Articles par balises :Instrumentalisation

Partis politiques et ONG : une salutaire séparation des tâches en démocratie.  0

Un chef de parti politique n’est pas un chef d’ONG caritative. Quand un chef de parti va à la rencontre des populations en agissant sur le terrain comme agirait un chef d’ONG caritative, il viole le principe démocratique de séparation des systèmes du corps politique. Il contrevient à la règle de la division des tâches entre les associations volontaires de la société civile et les institutions de la société politique. Il pèche contre l’éthique du régime qui garantit l’autonomie des individus et des collectivités contre les empiètements des pouvoirs politiques. Cette intrusion est clientéliste.

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Accord Bédié/Gbagbo contre la prétendue « ingérence de l’État dans les partis » : qu’en penser?  0

L’appel Bédié/Gbagbo au respect de l'intégrité des partis par l’État semble être  une imposture et un appel démagogique. L'ancrage communautariste et ethnonationaliste de leurs discours partisans accrédite cette hypothèse.

Les partis politiques en démocratie sont des traits d'union entre la société civile et l'Etat. Tout en étant séparés, ses trois systèmes de la société démocratique sont néanmoins coordonnés.

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L’activisme identitaire d’une minorité d’acteurs politiques baoulé en Côte d’Ivoire: un jeu dangereux et irresponsable.  0

"Nous demandons donc à tous nos frères Baoulés, de quelque région qu’ils proviennent de continuer d’être Baoulé et fier, et de continuer d’être solidaire autour de leur plus grand symbole, le garant de leur système de valeurs, leur Roi Baoulé". dit l’ex-Ministre de l’Education nationale Paul Akoto Yao qui conclut par ce propos archétypique de la revendication identitaire, une interview dans un quotidien en ligne ivoirien.

Quid de la nation? Quid de la citoyenneté ? Quid de la République ?

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Henri Konan Bédié: le géniteur de l’ethno-nationalisme en Côte d’Ivoire.  0

En une phrase lapidaire «  un Baoulé reste un Baoulé », Henri Konan Bédié  tente pour une énième fois, comme il en a l’art depuis 1990, de détricoter le processus de reconstruction de notre appartenance commune en Côte d’Ivoire, de briser symboliquement les ponts, de fissurer les routes et les voies de communications que le  processus de modernisation de notre société  essaie de rétablir entre les collectivités du territoire afin de rebâtir la Nation.

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Les Ivoiriens : des citoyens avant tout.  0

LES IVOIRIENS SONT, AVANT TOUT, DES CITOYENS PAR DELÀ LEURS IDENTITÉS ETHNIQUES RESPECTIVES. C'EST L’ŒUVRE CARDINALE ET LA MÉMOIRE DE L'HOUPHOUETISME.

Etre Ivoirien c’est être citoyen par delà une identité ethnique assumée dans la République. Tel fut le viatique politique légué par Félix Houphouët-Boigny à sa postérité.  Dans la République de Côte d'Ivoire, un Baoulé reste aussi, et surtout, un citoyen comme nous l'enseigna  Félix Houphouët-Boigny.

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Retour d’exil de 54 pro-Gbagbo : le processus de réconciliation sera-t-il boosté ?  0

Ambroise Tiétié

Journaliste professionnel

au Rassemblement.

54 pro-Gbagbo dont 6 anciens ministres ont mis un terme, jeudi 31 janvier 2019, à près de 8 ans d’exil au Ghana. Ils auraient été motivés, selon leur ‘’porte-parole’’, par l’amnistie accordée par le président Alassane Ouattara à Mme Simone Gbagbo et à plus de 800 prisonniers en lien avec la crise postélectorale et par la libération annoncée de l’ancien président Laurent Gbagbo. Pour autant, on peut s’interroger : ce retour boostera-t-il le processus de réconciliation ? Eléments de réponse.

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Zouan-Hounien : les conséquences meurtrières concrètes d’une instrumentalisation politique de l’ethnicité en Côte d’Ivoire.  0

Partout où l’on instrumentalise politiquement les identités ethniques dans la lutte pour le pouvoir au sein des États multiethniques, le sang finit toujours par couler à flot. L’histoire n’arrête pas de confirmer cette loi comme viennent de le démontrer, de manière prémonitoire, à une échelle réduite, les brutalités et les mutilations intercommunautaires de Zouan-Hounien.

Entre les affrontements inter-communautaires de Zouan-Hounien et le discours ethnonationaliste débridé tenu par  certains acteurs politiques ivoiriens durant ces derniers mois, je vois un rapport de cause à effet. Les violences, les brutalités,  les mutilations et les meurtres commis dans cette localité sont les conséquences concrètes de la remanence de ce discours mortifère mobilisé au niveau politique.

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Grd-Bassam ou l’instrumentalisation politique de l’ethnicité à des fins de pouvoir en Côte d’Ivoire.  0

Il ne faut pas oublier ce principe: dans les États de l’Afrique postcoloniale, la revendication identitaire vient plutôt des dirigeants et des idéologues que de la masse de la population. Cette revendication artificielle sert les intérêts particuliers des acteurs politiques qui instrumentalisent l'ethnicité dans la lutte pour le pouvoir.

La revendication identitaire justifie toujours des politiques nationalistes qui méprisent les intérêts sociaux de la masse de la population au lieu de les défendre.

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Le colonialisme ethnique de l’extrême droite identitaire ivoirienne.  1

En côte d’Ivoire, depuis les années 1990, l’ethnicité est mobilisée comme ressource par certains acteurs politiques dans la conquête du pouvoir d'Etat et des biens économiques. La structuration spécifique et le projet ultime de cette entreprise permettent, à juste titre, de la définir comme étant un  ethno-colonialisme.

Ce nationalisme ségrégationniste qui tient le discours de l’autochtonie, s’appuie sur les solidarités primordiales de nature tribale. Des catégories socio-professionnelles dominantes locales dissimulent leurs intérêts spécifiques sous l’idiome de l’ethnicité afin de capturer l’Etat au détriment de la nation démocratique et de l'ensemble des populations du territoire. Endossant de manière opportuniste le statut d’élites lignagères et mobilisant le discours du nationalisme identitaire autochtoniste, ces catégories dominantes tentent de s’approprier le pouvoir dans l’Etat postcolonial pour s’arroger l’exclusivité des ressources économiques.

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Côte d’Ivoire : le courant bédiéiste du PDCI conteste le programme politique et le projet sociétal houphouëtistes du RHDP.  0

Le discours d’Henri Konan Bédié devant la chefferie Akan le 23 septembre 2018 dernier est un discours d’opposition programmatique et sociétal au RHDP. Appelant à l’ethnie contre la nation, à la chefferie contre l’Etat national, il conteste  le programme politique et le projet sociétal houphouëtiste du gouvernement RHDP. Le programme politique de l’houphouëtisme,  rappelons-le, consiste à unifier la diversité des cultures ethniques de notre pays dans la citoyenneté, à allier ces cultures à la rationalité économique afin de bâtir un Etat national par la modernisation de notre société. Le PDCI-RDA fut crée en Avril 1946 par Félix Houphouët-Boigny pour servir cette fin ultime qui est la conception du bien public ivoirien.

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L’image troublée d’Henri Konan Bédié en Côte d’Ivoire.  0

Le discours d’Henri Konan Bédié le 23 septembre 2018 qui fera date dans les annales de l’Histoire de la Côte d’Ivoire, est un appel défensif à la communauté contre la nation, à la chefferie traditionnelle contre l’Etat, au modèle politique de la royauté contre le modèle politique de la démocratie. Que cette instrumentalisation politique de l'ethnicité aux conséquences gravissimes ait été, semble-t-il motivée, encore une fois de plus, comme dans les années 1990, par une problématique partisane et personnelle de capture du pouvoir qui fait fi de l'intérêt général de la nation et de la condition existentielle des Ivoiriens, ne rend que plus condamnable et plus détestable l'entreprise.

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La défiance de la chefferie Akan à l’égard d’Henri Konan Bédié.  0

« Que Bédié tienne bon. Nous attendons son mot d’ordre » titre un quotidien en ligne. Ce titre suggère une image montrant la chefferie Akan campée en ordre de bataille derrière Henri Konan Bédié pour engager la résistance de la communauté contre de prétendus spoliateurs politiques. Cette image est trompeuse. Elle est battue en brèche par les nuances de la réponse de la chefferie Akan à Henri Konan Bédié le dimanche 23 Septembre 2018. Un passage de cette réponse, qui rappelle la mémoire historique de la vie de Félix Houphouët-Boigny, souligne le traitement infamant que lui réservèrent de son vivant certains fils de ce pays. Ce passage suggère que la chefferie Akan adopte une distance critique envers Henri Konan Bédié, relativement  à certaines alliances politiques projetées par ce dernier.

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La présidentielle 2020 aux prises avec le factionnalisme en Côte d’Ivoire.

Tentatives multiformes de dés-appropriation du peuple, captation de la décision politique par des minorités actives, manipulation de l’opinion publique, confusion du discours politique, instrumentalisation politique des grandes et petites organisations, des syndicats et des mouvements associatifs, des ethnies et des confessions, privatisation des partis politiques par des oligarchies et des groupes d’intérêts particuliers, prédominance de l’arbitraire et du secret si contraires à la démocratie. La guerre irrationnelle de succession qui  fait rage en Côte d’Ivoire  depuis deux ans, est entrée dans sa phase la plus active.

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Côte d’Ivoire : l’instrumentalisation politique des obsèques de Jean Konan Banny est une abjection.

Assemblée Générale constitutive du parti unifié le 16 Juillet 2018 prochain; obsèques de Jean Konan Banny le 16 Juillet 2018.

Dans cette coïncidence de date qui est loin d’être fortuite, il y a eu manifestement, une volonté de nuire à un adversaire politique par des coups ouvertement portés, sans aucun scrupule, en dessous de la ceinture. C’est une abjection politique et morale. Le décès d’un honorable serviteur de la République semble ouvertement instrumentalisé par une fraction politique pour servir ses objectifs de pouvoir.

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L’urgence d’une révolution mentale dans l’opposition et certaines organisations associatives ivoiriennes.

Il importe de rappeler, aux partis politiques ivoiriens et aux organisations associatives de la société civile, leurs rôles institutionnels dans leurs périmètres respectifs d’action sous un régime de démocratie républicaine pluraliste. Il y va de leur destin dans le jeu démocratique ivoirien. A vouloir jouer les incendiaires pour retirer les marrons du feu, ils risquent de sceller, pour longtemps, leur discrédit social et politique respectif.

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