Articles par balises :Démocratie

La problématique du RHDP Parti unifié en Côte d’Ivoire : l’analyse biaisée de Jean-Baptiste Placca.  0

Marquée par son aspect personnalisé, l’analyse de Jean-Baptiste Placca, éditorialiste Afrique de RFI, publiée sur le site internet du Journal ce samedi 21 avril, biaise la problématique ivoirienne. Cette analyse, intitulée « Côte d’Ivoire : l’inéluctable rupture PDCI-RDA/RDR », est superficielle car elle occulte la dimension idéologique et programmatique de l’affrontement politique ivoirien. La rupture qui soulève des questions n’est pas la rupture entre le PDCI et le RDR. Ces deux partis demeurent, jusqu’à preuve du contraire, unis au gouvernement dans une coalition houphouëtienne d’obédience libérale. L'inéluctable rupture intra-partisane, qui met en péril la stabilité politique de la Côte d’Ivoire, est celle du PDCI-RDA déchiré entre une aile identitaire anti-républicaine et une aile démocratique et républicaine.

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Côte d’Ivoire: le parti unifié RHDP n’est pas remis en question.  0

Le RHDP Parti unifié n’est pas remis en question parce que ce bloc libéral, version ivoirienne du front républicain qui protège les démocraties contre le péril nationaliste et populiste, est à la fois, un impératif politique et un impératif économique en Côte d’Ivoire. Déchiré entre son aile démocratique et son aile nationaliste et populiste, comme l’atteste la déclaration surprenante d’un Henri Konan Bédié manifestement sous pression, le PDCI doit se déterminer comme partie prenante à part entière du RHDP, Parti unifié. Le propos du chef du PDCI ne remet pas en question la légitimité de cette formule politique en Côte d’Ivoire.

Depuis les expériences totalitaires du XXème siècle, le modèle du bloc libéral,  une variante du front républicain, a été éprouvé dans les démocraties pluralistes  comme étant l’un des dispositifs politiques les plus efficients, permettant de préserver la République contre le péril nationaliste. La nécessité politique du RHDP, Parti unifié, reste donc d’actualité en Côte d’Ivoire.

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Côte d’Ivoire : le PDCI doit choisir le Parti unifié RHDP.  0

Déchiré  entre son aile  démocratique et son aile  nationaliste et populiste, comme l’atteste la déclaration surprenante d’un Henri Konan Bédié manifestement sous pression,  le PDCI doit se déterminer comme partie prenante à part entière du RHDP, Parti unifié. Le propos du chef du PDCI ne remet pas en question la légitimité de cette formule politique en Côte d’Ivoire.

Depuis les expériences totalitaires du XXème siècle, le modèle du bloc libéral,  une variante du front républicain, a été éprouvé dans les démocraties pluralistes  comme étant l’un des dispositifs politiques les plus efficients, permettant de préserver la République contre le péril nationaliste. La nécessité politique du RHDP, Parti unifié, reste donc d’actualité en Côte d’Ivoire.

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Le RHDP Parti-unifié face à l’imposture démocratique en Côte d’Ivoire.  0

Selon l’opposition ivoirienne, la Côte d’Ivoire se serait transformée en un enfer sous le gouvernement RHDP depuis 2011. Le pays vivrait sous la férule d’une dictature néo-colonialiste qui l’aurait livré à la mondialisation et au néo-libéralisme. Identifiant la situation actuelle de la Côte d’Ivoire à celle d’un pays envahi par des forces étrangères, certains acteurs politiques dans l’opposition, et même au gouvernement, mobilisent la solution nationaliste. Ils ont réactivé, à cette fin, les thématiques de la lutte de libération nationale contre une invasion étrangère. Etouffé, selon eux, par une domination étrangère devenue intolérable, le pays serait en ébullition et au bord  de la révolte populaire.

La diffusion d’une image aussi calamiteuse du pays semble relever d’une tentative systématique de désinformation et d'intoxication psychologique des opinions publiques, un viol des masses par une propagande politique poursuivant un objectif déterminé dans la guerre de succession.

Cette manière de voir la Côte d’Ivoire recouvre-t-elle quelque vérité? Pour en évaluer l’objectivité, il faut s’en référer à la vision du monde et aux idéologies implicites  des acteurs politiques qui la défendent.

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Reconstruction des infrastructures en Côte d’Ivoire et réconciliation nationale : quelle relation?  0

En Afrique et partout dans le monde, les séparatismes, les sécessions, les divisions sociales et les guerres civiles proviennent de la déficience de l’intégration nationale du territoire. Ils naissent de l’exclusion de populations entières par des Etats qui, bien souvent, comme en Côte d’Ivoire dans les années 1995 jusqu’en 2010, constitutionalisent cette ségrégation. Ces problèmes surgissent de ce que l’État central abandonne et déserte des pans du territoire laissant les populations dans la déréliction et dans une précarité des conditions d’existence. Cet abandon se constate par la faiblesse de la redistribution en termes d’infrastructures et d’équipements publics.

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Présidentielle 2020: le synopsis critique des forces politiques en présence en Côte d’Ivoire.  1

En Côte d’Ivoire, deux forces politiques aux profils marqués et spécifiques se dégagent de la dynamique des affrontements résultant de la guerre de succession et de la précocité de la campagne électorale qui s’en est suivie.

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Côte d’Ivoire : le gouvernement ivoirien est-il néolibéral ?  0

Peut-on soutenir,  sans déformer la réalité ivoirienne qui me semble bien plus complexe, que le gouvernement ivoirien  a fait le choix du néo-libéralisme débridé  comme l’insinue le sociologue ivoirien Francis Akindès ? Peut-on soutenir qu’en Côte d’Ivoire prévalent le retrait de l’Etat et la régulation exclusive de la main invisible du marché ? Le gouvernement Ivoirien s’en est-il remis au marché pour résoudre les problématiques politiques en Côte d’Ivoire? Peut-on dire que la régulation politique est oubliée au profit de la régulation économique ? Peut-on accuser  le gouvernement ivoirien  de faire l’impasse sur la politique, alors même qu’il se soucie de citoyenneté et de représentation parlementaire de la diversité sociale en Côte d’Ivoire, et qu’il met en œuvre des réformes pour  améliorer l’efficience de la régulation politique de la cité ?  

Sur ce registre le peuple ivoirien, en sa majorité, me semble avoir une lecture bien plus juste que les spécialistes. Les évènements de la semaine écoulée délivrent, de ce point de vue,  une leçon dont il faut tenir compte dans les analyses de la problématique ivoirienne de la redistribution et de la justice sociale.

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La défiance du peuple face à la plate-forme de l’opposition en Côte d’Ivoire.  0

L’échec de la  manifestation de la plate-forme de l’opposition  contre le Sénat, et contre la CEI, n’a pas été causé par l’intervention des forces de l’ordre. Les revendications et les contestations engagées par  la plateforme de l’opposition ne mobilisent pas la majorité des Ivoiriens. Elles ne semblent mobiliser que le carré de leurs militants. Le caractère clairsemé des rangs des manifestants du mouvement de contestation de la CEI et du Sénat en est l’attestation contextuelle.

Certes, l’intervention répressive des forces de l’ordre doit être dénoncée car elle heurte le principe démocratique de la liberté de manifester. Le gouvernement ivoirien doit s’interdire de transiger avec les principes de la démocratie qui fondent sa légitimité. La molestation d’un journaliste par les forces de l’ordre est éminemment condamnable. Néanmoins, cette dénonciation ne doit pas servir à cacher l’échec politiquement significatif de la manifestation du groupe  EDS de Armand Ouégnin.

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Utilité du Sénat : la comparaison Sénégal-Côte d’Ivoire est fallacieuse.  0

La comparaison entre la Côte d’Ivoire au Sénégal faite par les contempteurs ivoiriens du Sénat pour alléguer l'inutilité de cette institution en notre pays est indue et rationnellement injustifiée. Cette comparaison est illégitime et viciée  pour deux raisons fondamentales.

Premièrement le tissu sociologique ivoirien est différent de celui du Sénégal. Le tissu sociologique ivoirien est très hétérogène et très diversifié ethniquement et confessionnellement. Le tissu sénégalais est, au contraire, relativement plus homogène de ce double point de vue.

Deuxièmement (et ce point est essentiel), au Sénégal un consensus national sur le régime de démocratie républicaine rassemble les élites modernes et les élites traditionnelles, les dirigeants des confessions et les populations. En Côte d'Ivoire existe au contraire un dissensus fondamental des élites sur le régime. La République et le régime de démocratie libérale sont contestés par une grande partie des élites modernes parmi  lesquelles se fait remarquer l'intelligentsia universitaire au plus haut niveau qui en appelle à la nationalité contre la citoyenneté et à une conception communautaire antilibérale de l'Etat.

Ces spécificités sociologiques et politiques introduisent une différence qualitative entre le Sénégal et la Côte d'Ivoire.

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Côte d’Ivoire : Front Populaire Ivoirien versus Front National français : la logique antidémocratique du front.  0

Le Front Populaire Ivoirien est, comme le Front National français, un front de guerre. En politique, la dénomination partisane de front renvoie à une définition du combat politique comme combat de type militaire. Elle signifie un positionnement et une ligne d’affrontement contre des ennemis à anéantir, et non pas contre des adversaires-partenaires avec lesquels négocier et passer des compromis.

 Le Front National français est récemment sorti du front, autrement dit de l’opposition frontale qui récuse les compromis, parce qu’il aspire à s’inscrire dans la République et exercer le pouvoir d’Etat. Il a compris le message des Français qui lui fut délivré de manière cinglante au 2ème tour de la présidentielle. Il envisage d’entrer dans le rassemblement, afin de pouvoir s’adresser à tous les Français sans exclusion. On peut néanmoins en douter en raison de sa conception racialiste de la nation et de son refus de l’altérité.

Le Front Populaire Ivoirien est, quant à lui, resté au front où tente de l’y rejoindre la faction identitaire du PDCI, qui tient le langage de l’enrôlement militaire. Cette faction parle d’hommes à disposition et de moyens en sa possession pour prendre le pouvoir.

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Côte d’Ivoire : le rôle de la société civile face à l’échiquier politique ivoirien.  0

La configuration de l’échiquier politique ivoirien est singulière. Cette singularité inquiétante appelle un engagement citoyen en vue de préserver les acquis démocratique et la stabilité politique de notre pays. En quoi consiste cette singularité de notre échiquier ?

La coalition RHDP au pouvoir est démocratique et républicaine. Sa gouvernance le prouve. L’opposition est, quant à elle, majoritairement constituée par des formations anti-démocratiques et anti-républicaines qui se réclament du nationalisme défensif et du national populisme. Les formations démocratiques et républicaines de cette opposition peinent à se définir idéologiquement et à représenter une base sociale clairement identifiée.

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Les raisons secrètes de la bronca anti-Sénat en Côte d’Ivoire.  0

En Côte d’Ivoire, la démocratie se construit dans un paysage politique marqué par l’activisme des courants ethno-nationalistes et nationaux-populistes. Il est important de situer la problématique du nouveau Sénat dans ce contexte pour saisir pleinement les enjeux et comprendre les raisons profondes de sa récusation par certaines factions politiques. J’essaie, en cette contribution, d’indiquer quelques voies d’approches logiques permettant d’éclairer l’énigme et le paradoxe  de cette contestation. La logique politique ne voudrait-elle pas que les groupes politiques, qui en appellent à la défense des identités et des collectivités territoriales, approuvent avec enthousiasme le projet d’installation d’une seconde chambre parlementaire, dédiée à la représentation et à la prise en charge des intérêts spécifiques de ces catégories?

Il se trouve justement que ce sont les nationaux-populistes du FPI, leurs divers satellites civils et médiatiques ainsi que les factions ivoiritaires du PDCI, autrement dit la mouvance identitaire ivoirienne, qui récusent le nouveau Sénat ivoirien.

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Reconstruire le civisme républicain et la fraternité démocratique en Côte d’Ivoire.  0

Nous devons reconstruire, contre les anti-valeurs du communautarisme défensif et du national-populisme, le civisme républicain et la fraternité démocratique, en Côte d’Ivoire. Dans les fissures causées en notre cité par la manipulation de la Loi fondamentale dans les années 1995, nous avons perdu le sentiment de commune appartenance qui nous réunit, dans la conscience de la fraternité et de la similitude, par-delà nos différences.

 Ce bien plus que précieux, qu’avait patiemment bâti Félix Houphouët-Boigny  le Père de la Nation au fil des décennies, et que la postérité avait vocation à consolider dans la démocratie multi-partisane, fut brisé par le communautarisme défensif et le national-populisme au milieu des années 1990. Dès cette époque de l’histoire de notre pays, ces deux modèles constituèrent, de manière informelle,  un axe politique  en vue de confisquer le pouvoir d’État pour reconfigurer notre société selon le modèle de l’homogénéité communautaire. Nous avons été intérieurement divisés par ces modèles politiques qui étaient aux antipodes  du modèle Houphouëtiste de la société et de la nation.

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Côte d’Ivoire : l’alliance politique Henri Konan Bédié/Alassane Ouattara, schème historique de l’houphouëtisme.  2

L’alliance politique Henri Konan Bédié/Alassane Ouattara est le schème historique de l’houphouëtisme en Côte d’Ivoire. Elle incarne temporellement l’alliance normative de la culture et de la rationalité. L’on pourrait considérer que le RHDP en fut la formalisation institutionnelle à un moment où la crise de la nation provoquée par le divorce de l’ethnicité et de la rationalité économique moderne imposait l’urgence de reconstruire l’alliance de ces deux polarités pour éviter le naufrage de la Côte d’Ivoire.

Comme je l’ai souvent souligné ces jours-ci pour faire ressortir le chiffre secret de l’houphouétisme, la philosophie politique du Père de la nation fut structurée par l’alliance des cultures et de la rationalité moderne. Elle fut modulée par les deux philosophèmes de l’Un et du Multiple qui permirent de rassembler  dans la forme démocratique de la Nation, la diversité des cultures et l’unité de gestion et d’administration de la Cité.

A la différence des nationalismes identitaires et des nationalismes révolutionnaires qui se perdirent dans les stériles déclamations de l’autochtonie et dans les catastrophiques imprécations révolutionnaires, le nationalisme ivoirien fut un nationalisme libéral et modernisateur.

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Côte d’Ivoire : le PDCI peut-il « aller prendre le pouvoir avec qui acceptera de venir à lui » ?  0

Le PDCI « ira prendre le pouvoir avec qui acceptera de venir à lui ", dit Charles Konan Banny, l’une des figures emblématique du courant identitaire du parti. D’un point de vue purement démocratique, ce propos est-il politiquement rationnel ?

Pour interpeller de manière critique la pertinence de ce propos, il importe, tout d’abord, de préciser qu’en démocratie le pouvoir du peuple est inappropriable. De même que tous les partis politiques ivoiriens, le PDCI ne pourra pas « aller prendre » le pouvoir parce que la Côte d’Ivoire est une démocratie. Le pouvoir du peuple est inaliénable. Il n’est la propriété de personne.

 Ce point étant précisé, il faut en convenir, le choix de ses alliés dans la compétition électorale, en vue de sa sélection par le peuple à travers le vote majoritaire, est une prérogative inaliénable du PDCI. Le PDCI  peut donc bel et bien  s’allier « avec qui acceptera  venir à lui». Néanmoins, n’étant pas propriétaire du pouvoir démocratique ivoirien, il ne peut pas « aller prendre le pouvoir « avec qui acceptera de venir à lui ». Charles Konan Banny aurait donc dû dire que « Le PDCI s’alliera avec qui acceptera de venir à lui  pour solliciter le vote majoritaire des Ivoiriens».

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