Articles par balises :Libéralisme

Côte d’Ivoire : échec du pseudo-socialiste Laurent Gbagbo. Voici pourquoi.  0

Chavez comme Gbagbo ?

Au moment où les effets délétères de la crise post-électorale ivoirienne, ouverte par le refus de Laurent Gbagbo d’accepter sa défaite, continuent d’empoisonner le climat social et politique en Côte d’Ivoire, la réélection d’un président socialiste au Venezuela, Hugo Chavez, au terme d’une élection présidentielle transparente à participation populaire massive comme en Côte d’Ivoire en 2010, nous interpelle. Toutes proportions gardées et en n’occultant pas les différences qui distinguent les deux pays, quelques parallèles et similitudes entre la Côte d’Ivoire et le Venezuela offrent l’occasion d’une brève analyse comparative et d’une réflexion critique qui peuvent éclairer.

Au Venezuela, comme en Côte d’Ivoire, le pourcentage de la participation populaire aux élections présidentielles, transparentes dans les deux cas, excéda les 80%. En Côte d’Ivoire comme au Venezuela l’élection présidentielle a opposé un président socialiste classé sous l’obédience socialiste, à un challenger libéral. Laurent Ggagbo se dit socialiste ; tout comme Hugo Chavez. Alassane Ouattara est libéral. Henrique Capriles de même. Au Venezuela Chavez a été élu en 1998 puis réélu en 2000 et 2006, en toute légitimité, pour poursuivre son projet socialiste fondé dans la révolution bolivarienne et sur son anti-capitalisme et son anti-impérialisme. En Côte d’Ivoire Gbagbo a été élu en 2000 sous une étiquette socialiste et un anticolonialisme panafricaniste brouillé cependant par un ethno-nationalisme xénophobe.

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Côte d’Ivoire : Partis politiques ivoiriens, présentez-nous vos cartes d’identité.  0

Citoyens ivoiriens, nous sommes plus que jamais appelés au devoir de vigilance. Nous devons exiger de notre classe politique les identifications partisanes et les clarifications idéologiques requises par le jeu politique démocratique. En démocratie, il est du devoir du citoyen de veiller sur la chose publique et de se sentir responsable de son gouvernement. Cette vigilance critique citoyenne est plus que nécessaire pour sauvegarder la paix sociale et la stabilité politique en notre pays.  Phénomène inédit, jamais vue dans aucune démocratie du monde, la campagne électorale pour la Présidentielle 2020 est officieusement déjà lancée, à trois années d’écart de la date officielle. Inaugurée par une guerre absurde de succession, la précocité du phénomène signifie que les passions sont exacerbées, que la désinformation risque de se substituer à l’information, et que sur le long terme, le viol des foules par la propagande politique tentera de circonvenir les électorats ivoiriens. La vigilance critique individuelle et collective est donc de mise.

Il importe de contribuer à la formation d’une opinion publique responsable qui puisse préserver la déclaration de la volonté générale et qui puisse la protéger contre toute tentative de déformation et de capture factionnelle. Cette vigilance critique nous permettra d’éviter une réédition de la catastrophe de la présidentielle de l’an 2000 dont 2010 ne fut que la conséquence logique.

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Le tribalisme d’Etat en Afrique Noire, version communautaire du système des dépouilles républicaines.  0

Le dévoiement de la démocratie républicaine en démocratie communautaire conduit nécessairement au népotisme et au tribalisme d’Etat. Ces deux fléaux sont les  formes sous lesquelles se traduisent les dépouilles,  autrement dit le partage politique des ministères régaliens et des postes de la haute administration,  dans les démocraties à représentativité communautaire. « Le système des dépouilles (spoils system) est un principe selon lequel un nouveau gouvernement devant pouvoir compter sur la loyauté partisane des fonctionnaires substitue  ceux qui sont en place par des fidèles. » 

En démocratie républicaine le parti qui conquiert la majorité électorale durant une présidentielle gouverne pour réaliser son programme politique et économique. Il lui faut, à cette fin, confier les ministères régaliens et les postes stratégiques de la haute administration aux membres loyaux et technocratiquement compétents du parti. C’est la tradition des dépouilles républicaines.

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Côte d’Ivoire : comment reconstruire la représentativité sociale de nos partis politiques pour en finir avec le tribalisme ?  0

Comme je l’ai souligné dans une contribution précédente, le PDCI-RDA, qui regroupa l’ensemble de partis politiques ivoirien sous le régime de parti unique, fut un parti de planteurs, de cheminots, de fonctionnaires, d’instituteurs, de travailleurs du secteur privé, de commerçants, d’entrepreneurs, d’ouvriers, de dockers et j’en passe. Les syndicats qui s’affilèrent au PDCI-RDA représentèrent les intérêts de corporations professionnelles. La représentativité du PDCI-RDA était donc sociale. Elle n’était pas communautaire et ethnique.

 Lors de l’instauration du multipartisme dans les années 1980 les nouveaux partis politiques ivoiriens naissant de la matrice commune du PDCI-RDA auraient dû se restructurer sur cette base sociale du parti-unique. A partir de leur conscience de classe encore vivante, les diverses catégories sociales ivoiriennes auraient pu se rassembler dans de nouveaux  partis politiques incarnant les différentes obédiences idéologiques de la droite libérale et de la gauche socialiste représentant et défendant des intérêts sociaux catégoriels divergents

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Côte d’Ivoire. Le RDR, allié naturel et idéologique du PDCI.  0

En démocratie libérale pluraliste, les coalitions et les alliances électorales entre partis politiques  se concluent sur la base de la concordance idéologique des obédiences partisanes, de la similitude et de la complémentarité de leurs programmes politiques et de leurs projets sociétaux. Elles ne doivent pas être opportunistes. Des partis idéologiquement opposés sur les fondamentaux de la République et de la Démocratie ne sauraient conclure des alliances et des coalitions pour constituer des majorités de gouvernement, étant donné que leurs programmes politiques et économiques et que leurs projets sociétaux sont antinomiques. Un parti de la droite républicaine libérale et citoyenne ne saurait conclure une alliance électorale avec un parti d’extrême droite nationalitaire et xénophobe ni a fortiori avec un parti de la gauche anti- libérale extrémiste et populiste.

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Laurent Gbagbo est-il de gauche ?  0

Les réseaux d’une certaine gauche française, appartenant à la mouvance de l’anticolonialisme tiers-mondiste, répondent par l’affirmative à cette question. Cette réponse est pour le moins étrange car les thématiques et la gouvernance du FPI de Laurent Gbagbo incitent plutôt à répondre à cette question par la négative. Ce brevet de gauchisme attribué à Laurent Gbagbo par ces réseaux ne peut donc que soulever l’étonnement.

Laurent Gbagbo est-il véritablement socialiste et anticolonialiste ? A-t-il défendu en Côte d’Ivoire les valeurs du socialisme ? S’est-il politiquement battu pour l’égalité de tous les Ivoiriens ? A-t-il représenté et défendu les intérêts des catégories sociales les plus fragiles de la société ivoirienne? A-t-il défendu les valeurs de la République et de la démocratie pluraliste ? Tel est, en effet, le logiciel du socialisme en tant qu’idéologie politique de la gauche républicaine.

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A quand le renouvellement politique africain ?  0

La problématique du renouvellement du paysage politique des démocraties occidentales est une problématique d’historicité. Elle a trait  à la capacité d’une société d'engager  les changements structurels requis par sa situation historique et par les transformations de son environnement. Elle a trait à l’aptitude de ses élites à élaborer de nouvelles valeurs et à inventer de nouveaux projets sociétaux qui permettent à la collectivité d’exister dans son temps. Elle porte sur la disposition de ses acteurs politiques à remettre en question l’ordre établi et les statuts acquis, à engager, de manière volontariste, les modifications institutionnelles nécessaires qui permettent de rompre avec les logiques du passé, d’initier un nouveau commencement politique dans un sens progressiste.

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L’équivoque Jean-Luc Mélenchon.  0

Le changement social s'effectue toujours à travers deux voies: la démocratie ou la révolution à l'intérieur desquelles se trouve le choix de la réforme ou de la réaction. C'est une loi de la sociologie politique. On est ou démocrate, ou révolutionnaire, soit réformiste,  soit réactionnaire. Entre ces voies obligées du changement social, quelle est celle du "populisme progressiste" de Jean-Luc Mélenchon?

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Réponse à Monsieur Frédéric Saint Clair : le « Trump bashing » est justifié.

thumb_1895Monsieur Frédéric Saint Clair

Dans votre plaidoyer pro-Trump, vous disculpez l’intéressé de toute intention de violer les fondamentaux de la politique démocratique instituée en Occident depuis une tradition qui remonte à Montesquieu. Vous montrez que Donald Trump est « un libéral, brutal et parfois grossier, mais un libéral », qui n’aspire nullement à installer une dictature aux États-Unis parce qu’il révoque, en tant que libéral, l’autorité politique et la puissance étatique. Vous montrez par la suite que son protectionnisme est une opportunité pour les Européens et notamment pour les Français qui devraient, selon vous, voter Donald Trump. Comme vous le dites, « Trump, par sa politique (national-protectionniste, c’est nous qui soulignons) laisse un vide, une opportunité aux nations européennes de rattraper leur retard, c'est-à-dire de recentrer leur positionnement sur l'échiquier international » afin d’influencer le droit des organisations internationales.

Ainsi la politique de Trump serait avantageuse pour les intérêts géostratégiques, politiques et économiques des Européens. En relativisant la brutalité du discours identitaire de Trump, en mettant l’accent sur les opportunités stratégiques qu’ouvre son national-protectionnisme, relativement aux intérêts des nations et des Etats européens, vous avez sûrement raison. Mais avez-vous raison quand vous relativisez la gravité de ses déclarations identitaires, relativement aux intérêts de la démocratie qui est devenue un modèle politique normatif dans le monde?

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Que faire au RHDP pour investir victorieusement l’espace démocratique ivoirien ?

thumb_1709Au RHDP, l’appréciation objective des causes politiques de la crise qui secoua la Côte d’Ivoire de 2000 à 2011, pose le problème de la restauration de la mémoire du parti. La crise qui provoqua, à l’origine, la scission du PDCI-RDA, fut une crise de sa mémoire idéologique. Cette crise mémorielle, qui entretient encore une forme de tension centrifuge au sein du parti, oblige à réinvestir les fondamentaux idéologiques du PDCI-RDA historique légué par le Père de la Nation Ivoirienne Félix Houphouët-Boigny.

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En Côte d’Ivoire, la déficience des idéologies partisanes doit être réparée pour conforter la démocratie.

thumb_1703En Côte d’ivoire, la crise politique des années 2000 à 2011 fut, entre d’autres conditions déterminantes, la conséquence d’une éclipse de la raison publique et d’une confusion politique toutes deux provoquées par la vacance des idéologies partisanes. Il est donc nécessaire de prendre la pleine mesure de cette déficience idéologique afin d’y remédier pour pouvoir maintenir, dans la bonne direction,  la barre du navire de la démocratie ivoirienne. Commençons donc par définir ce qu’est une idéologie politique en démocratie.

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En Afrique, la revendication identitaire en matière de démocratie est un discours idéologique de classe.

democratiepar3L’argument défensif, communément avancé, pour expliquer la récurrence des crises politiques africaines est la suivante : La démocratie constitutionnelle électorale moderne serait incompatible avec les réalités sociologiques des Etats africains. Il conviendrait donc de remplacer ce modèle, dit importé, par une démocratie endogène, autrement dit par les démocraties des sociétés holistes du passé africain. Cet argument est-il recevable ? Quel est en effet le principe cardinal de la démocratie constitutionnelle électorale moderne ?

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L’élection au suffrage universel des despotes africains est-elle un progrès de la démocratie? 1ère Partie.

En Afrique Noire, le temps est à l’élection au suffrage universel des despotes  en qualité de garants sécuritaires du nouvel ordre économique et géostratégique. L’épouvantail djihado- terroriste s’est substitué à l’épouvantail de la révolution communiste qui fit les beaux jours des despotes africains du temps de la guerre froide. L’élection au suffrage universel des despotes africains soulève donc de graves interrogations.

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L’Afrique Noire démocratique et libérale est-elle sur la bonne voie ?

En Afrique Noire, la démocratie libérale chemine en titubant sur un chemin étroit bordé de précipices vertigineux. Son projet politique et économique  semble brouillé. Le libéralisme économique n’est-il pas devenu mercantilisme ? Le monopole ne s’est-il pas substitué à la concurrence libérale  au détriment du libre commerce et de l’accès sans discrimination de tous les citoyens aux échanges? La démocratie n’est-elle pas devenue exclusivement procédurale ? Cette démocratie des procédures ne mène-t-elle pas à l’accaparement du pouvoir par l’oligarchie et par la ploutocratie? Le jeu démocratique n’est-il pas faussé ?

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Quelle est la cause de la violence politique en Afrique et comment en finir ? 1ère partie

 « Sous nos latitudes l’accession au pouvoir comme la manière de la quitter sont le plus souvent régies par l’arbitraire, les rapports de force et l’argent ». Cette formule saisissante de l’éditorialiste du journal Jeune Afrique Marwan Ben Yahmed résume, dans le n° du 21 Février 2016, l’image générale de la politique africaine induite de l’expérience des élections africaines contemporaines à l’ère de la démocratie. Réduite à une compétition entre milliardaires, la dernière présidentielle béninoise illustre ce dévoiement de la jeune démocratie africaine par la violence de l’argent. En Afrique, la démocratie libérale ne parvient pas à pacifier le face à face tragique des hommes en compétition pour le pouvoir. Quelles en sont les raisons profondes ? Comment parvenir à surmonter le phénomène tragique de la violence et de l’arbitraire  dans la politique africaine ?

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