réprobation avec laquelle les Péruviens accueillent l'annonce de la grâce politique accordée au criminel contre l'humanité, Alberto Fujimori par le chef de l’Etat péruvien Pablo Pedro Kuczynski doit sonner comme un avertissement adressé aux adeptes ivoiriens de l'instrumentalisation politique de la thématique de la réconciliation. Certes, un pourcentage élevé de Péruviens étaient favorables à ce qu'Alberto Fujimori soit amnistié par une grâce présidentielle. Mais,  comme les Ivoiriens, ils attendaient une demande de pardon et une réconciliation sincère. Cette demande de pardon sincère des dirigeants d’un pays et des auteurs de crimes et de méfaits, qui scelle la réconciliation nationale dans un pays divisé par une guerre civile, est toujours a priori et spontanée. Elle relève de la responsabilité politique qui lie les membres d’une Nation les uns aux autres et contraint les dirigeants de l’Etat à répondre de ceux dont ils gèrent le destin et les intérêts.

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Présidentielle de l’an 2020 en Côte d’Ivoire : conjurer la menace identitaire et populiste.  0

Sauvegarder la démocratie et la république en notre pays, préserver nos acquis économiques et politiques, tel doit être le mot d’ordre de mobilisation citoyenne pour la présidentielle 2020 à venir. La réactivation en notre pays de la thématique identitaire et du populisme en vue de cette échéance politique, constitue le danger le plus immédiat et le pressant. Notre vigilance citoyenne d’Ivoiriens est d’autant plus sollicitée que ces illusions politiques dont nous fîmes récemment l’amère expérience entre 1996 et 2010, ont mondialement le vent en poupe dans un contexte historique marqué par les passifs sociaux de la globalisation économique. Or les discours et les pratiques de certaines écuries politiques en notre pays, tendent à prouver que ces illusions tiennent encore lieu de programmes politiques pour certains prétendants à l’exercice du pouvoir suprême dans l’élection présidentielle 2020 où chacun s’estime en droit de prendre la direction de l’Etat.

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UA-UE. Investir dans la jeunesse : une signification symbolique.  0

Au-delà de sa signification littérale économique, la thématique du 5ème Sommet UA-UE doit être aussi entendue dans sa signification symbolique. Elle en appelle à une transformation qualitative volontariste de nos corps politiques et à un changement social de fond. Ce changement qualitatif est requis par les évolutions internes et externes de notre environnement économique, social et politique. La jeunesse symbolise la vitalité, le dynamisme, l’énergie créatrice, l’inventivité, l’innovation, le renouveau, la durabilité. Elle s’oppose à la vieillesse qui évoque, au contraire le passé, la sclérose, la faiblesse, l’inefficience, l’obsolescence, la dégénérescence et la mort.

En appeler à investir dans la jeunesse pour un avenir durable, c’est en appeler symboliquement à revitaliser le présent, et à initier un nouveau commencement historique ; c’est demander de révoquer les structures et les logiques du passé pour initier un nouveau départ historique en matière de représentation du politique, de l’économique et du social ;

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Côte d’Ivoire : ce qu’est l’houphouëtisme, mémoire historique commune du PDCI et du RDR.  0

Coopérer et s’unifier ou périr, telle est l’alternative existentielle qui s’impose au PDCI et au RDR après leur séparation. Cette alternative, qui met en jeu leur avenir politique, les appelle à se ressourcer dans leur mémoire commune car la crise qui provoqua, à l’origine, la scission du PDCI-RDA, fut une crise de sa mémoire idéologique. Cette crise mémorielle, qui a nourri une tension centrifuge au sein de la coalition, oblige à réinvestir les fondamentaux idéologiques du PDCI-RDA historique légués par le Père de la Nation Ivoirienne, Félix Houphouët-Boigny.

Le nationalisme modernisateur d’obédience libérale du PDCI-RDA, l’Houphouëtisme du Père de la Nation Ivoirienne, traduisait en idéologie mobilisatrice et en utopie politique, les besoins et les espérances démocratiques d’une société multiethnique qui aspirait à l’unité, à la liberté, à l’égalité et à la modernisation économique. Les mots de paix, de tolérance, de fraternité, de dialogue, d’unité nationale, l’appel à une Nation ivoirienne de citoyens, la célébration du métissage, la xénophilie du PDCI-RDA historique originel formulaient les attentes profondes des forces sociales d’un pays multiplement enraciné et ouvert sur le monde.

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