Articles par balises :PDCI

Côte d’Ivoire : la décision orageuse de la faction identitaire du PDCI et ses funestes conséquences possibles.  0

Les pluies diluviennes mortelles quasi-cycloniques qui viennent de frapper notre pays symboliseraient-elles les funestes conséquences de la décision catastrophique du PDCI? Pour la deuxième fois depuis les années 1990, la faction identitaire du PDCI ouvre potentiellement les portes de notre pays aux flots dévastateurs de l’ethno-nationalisme et du populisme.

Les conséquences historiques de cette décision qu’il est encore possible de conjurer politiquement, ne relèveront guère d’une malédiction divine ou des ruses de forces sataniques ou d’égrégores maléfiques. Elles résulteront d’abdications individuelles identifiables qu’il faudra sanctionner par la rigueur de la loi sans recourir aux expédients habituels, justice du vainqueur ou réconciliations factices,  qui entretiennent l’impunité et l’irresponsabilité d’une partie de notre classe politique.  

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Travaux et Etablissements publics en Côte d’Ivoire : devoir de la République et symboles d’une politique de modernisation.  0

L’indigence des infrastructures et des équipements publics, des routes et des ponts dans la plupart de nos États en Afrique, n’est pas exclusivement causée par l’indigence des ressources financières internes et par la dépendance économique. Le dénuement infrastructurel emblématique des émirats pétroliers africains le prouve. Cette indigence des équipements publics est la traduction spatiale de la reproduction systématique et délibérée des anciennes structures et rapports sociaux pré-coloniaux. Elle exprime le maintien des hiérarchies séculaires qui garantissent la perpétuation de l’ordre établi et le contrôle de la société par le pouvoir politique dans les États pré-modernes.

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La gouvernance programmatique du RHDP en Côte d’Ivoire est-elle un modèle de gouvernance libérale en Afrique ?  0

La problématique africaine pour les forces politiques progressistes de droite ou de gauche,  ayant choisi de construire l’avenir, est de réussir à gouverner, en libéral ou en socialiste, en opérant toutefois des synthèses qui préservent des tentations extrémistes. L’enjeu du libéralisme et du socialisme en Afrique est de promouvoir l’investissement, la reconstruction des équipements publics et des infrastructures, sans négliger la redistribution et la solidarité, pour construire l’intégration nationale et l’inclusion sociale.

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La problématique du RHDP Parti unifié en Côte d’Ivoire : l’analyse biaisée de Jean-Baptiste Placca.  1

Marquée par son aspect personnalisé, l’analyse de Jean-Baptiste Placca, éditorialiste Afrique de RFI, publiée sur le site internet du Journal ce samedi 21 avril, biaise la problématique ivoirienne. Cette analyse, intitulée « Côte d’Ivoire : l’inéluctable rupture PDCI-RDA/RDR », est superficielle car elle occulte la dimension idéologique et programmatique de l’affrontement politique ivoirien. La rupture qui soulève des questions n’est pas la rupture entre le PDCI et le RDR. Ces deux partis demeurent, jusqu’à preuve du contraire, unis au gouvernement dans une coalition houphouëtienne d’obédience libérale. L'inéluctable rupture intra-partisane, qui met en péril la stabilité politique de la Côte d’Ivoire, est celle du PDCI-RDA déchiré entre une aile identitaire anti-républicaine et une aile démocratique et républicaine.

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Côte d’Ivoire: le parti unifié RHDP n’est pas remis en question.  0

Le RHDP Parti unifié n’est pas remis en question parce que ce bloc libéral, version ivoirienne du front républicain qui protège les démocraties contre le péril nationaliste et populiste, est à la fois, un impératif politique et un impératif économique en Côte d’Ivoire. Déchiré entre son aile démocratique et son aile nationaliste et populiste, comme l’atteste la déclaration surprenante d’un Henri Konan Bédié manifestement sous pression, le PDCI doit se déterminer comme partie prenante à part entière du RHDP, Parti unifié. Le propos du chef du PDCI ne remet pas en question la légitimité de cette formule politique en Côte d’Ivoire.

Depuis les expériences totalitaires du XXème siècle, le modèle du bloc libéral,  une variante du front républicain, a été éprouvé dans les démocraties pluralistes  comme étant l’un des dispositifs politiques les plus efficients, permettant de préserver la République contre le péril nationaliste. La nécessité politique du RHDP, Parti unifié, reste donc d’actualité en Côte d’Ivoire.

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Côte d’Ivoire : le PDCI doit choisir le Parti unifié RHDP.  0

Déchiré  entre son aile  démocratique et son aile  nationaliste et populiste, comme l’atteste la déclaration surprenante d’un Henri Konan Bédié manifestement sous pression,  le PDCI doit se déterminer comme partie prenante à part entière du RHDP, Parti unifié. Le propos du chef du PDCI ne remet pas en question la légitimité de cette formule politique en Côte d’Ivoire.

Depuis les expériences totalitaires du XXème siècle, le modèle du bloc libéral,  une variante du front républicain, a été éprouvé dans les démocraties pluralistes  comme étant l’un des dispositifs politiques les plus efficients, permettant de préserver la République contre le péril nationaliste. La nécessité politique du RHDP, Parti unifié, reste donc d’actualité en Côte d’Ivoire.

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Côte d’Ivoire : adopter l’accord de principe du parti unifié RHDP, c’est le créer.  0

La décision commune du Président Henri Konan Bédié et du Président de la République Alassane Ouattara, de transformer la coalition RHDP en parti unifié est désormais  officiellement actée  à travers un accord politique matérialisé par un texte doublement signé. Il importe de déterminer la signification de cette décision politique capitale.

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Le parti unifié, alliance politique pérenne des cultures et de la modernité en Côte d’Ivoire.  0

Le projet d'unification du PDCI, du RDR et des partis qui leur sont affiliés est, me semble-t-il, animé par le souci de garantir en Côte d’Ivoire l’alliance pérenne des cultures et de la modernité qui définit le modèle politique social et économique du pays. Il s’agit d’inscrire dans la durée, par la voie des urnes démocratiques, ce modèle économique efficient qui consiste à conjuguer le marché et l’Etat, à marier l’action privée des entreprises et l’action publique de l’Etat pour promouvoir un développement endogène.

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RHDP : les avantages politiques évidents de l’unification.  0

En démocratie multi-partisane, la formule de la coalition-unification, le caractère inclusif du discours et du projet sociétal partisan sont les conditions de possibilité de la majorité électorale, car chaque parti politique est, par essence, minoritaire. Dans le cas d’espèce du RHDP, l’unification permet de construire, face à la concurrence politique qu’instaure la démocratie multi-partisane, un bloc libéral pérenne structuré par le programme politique et le projet sociétal de l’houphouëtisme.

Un parti politique est, comme l’indique sa dénomination de parti (pars),  une partie d'un tout. Il ne peut, en tant que tel, exprimer la Nation entière et représenter toutes les catégories de la société. Il ne représente politiquement qu’une partie de la société dont il défend les intérêts et les valeurs.  Du fait de cette nature ontologique, il est a priori électoralement minoritaire dans le cadre d’un régime de démocratie multi-partisane. Il doit conquérir la majorité électorale à l’aide d’un discours républicain rassembleur, d’un programme politique et un projet sociétal inclusifs.

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Côte d’Ivoire : Franklin Nyamsi (le conseiller) recadre Soro Guillaume (le Président de l’Assemblée nationale)  0

Du jamais vu dans aucun Etat du monde ! Sous ce titre grandiloquent et ampoulé, « Guillaume Soro et la métaphore du fleuve, des rivières et des ruisseaux : la pédagogie nautique d’un grand navigateur politique »,  Franklin Nyamsi, fidèle à sa jactance et à son pédantisme habituels, vient de recadrer son chef en réinterprétant le propos de ce dernier à l’aune de son propre agenda et de ses ambitions personnelles.

Les centaines de conseillers de Ministres et de Président d’institution exerçant leur office dans l’Etat ivoirien ne se sont jamais permis de franchir les limites de leurs périmètres respectifs. Sauf un : le conseiller du Président de l’Assemblée nationale. Avant de déserter l’espace public ivoirien après en avoir été chassé sous des volées de bois verts par le vaillant peuple ivoirien,  il s’était déjà livré à ce genre de jeu dangereux.

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Côte d’Ivoire : la récusation de la Commission Electorale Indépendante (CEI) cache un négationnisme.  0

La bronca anti-CEI de la plate-forme de l’opposition à laquelle vient de se joindre une des factions du PDCI est-elle démocratiquement fondée? Est-il déraisonnable de penser que cette contestation s’inscrit dans la continuité de la bataille de l’opinion que le FPI a engagée, depuis sa défaite  électorale de 2010, afin d’accréditer la thèse du complot international ?

Le FPI est  habitué à boycotter toutes les élections depuis sa défaite électorale à la présidentielle de décembre 2010. La raison profonde de la contestation de la CEI semble donc être tout autre que celle officiellement avancée : le déséquilibre numérique de ses membres et le dépassement du mandat de son Président. La récente dénonciation opportuniste, inédite et spectaculaire de cette commission par l’une des factions du PDCI, autorise à douter de la sincérité démocratique de cette récusation.

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Côte d’Ivoire : Front Populaire Ivoirien versus Front National français : la logique antidémocratique du front.  0

Le Front Populaire Ivoirien est, comme le Front National français, un front de guerre. En politique, la dénomination partisane de front renvoie à une définition du combat politique comme combat de type militaire. Elle signifie un positionnement et une ligne d’affrontement contre des ennemis à anéantir, et non pas contre des adversaires-partenaires avec lesquels négocier et passer des compromis.

 Le Front National français est récemment sorti du front, autrement dit de l’opposition frontale qui récuse les compromis, parce qu’il aspire à s’inscrire dans la République et exercer le pouvoir d’Etat. Il a compris le message des Français qui lui fut délivré de manière cinglante au 2ème tour de la présidentielle. Il envisage d’entrer dans le rassemblement, afin de pouvoir s’adresser à tous les Français sans exclusion. On peut néanmoins en douter en raison de sa conception racialiste de la nation et de son refus de l’altérité.

Le Front Populaire Ivoirien est, quant à lui, resté au front où tente de l’y rejoindre la faction identitaire du PDCI, qui tient le langage de l’enrôlement militaire. Cette faction parle d’hommes à disposition et de moyens en sa possession pour prendre le pouvoir.

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Côte d’Ivoire : le rôle de la société civile face à l’échiquier politique ivoirien.  0

La configuration de l’échiquier politique ivoirien est singulière. Cette singularité inquiétante appelle un engagement citoyen en vue de préserver les acquis démocratique et la stabilité politique de notre pays. En quoi consiste cette singularité de notre échiquier ?

La coalition RHDP au pouvoir est démocratique et républicaine. Sa gouvernance le prouve. L’opposition est, quant à elle, majoritairement constituée par des formations anti-démocratiques et anti-républicaines qui se réclament du nationalisme défensif et du national populisme. Les formations démocratiques et républicaines de cette opposition peinent à se définir idéologiquement et à représenter une base sociale clairement identifiée.

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Côte d’Ivoire : le PDCI peut-il « aller prendre le pouvoir avec qui acceptera de venir à lui » ?  0

Le PDCI « ira prendre le pouvoir avec qui acceptera de venir à lui ", dit Charles Konan Banny, l’une des figures emblématique du courant identitaire du parti. D’un point de vue purement démocratique, ce propos est-il politiquement rationnel ?

Pour interpeller de manière critique la pertinence de ce propos, il importe, tout d’abord, de préciser qu’en démocratie le pouvoir du peuple est inappropriable. De même que tous les partis politiques ivoiriens, le PDCI ne pourra pas « aller prendre » le pouvoir parce que la Côte d’Ivoire est une démocratie. Le pouvoir du peuple est inaliénable. Il n’est la propriété de personne.

 Ce point étant précisé, il faut en convenir, le choix de ses alliés dans la compétition électorale, en vue de sa sélection par le peuple à travers le vote majoritaire, est une prérogative inaliénable du PDCI. Le PDCI  peut donc bel et bien  s’allier « avec qui acceptera  venir à lui». Néanmoins, n’étant pas propriétaire du pouvoir démocratique ivoirien, il ne peut pas « aller prendre le pouvoir « avec qui acceptera de venir à lui ». Charles Konan Banny aurait donc dû dire que « Le PDCI s’alliera avec qui acceptera de venir à lui  pour solliciter le vote majoritaire des Ivoiriens».

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Côte d’Ivoire : nos partis d’opposition nous prouvent-ils qu’ils sont capables de mieux diriger le pays?  0

Cette question vitale mérite d’être posée car l’opposition ivoirienne est, depuis un long moment, engagée dans une stratégie multiforme de délégitimation du gouvernement. La critique argumentée et les projets de société alternatifs crédibles qui pourraient valider sa prétention à mieux diriger le pays se font pourtant attendre.

 En démocratie républicaine, l’aptitude de l’opposition à gouverner repose sur sa capacité à justifier argumentativement ses positions et à élaborer des projets de société inclusifs et intégrateurs qui battent en brèche ceux du gouvernement. C’est en remplissant cet office dans les règles de l’art politique qu’elle se qualifie comme contre-pouvoir capable de gouverner.

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