Articles par catégoriesSociologie

L’intégration nationale: la tâche suprême de l’État moderne en Afrique noire au XXI ième siècle.  0

Dans les sociétés caractérisées par une grande diversité des appartenances ethniques et confessionnelles, la politique rationnelle et légitime de nos jours est  une politique d'intégration nationale, d’unification de cette hétérogénéité sociale.  

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CE QU’EST L’HOUPHOUËTISME de Félix Houphouët-Boigny.  0

L’houphouëtisme de Félix Houphouët-Boigny est un modèle de gouvernance fondé sur la réappropriation du programme et du projet sociétal de la démocratie républicaine par le grand dirigeant politique africain.

L’houphouëtisme est, en Côte d’Ivoire, la combinaison des valeurs constitutives de ce régime avec la base sociologique de notre pays. La grande diversité ethnique et confessionnelle de cette base soulevait d’emblée le problème de son articulation avec l’impératif d’unité de gestion dans l’Etat central post-colonial.

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Pour une rétrospection critique : ce qu’était le PDCI-RDA de Félix Houphouët-Boigny.  0

Qu'était le PDCI-RDA de Félix Houphouët-Boigny? En quoi consistait son programme politique majeur?

Le PDCI-RDA fut originellement un parti de rassemblement démocratique soucieux de construire l'unité politique du pays, de donner par la modernisation économique et par le développement endogène, du contenu à la liberté et à l’égalité des peuples du territoire national.

La Côte d’Ivoire étant, par son histoire, une société culturellement hétérogène, l’œuvre d’intégration nationale, d'inclusion sociale et de modernisation fut l’axe directeur du programme politique et de la politique économique du PDCI-RDA de Félix Houphouët-Boigny.

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Quel programme politique et économique le PDCI d’Henri Konan Bédié propose-t-il, en alternatives, aux Ivoiriens ?  0

Comme sa gouvernance en témoigne par les faits, le RHDP propose aux Ivoiriens un programme économique et politique libéral à orientation sociale marqué par l’intervention régulatrice de l’Etat dans la dimension publique de la sphère économique. Concentré sur le projet d’intégration nationale, le RHDP met en œuvre une politique économique et sociale qui combine l’investissement à la redistribution dans une action de modernisation de la société ivoirienne.

Cette œuvre d’intégration nationale est un impératif politique vital dans notre pays ethniquement et confessionnellement diversifié.

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L’échec de l’intelligentsia africaine face à la problématique d’intégration nationale dans les États post-coloniaux.  0

Les appels de Bob Marley et de Myriam Makeba à l’unité nationale et transnationale des peuples africains sont, jusqu’en ce premier quart du 21ème siècle, restés quasiment lettre morte.

Toujours divisés à l’intérieur des Etats et maintenant menacés par les séparatismes ethniques et confessionnels, les États de l’Afrique postcoloniale peine à réaliser leur intégration nationale et leur unité transnationale, régionale et continentale.  

Ils  sont  marqués par l’incapacité de leur intelligentsia à formuler et à résoudre la problématique vitale d’unité politique de la diversité des appartenances ethniques et confessionnelle. Le sentiment d’appartenance nationale entre les identités culturelles diversifiées des territoires  est battu en brèche par le sentiment d’appartenance communautaire et par le rejet subséquent de l’altérité. Le panafricanisme est démenti par le repli identitaire et la xénophobie.

Armée du verbalisme antidémocratique de la révolution prolétarienne et des déclamations creuses de l’anticolonialisme de salon et de l’antilibéralisme, une grande partie de l’intelligentsia des États postcoloniaux officie en qualité d’intellectuelle organique au service des despotismes ou s’engage dans une opposition inefficiente porteuse de domination. Inspirée bien souvent  par le modèle marxiste et maoïste elle installe des dictatures liberticides et anime des oppositions anti-démocratiques.

Depuis les années 1990, dans l’ère de la démocratie pluraliste, elle opère en qualité d’architecte des intégrismes confessionnels et du mythe ethno-nationaliste. Obsédée par le culte du terroir, de l’autochtonie et du village, elle  installe des États communautaires ségrégationnistes, manie avec dextérité le charabia étrange de l’anticolonialisme oppresseur et du panafricanisme xénophobe.

Les Etats africains peinent donc à réaliser leur intégration nationale et leur unité politique régionale et continentale.

Le modèle politique d’État-nation qui permet d’opérer la combinaison de l’unité de gestion et de la diversité des appartenances est supplanté par un modèle concurrent d’unité politique. Une partie l’intelligentsia africaine rejette le modèle de l’Etat-nation démocratique pluraliste au profit du modèle de la communauté villageoise ethiquement homogène et de l'Etat communautaire parce que ces derniers favorisent l’instrumentalisation politique de l’ethnicité dans la lutte pour le pouvoir.

Dans les États centralisés ce modèle d’homogénéité  communautaire qui combat l’État-nation moderne a enfanté des dictatures tribales et lignagères. Dans les États fédéraux il a engendré des fédéralismes ethniques et confessionnels sans unité politique réelle. Ces modèles véhiculent nécessairement des politiques d’exclusion, génèrent la désintégration nationale et le sous-développement.

L’enjeu politique de la démocratie africaine est aujourd’hui de substituer au modèle politique d’unité communautaire qui sépare et divise, le modèle politique d’unité nationale qui réunit et rassemble. Le projet de construction nationale devrait, à cet effet animer le programme des majorités démocratiques et son exécution devrait être le critère de leur légitimité politique.

La nation et le système politique : les deux articulations vitales de la démocratie pluraliste.:  0

La démocratie pluraliste est un régime organisé. Comme le sont tous les systèmes organisés, elle est composée d’une diversité de parties séparées et en même temps coordonnées. Cette séparation et cette coordination assurent son fonctionnement équilibré. L’exemple le plus emblématique de cette séparation coordonnée des parties qui garantit le fonctionnement et la viabilité  de la démocratie pluraliste est la séparation des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire.

Cette nécessaire coordination des parties du régime démocratique soulève la question de leur articulation  à travers des institutions de médiation.

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Zouan-Hounien : les conséquences meurtrières concrètes d’une instrumentalisation politique de l’ethnicité en Côte d’Ivoire.  0

Partout où l’on instrumentalise politiquement les identités ethniques dans la lutte pour le pouvoir au sein des États multiethniques, le sang finit toujours par couler à flot. L’histoire n’arrête pas de confirmer cette loi comme viennent de le démontrer, de manière prémonitoire, à une échelle réduite, les brutalités et les mutilations intercommunautaires de Zouan-Hounien.

Entre les affrontements inter-communautaires de Zouan-Hounien et le discours ethnonationaliste débridé tenu par  certains acteurs politiques ivoiriens durant ces derniers mois, je vois un rapport de cause à effet. Les violences, les brutalités,  les mutilations et les meurtres commis dans cette localité sont les conséquences concrètes de la remanence de ce discours mortifère mobilisé au niveau politique.

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Les raisons profondes de l’échec des plates-formes et des coalitions politiques dans les nouvelles démocraties africaines.  0

L’échec régulier, quasi métronomique, des tentatives de plates-formes et de coalitions politiques inter-partisanes dans les nouvelles démocraties pluralistes africaines ne s’explique pas exclusivement par la déficience de la culture démocratique du compromis en ces pays. Cet échec ne s’explique pas non plus par le fait que cette formule politique, courante dans les pays germaniques, soit méconnue dans la tradition politique des pays africains de l’ancien pré-carré des ex-colonisateurs français, britanniques, portugais et espagnols.

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Élections locales 2018: les deux raisons objectives de la défaite du PDCI en Côte d’Ivoire.  0

Pourquoi le PDCI a perdu les élections locales d'Octobre 2018 en Côte d'Ivoire?
Cette défaite qui est loin de résuter d'une manipulation électorale, s'explique par deux raisons objectives.
1: Le PDCI a divisé le peuple ivoirien  et opéré des soustractions dans son électorat naturel en tenant le discours du séparatisme ethnique et de la guerre.
2: Le PDCI a cru que les liens ethniques, les liens primordiaux tribaux et communautaires, surclassaient le désir instinctif de sécurité et de paix civile de l'homme ordinaire, son besoin de satisfaire ses besoins existentiels primordiaux dans un espace de convivialité qui rassemble au lieu de diviser et de fracturer.

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L’intégration nationale et le développement économique : le programme du RHDP en Côte d’Ivoire.  0

La conquête du pouvoir d’État n’est pas la fin en soi de la lutte politique et les partis politiques n’ont pas été créés pour permettre aux acteurs politiques de prendre le pouvoir. C’est, au contraire, l’intégration nationale de la diversité des populations du territoire de l’Etat et le service de leurs intérêts sociaux qui est la fin ultime de la lutte politique. La légitimité des partis politiques, des prétendants à l’exercice de mandats électifs et à la conquête du pouvoir d’État s’évalue relativement à ce projet politique ultime d’intégration nationale. Leur légitimité est déterminée par la crédibilité rationnelle des programmes et des projets de société qui permettent d’y parvenir.

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La défiance de la chefferie Akan à l’égard d’Henri Konan Bédié.  0

« Que Bédié tienne bon. Nous attendons son mot d’ordre » titre un quotidien en ligne. Ce titre suggère une image montrant la chefferie Akan campée en ordre de bataille derrière Henri Konan Bédié pour engager la résistance de la communauté contre de prétendus spoliateurs politiques. Cette image est trompeuse. Elle est battue en brèche par les nuances de la réponse de la chefferie Akan à Henri Konan Bédié le dimanche 23 Septembre 2018. Un passage de cette réponse, qui rappelle la mémoire historique de la vie de Félix Houphouët-Boigny, souligne le traitement infamant que lui réservèrent de son vivant certains fils de ce pays. Ce passage suggère que la chefferie Akan adopte une distance critique envers Henri Konan Bédié, relativement  à certaines alliances politiques projetées par ce dernier.

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La reprise du programme houphouëtiste de modernisation par le RHDP en Côte d’Ivoire.  0

Héritier de l’houphouëtisme par le discours et la praxis politique, le  RHDP se situe dans la continuité du nationalisme modernisateur de Félix Houphouët-Boigny. Il reprend les grandes idées directrices de ce modèle politique et économique qui consiste à réaliser le développement à travers l’œuvre de construction d’une nation et  d’un État national au moyen de la modernisation.(Cf :Le chiffre secret de la méthodologie politique de Félix Houphouët-Boigny, cedea.net, 9 Septembre 2018)

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Ne pas perdre de vue le cap de la démocratie républicaine pluraliste en Côte d’Ivoire.  0

Que pourrait apporter de plus à notre pays, en matière de bonne gouvernance politique économique et sociale, ainsi qu’en matière d’amélioration des conditions de vie des populations, la « coalition » hétéroclite et incohérente qui se reconstitue en ce moment, sous un modèle à la fois communautaire et stalinien, pour tenter d’enferrer le front républicain RHDP ?

Que pourrait apporter de plus, en matière de démocratie républicaine pluraliste, cette « coalition » de triste mémoire qui se reconstitue sous les signes de la conception royaliste et autocratique du pouvoir ?

Quel programme économique, quel projet sociétal cette « coalition » propose-t-elle à la Côte d’Ivoire qui serait devenue selon elle un « enfer » ? Quel modèle de redistribution propose-t-elle aux Ivoiriens ? Comment les acteurs de cette coalition comptent-ils articuler la paire investissement/redistribution ?

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Côte d’Ivoire : ces évidences que tout Ivoirien devrait savoir.  0

Avant de stigmatiser, d'ostraciser, de dénoncer de prétendues compromissions, dénonciations qui ne prennent que la mesure de l'ignorance crasse de ces dénonciateurs en matière de démocratie et d'exigence républicaine, les censeurs ivoiriens des réseaux sociaux spécialisés dans les injures et l'absence de réflexion, devraient d'abord s'évertuer à comprendre et à se mettre à la hauteur des évidences suivantes.

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Le ministère de la ville, un symbole républicain fort du gouvernement Amadou Gon II en Côte d’Ivoire.  0

UNE INTERPRÉTATION RATIONNELLE POSSIBLE DE L’ATTRIBUTION DU MINISTÈRE DE LA VILLE A UN MINISTRE PDCI PRO-PARTI UNIFIE. CETTE ATTRIBUTION EST UNE RÉCUSATION SYMBOLIQUE DE LA FRACTION ETHNO-NATIONALISTE MINORITAIRE DU PDCI. C’EST LE SYMBOLE D’UN PROJET SOCIETAL CENTRE SUR LA MODERNISATION ET L’INTÉGRATION CITOYENNE  DE LA DIVERSITÉ SOCIALE. VOICI POURQUOI.

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