Articles par balises :Intérêt général

La problématique de l’alternance du pouvoir en Côte d’Ivoire, appréhendée sous la perspective de la base sociologique du pays.  0

La question de l’alternance du pouvoir en Côte d’Ivoire doit être envisagée relativement aux questions vitales ci-dessous parce que l’alternance démocratique est une alternance citoyenne et programmatique fondée sur une représentativité partisane de type social. La démocratie n’est pas un régime hors-sol. La problématique démocratique n’est pas une problématique désincarnée.

Les intellectuels et les journalistes ivoiriens qui abordent la question de l’alternance avec une coupable légèreté, selon moi, en répétant des poncifs et des lieux communs selon l'air du temps, devraient être un peu plus regardants sur la réalité sociologique et historique de notre pays.

Les 67 ethnies et les multiples confessions que nous sommes en Côte d’Ivoire sont-elles unies dans la citoyenneté ? Sommes-nous unis dans un sentiment d’appartenance commune par-delà nos ethnies et nos coutumes particulières, nos confessions et nos dieux ?  

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L’enjeu central de la Présidentielle ivoirienne 2020, éclairé par une politique fiction.  0

Sous les clameurs des appels au respect impératif du principe d’alternance du pouvoir en Côte d’Ivoire, osons imaginer une politique fiction et tirons, par déduction et induction, les conséquences logiques d’un tel évènement. Cette réclamation bruyante cache des profils anti-démocratiques inquiétants.

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Quelle alternance en Côte d’Ivoire ?  0

L’alternance du pouvoir est une composante importante de la démocratie. Elle n’est pour autant démocratique et n’accomplit sa fonction émancipatrice qu’en étant programmatique. L’alternance programmatique du pouvoir consiste en une succession de programmes économiques et de projets sociétaux inclusifs concurrentiels et différents dans le gouvernement de l’Etat. L’alternance formelle, quant à elle, consiste en une succession de personnes et de partis dénués de programmes économiques et sans projets sociétaux inclusifs et différents à la tête de l’Etat. Les alternances constituées par une succession de programmes et de projets sociétaux différents d’exclusion et de ségrégation font  partie de cette alternance formelle du pouvoir.

Le premier type d’alternance formelle entretient le statu quo de la domination et de la protection des privilèges des gouvernants et de leurs clientèles dans la société civile et dans le système politique au détriment de la société globale. Le second type d’alternance formel conduit au chaos, à la désagrégation de l’Etat et à la guerre civile.

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L’instrumentalisation politique des faits divers dans la guerre de succession en Côte d’Ivoire.  0

La problématique sociale des déguerpis de la SICOGI et les faits divers qui émaillent l’actualité ne devraient pas être instrumentalisés politiquement, comme ils le sont actuellement, par les logiques factionnelles et l’érection des égoïsmes et des ambitions personnelles en cours dans la guerre irrationnelle de succession.

Le déguerpissement des locataires de la SICOGI ne relève pas d'une décision de l’État ivoirien quoique la SICOGI soit une société à participation financière publique et que ses mandataires sociaux soient nommés par décret pris en conseil des ministres. La corruption des agents du guichet unique, relativement au trafic des limousines, n’est pas une corruption du gouvernement qui n’administre pas non plus la justice en démocratie. Nous sommes sortis du régime du parti-État et de l'économie politiquement contrôlée. Nous vivons désormais sous un régime de démocratie républicaine multipartisane et d'économie libre de marché.

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L’équation politique et le problème africains à travers le prisme de la Côte d’Ivoire.  0

L’équation programmatique africaine consiste à rattraper le retard politique économique et social des États du continent en un moment où, dans l'économie mondialisée, prévalent les tentations de fermeture nationaliste et de repli sur les identités ethniques. Pour combler ce retard, il faut relier des impératifs contradictoires afin d’accorder nos corps politiques aux nouvelles formes de rationalités économique, politique et sociale. Il faut concilier la rationalité instrumentale et la rationalité culturelle, le marché et la solidarité, la liberté et l’égalité.

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Comment préserver la démocratie ivoirienne contre le péril identitaire et populiste ?  0

Pour respecter le critère démocratique de souveraineté du peuple et de liberté du choix politique, relativement à la problématique du parti unifié RHDP, il faut donner la parole aux bases partisanes. En Côte d’Ivoire, les parties prenantes de cette coalition politique en appellent, à juste titre, au respect de ce principe cardinal de la démocratie.

Néanmoins, dans les démocraties républicaines pluralistes, le respect de ce principe est soutenu par le sentiment partagé de citoyenneté dans la société civile et la société politique. La culture de la citoyenneté conduit à voir en l’Autre un égal. Elle fait de la garantie de la liberté et de l’égalité des membres de la cité le fondement de la légitimité du pouvoir politique. Le sentiment de citoyenneté et la conviction républicaine forment la substance de la souveraineté populaire. Ils constituent l’assurance de l’action démocratique des partis.

Un parti politique pourrait-il, pour cela, refuser de consulter sa base dans une démocratie républicaine pluraliste, quand sa haute direction estime qu’en raison d’une crise interne de citoyenneté, cette consultation risquerait de mettre en péril la pérennité idéologique et programmatique du parti et de porter atteinte à la sauvegarde de l’intérêt national?

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Côte d’Ivoire : les leçons de l’accord de principe créant le parti unifié RHDP.  0

En considérant, sous la perspective  de la substance, cet  accord consacrant formellement l’avènement du Parti unifié RHDP, tirons-en les enseignements et les conséquences pratiques possibles.

L’accord de création du parti unifié innove en instaurant de nouvelles normes sur l’échiquier politique ivoirien. Il redonne la priorité  à  l’intérêt général et au Bien commun dans l’affrontement politique. Il montre que cet affrontement n’est pas seulement déterminé par les intérêts particuliers partisans et les stratégies d’appareils.

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Présidentielle 2020: le synopsis critique des forces politiques en présence en Côte d’Ivoire.  1

En Côte d’Ivoire, deux forces politiques aux profils marqués et spécifiques se dégagent de la dynamique des affrontements résultant de la guerre de succession et de la précocité de la campagne électorale qui s’en est suivie.

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La responsabilité des élites politiques face au péril nationaliste en Côte d’Ivoire.  0

Les sociaux-démocrates viennent de sauver la Grande coalition dirigée par Angela Merkel pour préserver le pays contre l'ethno-nationalisme, parce c’est bien ainsi qu’il faut considérer le parti nazi, à nouveau présent dans le paysage politique allemand. Pour sauvegarder le bien commun contre le péril nationaliste, le SPD a refusé de déstabiliser l'exécutif pourtant libéral, c'est-à-dire d'une obédience idéologique de droite. Des compromis ont été négociés entre les parties prenantes de la Grande coalition sur la base de discussions programmatiques. A la suite de ce débat, des portefeuilles ministériels ont été répartis afin que puisse être mis en œuvre un programme commun de gouvernement, constitué par une synthèse de mesures libérales et de mesures sociales. En démocratie représentative, le pouvoir d’Etat et les ministères sont les moyens de réaliser un programme politique qui sert le bien commun du pays et les intérêts individuels et collectifs des  populations.

Cette décision des responsables politiques de la gauche centriste allemande illustre ce qu’est la responsabilité politique partisane. Elle devrait nous inspirer en Côte d'Ivoire. Motivés par une conception autocratique du pouvoir et une vision étriquée de l'alternance, certains chefs de factions du parti libéral conservateur de centre droit ivoirien  sont disposées à s'allier à des nationalistes extrémistes antilibéraux pour déstabiliser un exécutif de centre-droit dont ils sont eux-mêmes partie-prenantes. Ce cas d’école ivoirien est symbolique.

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Côte d’Ivoire : le PDCI peut-il « aller prendre le pouvoir avec qui acceptera de venir à lui » ?  0

Le PDCI « ira prendre le pouvoir avec qui acceptera de venir à lui ", dit Charles Konan Banny, l’une des figures emblématique du courant identitaire du parti. D’un point de vue purement démocratique, ce propos est-il politiquement rationnel ?

Pour interpeller de manière critique la pertinence de ce propos, il importe, tout d’abord, de préciser qu’en démocratie le pouvoir du peuple est inappropriable. De même que tous les partis politiques ivoiriens, le PDCI ne pourra pas « aller prendre » le pouvoir parce que la Côte d’Ivoire est une démocratie. Le pouvoir du peuple est inaliénable. Il n’est la propriété de personne.

 Ce point étant précisé, il faut en convenir, le choix de ses alliés dans la compétition électorale, en vue de sa sélection par le peuple à travers le vote majoritaire, est une prérogative inaliénable du PDCI. Le PDCI  peut donc bel et bien  s’allier « avec qui acceptera  venir à lui». Néanmoins, n’étant pas propriétaire du pouvoir démocratique ivoirien, il ne peut pas « aller prendre le pouvoir « avec qui acceptera de venir à lui ». Charles Konan Banny aurait donc dû dire que « Le PDCI s’alliera avec qui acceptera de venir à lui  pour solliciter le vote majoritaire des Ivoiriens».

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Martin Schulz, Jacob Zuma et Laurent Gbagbo : priorité aux intérêts du parti ou priorité aux intérêts personnels ?  0

Après avoir été la cheville ouvrière du contrat de compromis de la nouvelle grande coalition CSU/CDU-SPD à venir en Allemagne, Martin Schulz, le chef du SPD, a décidé spontanément et volontairement de renoncer à son poste de Ministre au sein de cette nouvelle coalition. Selon ses dires, il a en ainsi décidé afin de démontrer que les intérêts et l’intégrité du parti doivent avoir la priorité sur les intérêts particuliers et les ambitions de son chef et de ses dirigeants.

En Afrique du Sud, Jacob Zuma, le chef de l’ANC, accusé de corruption, vient de démissionner sous la pression du parti après avoir résisté durant de longues années. Selon ses dires, il en a ainsi décidé afin de sauvegarder l’intégrité du parti, pour éviter que des morts provoquées par son refus de démissionner, n’entachent son nom, et aussi parce qu’il situe ses intérêts particuliers derrière ceux du parti. Mais Jacob Zuma ne se reconnaît coupable de rien. S’estimant innocent en dépit des preuves judiciaires documentées de sa corruption et du népotisme de son régime, il ne consent pas en conscience à sa culpabilité politique et s’estime victime d’une injustice.

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CEI : quelle est la cause de la crise d’impartialité des Commissions Électorales Indépendantes (CEI) en Afrique et quelle en est la solution ?  0

A l’approche des élections locales et bientôt de l’élection présidentielle ivoirienne, la question de l’impartialité de la Commission Électorale Indépendante (CEI), revient de manière récurrente. L’opposition ivoirienne et certains journalistes dénoncent le déséquilibre quantitatif de sa composition qui avantagerait l’exécutif ivoirien. Ils en appellent donc à sa recomposition et la révocation de son Président. Suffit-il, pour autant, de respecter les  principes d’équilibre numérique et de mandat impératif pour garantir l’Indépendance et l’impartialité des CEI en Afrique ?

L’histoire des élections présidentielles africaines prouve que cet équilibre et cette limitation impérative du mandat ne suffisent pas à empêcher les tentatives de capture du vote et de détournement de la volonté  générale par des intérêts partisans et factionnels.  

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La similitude des problématiques de la coalition PDCI-RDR en Côte d’Ivoire et de la Coalition CDU-SPD en Allemagne.  0

En Allemagne, un compromis de circonstance est en passe d’être conclu entre conservateurs et sociaux-démocrates allemands, entre deux partis de centre-droit et un parti de centre-gauche pour conjurer un danger commun : l’avancée politique de l’extrême droite identitaire adepte du nazisme. Un compromis est donc en passe d’être conclu au nom de l’intérêt général qui transcende les intérêts particuliers partisans afin de sauvegarder l’unité et la pérennité de la Nation. Le journal Le Monde note, à propos de ce compromis, que « s’il constitue l’ébauche d’un programme de gouvernement pour les quatre ans à venir, il s’agit avant tout d’un compromis de circonstance qui vise à éviter ce que les dirigeants des trois partis, à l’instar d’une majorité d’Allemands, redoutent au plus haut point : la tenue de nouvelles élections, quelques mois seulement après celles du 24septembre, qui ont vu l’extrême droite entrer au Bundestag pour la première fois depuis la seconde guère mondiale ». Pour rendre possible un tel compromis, chacun des deux camps a dû reculer sur certains points relativement aux visions sociopolitiques et économiques opposant la droite libérale et la gauche socialiste « tout en veillant à imposer sa propre marque ici et là ».

 A supposer que les dirigeants politiques et les ivoiriens aient tiré pleinement toutes les leçons de l’amère expérience de l’exercice du pouvoir d’Etat par l’extrémisme de droite et de gauche rassemblé sous le nationalisme identitaire et le populisme révolutionnaire , la menace de son retour politique impose, au PDCI au RDR et aux divers partis de la coalition RHDP, un compromis de circonstance dans le projet de parti unifié. En Côte d’Ivoire, ce compromis de circonstance devrait être facilité parce qu’il réunit des partis libéraux du centre droit à la différence de la grande coalition allemande qui réunit deux partis de centre-droit et un parti de centre-gauche.

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Le caractère de la Côte d’Ivoire, un quadrilatère moral, politique, social et économique.

Le caractère de la Côte d’Ivoire a été constitué par la combinaison de quatre Idées : une idée morale, une idée politique, une idée sociale et une idée économique. La synthèse de cette quadruple idée compose son identité profonde. Notre présent anomique et confus nous oblige à nous y ressourcer pour réorienter notre historicité individuelle et nationale.

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Côte d’Ivoire : en quelle qualité ai-je interpellé Franklin Nyamsi ?

Le contrôle politique de l’espace public ivoirien illustré par le cas Franklin Nyamsi et l’exemple Tiburce Koffi.

Je n’ai pas interpellé Franklin Nyamsi pour régler un différend privé. Je ne l’ai pas non plus interpellé en qualité de collègue pour régler un différend scientifique. Mon conflit avec Franklin n’est ni un conflit privé ni une confrontation philosophique académique indument étalés sur la place publique. Mon conflit avec Franklin Nyamsi est un conflit civique concernant l’espace public. Il a trait à la responsabilité des citoyens envers leur gouvernement. J’ai interpellé Franklin Nyamsi en qualité de citoyen car son comportement mettait en péril l’autorité des Institutions de la République dont dépend la stabilité politique du pays. L’espace de règlement de ce différend n’est ni l’espace privé du foyer familial, ni l’entre-soi privé amicale, ni l’espace théorétique des académies. Le lieu de ce différend civique est l’espace public du débat citoyen relativement au respect des vertus  civiques,  à la défense des institutions de la cité, de l’intérêt général et du Bien commun des membres de la cité. J’ai interpellé Franklin Nyamsi en qualité de citoyen ivoirien, outré par ses propos orduriers contre les Ministres de la République de Côte d’Ivoire. Confondre ces trois espaces différents, espace privé des familles et des amis, espace publique des citoyens, espace académique des scientifiques et des enseignants, c’est errer gravement. Ce mélange des registres est inquiétant.

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