Articles par catégoriesHistoire

Éditorial: l’anticolonialisme postcolonial de pacotille: une contradiction dans les termes et un poison dissolvant.  0

L'anticolonialisme postcolonial est contradictoire dans les termes comme le sont le panafricanisme xénophobe et le révolutionnarisme ethniciste forcément réactionnaire.

Sous ces camouflages, s'abrite une certaine intelligentsia postcoloniale africaine, prévaricatrice et jouisseuse en quête de pouvoir, de domination, de privilèges multiformes et porteuse, à cet effet, de régimes liberticides et prédateurs. Soit dit en passant Nathalie Yamb l'idole et l'égérie soi-disant "anticolonialiste" d'un certain nombre d'alphabétisés ivoiriens, atteints de cécité spirituelle et en crise de repères a choisi comme ses paires, friands des délices des capitales occidentales, la Suisse de la dolce Vitæ pour destination au lieu de son pays natal le Cameroun.

Cette intelligentsia qui, durant l'époque de la guerre froide, détenait le monopole de la parole publique à la fois comme propagandiste organique des dictatures militaires soi-disant de gauche, et comme opposant des anciens régimes de parti unique, est une force de régression. C'est un fossile historique.

Cette intelligentsia-fossile soi-disant de gauche s'est reformée professionnellement en qualité de chef de parti ou de fraction dans les jeunes démocraties pluralistes africaines où elle a produit des rejetons et dont elle constitue un poison dissolvant et désintégrant. Elle est l’architecte et la maîtresse d'œuvre de l'ethno-populisme réactionnaire.

En étiage politique et en voie de marginalisation sur l'ensemble du continent africain depuis la fin de la guerre froide et la libération des sources d'information, ses diatribes anti-colonialistes obsolètes, sa propagande débilitante qui heurte le sens commun ne font plus recette car ses confusions et contradictions éclatent partout au grand jour.

 

Éditorial. Le Grand meeting des femmes du RHDP ce Samedi 23 Novembre 2019 : UN SYMBOLE, un appel à la Vie et au Respect de l’Altérité.  0

A L’image de la Femme symbole du Foyer, de la Vie, et de l’Hospitalité , Le Grand meeting des Femmes du RHDP ce 23 Novembre 2019 symbolise et célèbre le retour pérenne et la protection d’une Côte d’Ivoire Accueillante, Hospitalière, Fraternelle, génératrice de Vie, Matrice de la coexistence des altérités, respectueuse de la Féminité qui en est le symbole.

« Depuis l’aube des temps, l’humain sait que la femme est source de vie et dépositaire de cette intériorité salvatrice dont témoigne le respect culturel de son intimité.

La culture dans son évolution a tôt fait de rétablir dans ses droits le respect de la femme qu’une masculinité belliqueuse et dominatrice, mais en réalité craintive et peureuse, tente toujours de soumettre. Comme Emmanuel  Levinas l’a souligné dans Totalité et Infini, la femme est l’altérité salvatrice, la figure à travers laquelle s’accomplit l’accueil hospitalier par excellence qui permet à l’homme de demeurer dans l’existence et de n’y être pas jeté comme une pierre qu’on lance derrière soi. L’accueil de la demeure est symbolisé par la femme.
Et c’est dans la relation à l’altérité féminine que Martin Buber voit par excellence la relation interhumaine. « Les allées et venues silencieuses de l’être féminin qui fait résonner de ses pas les épaisseurs secrètes de l’être » donnent corps à la demeure, terre d’asile, lieu d’accueil où l’humain peut venir à soi et s’y recueillir afin de pouvoir se représenter la nature et la travailler pour en faire un monde.

C’est cette intériorité sacrée universelle de la femme, célébrée dans le rite traditionnel ivoirien de l’Adjanou, la danse sacrée des femmes, que la soldatesque du régime ethno-populiste du FPI de Laurent Gbagbo avait violée dans le massacre des femmes d’Abobo le 03 Mars 2011». (cf. "Le massacre des femmes et la dictature de Laurent Gbagbo". Décryptage par Dr Alexis Dieth. Connection Ivoirienne, 07 Mars 2011).

 

 

In memoriam: le massacre des femmes d’Abobo ou le symbole d’infamie de la dictature de Gbagbo.  0

A l’occasion du Grand Meeting des Femmes du RHDP ce 23-Novembre 2019 ,une réédition mémorielle de ce texte précédemment publié le 07 Mars 2011 après le Massacre des femmes d’Abobo par la soldatesque du FPI de Laurent Gbagbo.

Ils ont osé faire ce qu’au pire moment de la colonisation étrangère française les colons français n’avaient pas osé faire : tirer à la mitrailleuse lourde de calibre 12.7 sur des femmes ivoiriennes, des manifestantes pacifiques rassemblées pour crier leur haine de la guerre et réclamer l’arrêt des violences. Après ce crime absolu, ils n’ont pas l’once de courage qui devrait leur permettre d’assumer l’ignominie insondable de leur forfait. Ils se répandent en dénégations et concessions en rétablissant l’eau et l’électricité dans le nord pour obtenir une clémence du Juge.

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Le pont Henri Konan Bédié : un symbole piétiné.  0

Il faut relire le texte du Professeur Kouadio Augustin Dibi publié par cedea le 21 Janvier 2015  «  L’appel de Daoukro et sa résonance symbolique dans le pont Henri Konan Bédié », pour saisir la signification symbolique de la dénomination du « pont Henri Konan Bédié » et prendre la mesure des conséquences catastrophiques du revirement identitaire du chef du PDCI, du point de vue des symboles.

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Éditorial. L’unité de la diversité ethnique et confessionnelle, identité culturelle de la Côte d’Ivoire.  0

L'identité culturelle de la Côte d'Ivoire est la diversité d'une société multi-ethnique et multi-confessionnelle moderne ouverte à l'Altérité, aux échanges et aux changements.

L'identité culturelle de la Côte d' Ivoire n'est pas une identité communautaire constituée par les coutumes ineffables d'une ethnie autochtone protégeant son âme contre le changement et l'Altérité.

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Éditorial. L’unité de la diversité ethnique et confessionnelle, identité culturelle de la Côte d’Ivoire.  0

L'identité culturelle de la Côte d'Ivoire est la diversité d'une société multi-ethnique moderne ouverte à l'Altérité, aux échanges et aux changements.

L'identité culturelle de la Côte d'Ivoire n'est pas une identité communautaire constituée par les coutumes ineffables d'une ethnie autochtone protégeant son âme contre le changement et l'Altérité.

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Ce qu’est le modèle politique ivoirien : une exigence de mémoire.  0

Instituée par Félix Houphouët-Boigny sous le régime de parti unique, l’originalité du modèle politique ivoirien consista à sceller l’alliance pérenne de l’identité ethnique et de la rationalité économique, et à définir l’État comme acteur de développement. Le PDCI-RDA fut l’instrument opérationnel de cette alchimie émancipatrice. (Cf « Ce qu’est l’houphouëtisme de Félix Houphouët-Boigny », cedea janvier 2019 ; « le chiffre secret de la méthodologie politique de Félix Houphouët-Boigny », cedea, Septembre 2018).

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La nécessaire réhabilitation de la figure de l’étranger dans les États multi-ethniques post-coloniaux d’Afrique.  0

L’étranger : une arme de combat politique en Afrique.

Dispositif stratégique destiné à garantir les rapports de reproduction sociale,  à empêcher la diffusion de l’économie marchande dans le reste de la société, instrument de  contention du capital dans la sphère du pouvoir, bête de somme ou prête-nom, l’étranger fut utilisé à la fois comme capital économique et instrument de lutte politique par les classes dirigeantes des royautés et des empires de l'Afrique précoloniale. (Cf : « Les causes endogènes de la pauvreté de masse en Afrique noire 3ième  partie ». cedea.net, 15  Décembre 2015).

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Laurent Gbagbo, l’anti-Félix Houphouët-Boigny : le remplacement de la politique par la guerre.

Conflit Affi/Gbagbo au FPI : le mythe brisé de Laurent Gbagbo. 2ième partie

 La mission assignée par Laurent Gbagbo à son parti fut, dès le départ, antipolitique (cf « Conflit Affi/Gbagbo au FPI : le mythe brisé de Laurent Gbagbo » 1ère partie, cedea.net). Le FPI ne fut pas destiné à représenter politiquement les intérêts du plus grand nombre dans la cité, à contribuer à l’intégration nationale de la diversité des catégories sociales du pays. Il ne s'est pas constitué comme instrument fonctionnel chargé d'articuler, dans la cité, le système social et le système politique. Il ne s'est pas défini comme médiateur institutionnel entre la société civile et l'Etat. Le parti de Laurent Gbagbo s’est défini dès le départ comme mouvement antisocial de libération nationale contre des envahisseurs étrangers, contre des ennemis et des traitres dans la Côte d’Ivoire indépendante. Il ne s’est pas défini comme parti politique républicain. Il s'est défini comme parti extrémiste réactionnaire.

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Conflit Affi/Gbagbo au FPI : le mythe brisé de Laurent Gbagbo. 1ère partie

Le masque du démocrate et du détenteur de la pierre philosophale de la réconciliation nationale dont Laurent Gbagbo s'affublait, vient d'être brisé par la main justicière de l'ironie de l'histoire. La logique interne du système FPI, le refus du compromis et le principe de l'anéantissement de l’adversaire, inhérents à la logique de la guerre, viennent de se retourner contre Laurent Gbagbo lui-même. Comme un boomerang, ce retour du bâton délégitime moralement et politiquement l’ex-président du FPI en mettant à nue une imposture.

Le fameux leitmotiv de Laurent Gbagbo « asseyons-nous discutons » ne fut qu’un slogan creux. Pour être un démocrate et un réconciliateur national, il faut capable de reconnaître la légitimité des intérêts divergents qui s’affrontent dans la cité et avoir le sens du compromis.

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Bernard Dadié : de la lutte anticolonialiste à la dérive ethno-nationaliste.

Bernard Dadié, après avoir été ministre sous Houphouët-Boigny est ensuite devenu la caution morale du FPI ethno-nationaliste de Laurent Gbagbo. Il fut le chef de fil  des pétitionnaires militant pour la libération de Laurent Gbagbo. Son soutien fut constant durant les dix années calamiteuses du régime Gbagbo en matière de déprédations économiques et de violation des droits élémentaires de l’homme ( cf « La trahison de Bernard Dadié. », cedea.net, 17 juin 2016, « Pétition pour la libération de Laurent Gbagbo. Pour quelle Afrique a combattu Bernard Dadié ?», 18 juin 2016).

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Henri Konan Bédié: le géniteur de l’ethno-nationalisme en Côte d’Ivoire.

En une phrase lapidaire «  un Baoulé reste un Baoulé », Henri Konan Bédié  tente pour une énième fois, comme il en a l’art depuis 1990, de détricoter le processus de reconstruction de notre appartenance commune en Côte d’Ivoire, de briser symboliquement les ponts, de fissurer les routes et les voies de communications que le  processus de modernisation de notre société  essaie de rétablir entre les collectivités du territoire afin de rebâtir la Nation.

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Les Ivoiriens : des citoyens avant tout.

LES IVOIRIENS SONT, AVANT TOUT, DES CITOYENS PAR DELÀ LEURS IDENTITÉS ETHNIQUES RESPECTIVES. C'EST L’ŒUVRE CARDINALE ET LA MÉMOIRE DE L'HOUPHOUETISME.

Etre Ivoirien c’est être citoyen par delà une identité ethnique assumée dans la République. Tel fut le viatique politique légué par Félix Houphouët-Boigny à sa postérité.  Dans la République de Côte d'Ivoire, un Baoulé reste aussi, et surtout, un citoyen comme nous l'enseigna  Félix Houphouët-Boigny.

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Démission, attaques contre le RHDP et Ouattara, incontinence verbale… : Les mauvais choix de Soro.

AMBROISE TIETIE

Journaliste Professionnel

au Rassemblement

Après sa démission de l’Assemblée nationale, le vendredi 08 février 2019, Guillaume Soro semble avoir décidé de ‘’tout casser’’, surtout de ne plus se taire, tirant sur le RHDP et son président, le Chef de l’Etat Alassane Ouattara himself et se félicitant de sa ‘’liberté retrouvée’’. On le reconnait à peine !

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Réflexion critique sur le débat télévisé « Qu’est-ce qui divise les houphouëtistes ? »

Deux représentations antinomiques de la société, de la nation et de l’État et plusieurs quiproquos divisent les houphouëtistes. En cette scission intérieure, s’affrontent une conscience fausse et une conscience objective de l’houphouëtisme. Refonder réflexivement dans l’esprit de l’houphouëtisme l’action politique de la famille qui s’en réclame est une médiation nécessaire et vitale. Cette réflexivité continue permet de renforcer contre la conscience fausse, la conscience objective dont dépend la durabilité historique du programme houphouëtiste.

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