Articles par balises :Unité

RÉUNIR, NON PAR LE BAS, MAIS PAR LE HAUT  0

DIBI Kouadio Augustin

Professeur titulaire de philosophie,

Université Félix HOUPHOUËT BOIGNY de Cocody

 

La nature sait nous parler sans aucun discours, sans aucun mot, sans aucun son. Elle nous invite simplement à apprendre à tourner nos sens vers l'intérieur pour l'entendre. Qui a pu suivre la Cérémonie de Présentation des Vœux du Nouvel An, le Lundi 6 Janvier 2020, au Palais Présidentiel, a dû lire, dans toutes les paroles prononcées, l'expression d'un désir profond : celui de consolider les acquis.

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Le RHDP : UN AGENT DE MODERNISATION ET DE DÉVELOPPEMENT EN CÔTE D’IVOIRE. (1ère partie).  0

La conquête de l'indépendance réelle comme processus de modernisation dans les États postcoloniaux africains.

La problématique de la conquête de l'Indépendance réelle dans les États multi-ethniques post-coloniaux d'Afrique, après la conquête de l'indépendance politique, ne fut rien d'autre qu'une problématique de transformation des structures et des rapports de production, des formes sociales et politiques qu'induisent ces structures et ces rapports.

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Editorial. Présidentielle 2020 : le RHDP face au défi de l’unité.  0

Le RHDP est à la croisée des chemins face à une opposition désunie et divisée par le choc des égocentrismes et par le conflit irréconciliable des intérêts particuliers d’appareils motivés par l’idolâtrie du pouvoir. Le RHDP qui a consolidé par décantation sa définition  comme front républicain, depuis la dissidence opportuniste d’Henri Konan Bédié et de Soro Guillaume, en est le contraire radical. Cette plate-forme désunie rêve naturellement de la désunion de son adversaire. Elle  entend  faire du RHDP  son alter ego afin de rétablir à son avantage les rapports de force dans la compétition électorale.

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Éditorial. L’unité de la diversité ethnique et confessionnelle, identité culturelle de la Côte d’Ivoire.  0

L'identité culturelle de la Côte d'Ivoire est la diversité d'une société multi-ethnique moderne ouverte à l'Altérité, aux échanges et aux changements.

L'identité culturelle de la Côte d'Ivoire n'est pas une identité communautaire constituée par les coutumes ineffables d'une ethnie autochtone protégeant son âme contre le changement et l'Altérité.

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Le RHDP un beau cadeau de l’amitié du destin en souvenir d’un bâtisseur.  0

DIBI Kouadio Augustin

Professeur Titulaire de Philosophie

Université Félix HOUPHOUËT BOIGNY

(Texte de présentation de l’ouvrage « Le RHDP un beau cadeau de l’amitié du destin en souvenir d’un bâtisseur »  lors de sa dédicace à l’Hôtel du district autonome d’Abidjan le jeudi 31 Octobre 2019.)

"Pour habiter un lieu, il faut d'abord le fonder", ainsi s'exprimait le grand historien et anthropologue des religions Mircea Eliade. Qu'est-ce que fonder ici, pour moi, sinon, afin de m'asseoir, lancer la parole en avant et m'acquitter d'un devoir de courtoisie ? Comment ne pas remercier Monsieur le Ministre-Gouverneur de nous ouvrir les portes de cette Maison, figure symbolique de la République, pour accueillir cette rencontre ? Accueillir est la manière que l'homme a de dilater son cœur afin d'être une demeure pour autrui, de nourrir de son jeûne la faim de l'autre. Acceptez, Monsieur le Gouverneur, que ce remerciement soit  redoublé ! Le choix de cette salle, tout à fait destinale, ne révèle-t-il pas en effet que  vous avez appris à tourner  vos  sens vers l'intérieur pour, dans le silence, entre OMBRE  et LUMIERE, aller aux  voyelles mystérieuses qui donnent vie aux consonnes ?

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Démonstration de force partisane et majorité électorale: quel rapport?  0

L'efficience électorale d'une démonstration de force partisane dans une démocratie pluraliste est toujours déterminée par celle du programme politique qui anime cette mobilisation.

LE QUANTUM DES MILITANTS et DES APPAREILS dans un axe ethno-populiste caractérisé par des discours et des pratiques de division sociale et de désintégration nationale EST TOUJOURS MATHÉMATIQUEMENT MINORITAIRE.

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LE RHDP n’est pas un RDR bis. (1ère partie)  0

Le RHDP n'est pas une nouvelle dénomination du RDR. Le RHDP n’est pas un « RDR bis », comme le font croire les adversaires politiques de la coalition au pouvoir en Côte d'Ivoire dans un réductionnisme étrange qui trahit à la fois un prisme identitaire et un dépit né d’une incapacité à construire une plate forme transpartisane démocratique de construction nationale.

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La réconciliation nationale : le travail de la démocratie.  0

En Côte d’Ivoire, la thématique de réconciliation nationale a été dévoyée et instrumentalisée. Certains acteurs politiques s’en servent pour justifier et négocier, dans une logique corporatiste, leur prétention patrimonialiste à l’exercice du pouvoir d’Etat.

Tour à tour, ces acteurs qui tiennent pourtant le discours clivant et désintégrant du nationalisme ethnique s’autoproclament réconciliateurs nationaux et revendiquent, à ce titre, le pouvoir d’Etat tout en récusant le programme d’intégration nationale qui permet d’inclure la diversité sociale et de construire l’unité politique du pays.

La guerre civile fut la conséquence d’un programme d’exclusion sociale et de désintégration nationale qui contredisait la logique démocratique de réconciliation de la pluralité sociale qui structure le vivre-ensemble.

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Les chefs du PDCI, du FPI et du RACI sont-ils capables d’incarner une alternative politique dans la démocratie ivoirienne ?

Dans une démocratie pluraliste, l’opposition doit être constructive. Elle est l’arc-boutant du gouvernement dans l’architectonique du régime de la souveraineté du peuple. Au programme du gouvernement, elle doit opposer un programme inclusif alternatif et concurrentiel d’intégration nationale.

La problématique de l’affrontement politique, dans toutes les démocraties pluralistes du monde, est de résoudre par des offres partisanes idoines les questions d’unité nationale, d’articulation entre la liberté et l'égalité, de production et de redistribution de la richesse nationale, de justice et de solidarité sociales

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Alassane Ouattara et Henri Konan Bédié sont-ils réconciliables ?

La problématique de la réconciliation Alassane Ouattara/ Henri Konan Bédié n'est pas personnelle. Elle est politique et a trait à la conciliation de visions manifestement antinomiques.

La réconciliation de ces deux visions dépend d’un acte de liberté interne qui modifie un choix comme je le montre dans la dernière partie de cette contribution. Elle doit être scellée dans l’alliance normative volontariste de l’identité ethnique et de la rationalité économique qui définit l’houphouëtisme et représente le fondement du consensus politique ivoirien. Cette alliance est une valeur. Elle est le creuset de l’unité politique de notre pays.

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EN MARCHE AVEC LE RHDP VERS « LA PATRIE DE LA VRAIE FRATERNITE »

DIBI Kouadio Augustin

Professeur titulaire de Philosophie

Université Félix Houphouët Boigny de Cocody

A travers les aspects du ciel et de la terre, nous comprenons qu'il va pleuvoir ou qu'il va faire chaud. C'est que, dans le fond, rien ne se pose pour se déployer pleinement à l'extérieur qui ne se soit laissé présupposer par des signes annonciateurs. Depuis le Premier Congrès Ordinaire du RHDP, le cours des choses ne nous invite-t-il pas à comprendre que dans l'aventure historique de la Côte d'Ivoire, est apparue une étape nécessaire et incontournable en laquelle se tisse un nouvel avenir?

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La dimension cognitive du programme d’intégration nationale en Côte d’Ivoire.

Un programme d’intégration nationale  comporte nécessairement deux dimensions : une dimension  technique et une dimension cognitive. La nation est « l’association d’une organisation économique et d’une conscience d’identité culturelle » souligne Alain  Touraine. Elle ne se réduit pas à un réseau d’activités et d’échanges économiques.

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Pour une rétrospection critique : ce qu’était le PDCI-RDA de Félix Houphouët-Boigny.

Qu'était le PDCI-RDA de Félix Houphouët-Boigny? En quoi consistait son programme politique majeur?

Le PDCI-RDA fut originellement un parti de rassemblement démocratique soucieux de construire l'unité politique du pays, de donner par la modernisation économique et par le développement endogène, du contenu à la liberté et à l’égalité des peuples du territoire national.

La Côte d’Ivoire étant, par son histoire, une société culturellement hétérogène, l’œuvre d’intégration nationale, d'inclusion sociale et de modernisation fut l’axe directeur du programme politique et de la politique économique du PDCI-RDA de Félix Houphouët-Boigny.

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LE PDCI-RDA COMME UNE MONTRE CASSĒE

DIBI Kouadio Augustin

Professeur titulaire de Philosophie

Université Félix Houphouët Boigny de Cocody

LE PDCI-RDA COMME UNE MONTRE CASSĒE

Dans une de ses œuvres théâtrales, Gabriel Marcel écrivait : « Tu n'as pas l'impression que  nous vivons, si cela peut s'appeler vivre, dans un monde cassé? Oui, cassé comme une montre cassée. Le ressort ne fonctionne plus. En apparence, il n'y a rien de changé. Tout est bien en place. Mais, si on la porte à son oreille, on n'entend plus rien ». Tout  ne donne-t-il pas l'impression que le cœur du PDCI a cessé de battre, que ce qui, des décennies durant, lui assura sa vitalité et son animation réflexive, a perdu de sa flamme et s'est en chemin obscurci ? Certes, cette formation politique existe, si l'on s'en tient à ses gestes au dehors, à ses déclarations quotidiennes et au défilé incessant de ses communiqués à l'endroit de ses militants ! Mais, au-dedans de lui-même, le ressort n'est-il pas manifestement déréglé?

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L’échec de l’intelligentsia africaine face à la problématique d’intégration nationale dans les États post-coloniaux.

Les appels de Bob Marley et de Myriam Makeba à l’unité nationale et transnationale des peuples africains sont, jusqu’en ce premier quart du 21ème siècle, restés quasiment lettre morte.

Toujours divisés à l’intérieur des Etats et maintenant menacés par les séparatismes ethniques et confessionnels, les États de l’Afrique postcoloniale peine à réaliser leur intégration nationale et leur unité transnationale, régionale et continentale.  

Ils  sont  marqués par l’incapacité de leur intelligentsia à formuler et à résoudre la problématique vitale d’unité politique de la diversité des appartenances ethniques et confessionnelle. Le sentiment d’appartenance nationale entre les identités culturelles diversifiées des territoires  est battu en brèche par le sentiment d’appartenance communautaire et par le rejet subséquent de l’altérité. Le panafricanisme est démenti par le repli identitaire et la xénophobie.

Armée du verbalisme antidémocratique de la révolution prolétarienne et des déclamations creuses de l’anticolonialisme de salon et de l’antilibéralisme, une grande partie de l’intelligentsia des États postcoloniaux officie en qualité d’intellectuelle organique au service des despotismes ou s’engage dans une opposition inefficiente porteuse de domination. Inspirée bien souvent  par le modèle marxiste et maoïste elle installe des dictatures liberticides et anime des oppositions anti-démocratiques.

Depuis les années 1990, dans l’ère de la démocratie pluraliste, elle opère en qualité d’architecte des intégrismes confessionnels et du mythe ethno-nationaliste. Obsédée par le culte du terroir, de l’autochtonie et du village, elle  installe des États communautaires ségrégationnistes, manie avec dextérité le charabia étrange de l’anticolonialisme oppresseur et du panafricanisme xénophobe.

Les Etats africains peinent donc à réaliser leur intégration nationale et leur unité politique régionale et continentale.

Le modèle politique d’État-nation qui permet d’opérer la combinaison de l’unité de gestion et de la diversité des appartenances est supplanté par un modèle concurrent d’unité politique. Une partie l’intelligentsia africaine rejette le modèle de l’Etat-nation démocratique pluraliste au profit du modèle de la communauté villageoise ethiquement homogène et de l'Etat communautaire parce que ces derniers favorisent l’instrumentalisation politique de l’ethnicité dans la lutte pour le pouvoir.

Dans les États centralisés ce modèle d’homogénéité  communautaire qui combat l’État-nation moderne a enfanté des dictatures tribales et lignagères. Dans les États fédéraux il a engendré des fédéralismes ethniques et confessionnels sans unité politique réelle. Ces modèles véhiculent nécessairement des politiques d’exclusion, génèrent la désintégration nationale et le sous-développement.

L’enjeu politique de la démocratie africaine est aujourd’hui de substituer au modèle politique d’unité communautaire qui sépare et divise, le modèle politique d’unité nationale qui réunit et rassemble. Le projet de construction nationale devrait, à cet effet animer le programme des majorités démocratiques et son exécution devrait être le critère de leur légitimité politique.