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Quel programme politique et économique le PDCI d’Henri Konan Bédié propose-t-il, en alternatives, aux Ivoiriens ?  0

Comme sa gouvernance en témoigne par les faits, le RHDP propose aux Ivoiriens un programme économique et politique libéral à orientation sociale marqué par l’intervention régulatrice de l’Etat dans la dimension publique de la sphère économique. Concentré sur le projet d’intégration nationale, le RHDP met en œuvre une politique économique et sociale qui combine l’investissement à la redistribution dans une action de modernisation de la société ivoirienne.

Cette œuvre d’intégration nationale est un impératif politique vital dans notre pays ethniquement et confessionnellement diversifié.

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Un chef de parlement peut-il être candidat à une élection présidentielle dans une démocratie pluraliste ?  0

Nous devons  fonder en raison la politique démocratique en nos États. Il faut conformer les institutions du régime de démocratie républicaine pluraliste à leur rôle fonctionnel. La concordance des institutions de ce régime à leur fonction et à leur esprit respectifs est la condition de l’émancipation multiforme des peuples, dont la démocratie pluraliste porte la promesse.  Son objet ultime est de permettre à la diversité sociale de coexister dans la reconnaissance et le respect réciproque des différences, d’accorder les particularismes culturels  et l’unité de la loi dans l’Etat central moderne, de réconcilier les intérêts particuliers et l’intérêt général, d’articuler les polarités divergentes d’égalité  et de liberté, d’investissement et de redistribution pour promouvoir l'émancipation de la diversité sociale.

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L’incidence catastrophique de la pensée magique sur le processus de démocratisation en Afrique.  0

Dans un continent marqué par la contestation ritualiste du résultat des urnes bien souvent contre les évidences, il est nécessaire d’attirer l’attention sur cette dimension d’irrationalité qui grève le progrès de la démocratie dans nos pays. La prégnance de la pensée magique dans l’affrontement politique est l’une des sources majeures de l’instabilité politique en nos pays.

Les crises postélectorales, la contestation ritualiste du résultat des urnes par les partis d’opposition et par les partis au pouvoir lors des défaites, ne s’expliquent pas exclusivement par des trucages et des manipulations du vote. Lorsqu’elles sont avérées, ces manipulations résultent en amont de la pensée magique des auteurs. Souvent meurtrières, ces violentes contestations post-électorales viennent de ce que certains acteurs politiques, sous l’emprise d’une ambition dévorante, prennent des libertés avec les principes élémentaires de la raison et entrent en contradiction, autant avec l’esprit du régime de démocratie pluraliste qu’avec la majorité de la population. Consciente de ses intérêts et de ses besoins existentiels, cette dernière vote dans l’isoloir en écoutant son bon sens, déjouant les attentes des candidats, de leurs appareils, de leurs propagandistes et des sondages tuyautés avec lesquels ces derniers croyaient pouvoir influencer les électorats.

 Des  partis au pouvoir au bilan calamiteux sur tous les registres, s’étonnent d’avoir perdu la majorité du vote, récusent leur défaite électorale et entreprennent de conserver le pouvoir par la force en usant d’une violence armée et sécuritaire paroxystique. Des partis d’opposition sans programme politique et sans projet sociétal inclusif identifiable, qui ont de surcroit tenu un discours ethno-nationaliste d’exclusion, n’admettent pas leur bérézina électorale, contestent le résultat des urnes par la violence, s’engagent dans des guérillas judiciaires, appellent  leurs militants à la révolte et à la sédition politique.

Méconnaissant que la démocratie est le régime de la souveraineté du peuple qui choisit ses élus sur la base de considérations pragmatiques en évaluant  l’aptitude de ces derniers à servir ses intérêts et ses besoins existentiels, la pensée magique se représente la victoire démocratique comme un phénomène surnaturel qui échoit ex-nihilo à un élu des dieux ou de Dieu. Cette prégnance de la pensée magique se constate quotidiennement dans le discours à tonalité confessionnel d’un certain nombre d’acteurs politiques qui s’en remettent à leurs dieux et non pas au peuple.

Le refus ritualiste du résultat des urnes, dans nos pays, semble donc pouvoir bel et bien  s’expliquer par le décalage de ces acteurs politiques par rapport aux exigences de la raison, aux principes et aux logiques et aux réquisits du régime de la démocratie pluraliste.

Peut-on dans une démocratie pluraliste être élu sans disposer d'un programme politique et économique inclusif clairement formulé et appuyé sur une large base sociale clairement identifiable? Peut-on remporter la majorité des voix sans respecter ce réquisit primaire de la démocratie pluraliste même quand on engage une guerre de succession et une campagne électorale précoces et démagogiques soutenues par une propagande effrénée? Assurément non car la démocratie pluraliste est un régime du nombre et de la liberté du choix politique. La majorité démocratique n'est jamais un électorat captif.

Le problème en Afrique noire, dans nos démocraties pluralistes en construction, est qu'un certain nombre d'acteurs politiques animés par la pensée magique prétendent pouvoir être élu en prenant des libertés avec cette loi d'airain de la démocratie pluraliste.

Un parti politique est par essence électoralement minoritaire parce qu'il ne représente qu'une partie de la population dans la société globale. Il ne peut donc logiquement conquérir la majorité du vote qu'en tenant un discours politique inclusif et en disposant d'un programme intégrateur clairement formulé qui lui permet de ratisser large au delà de son électorat naturel.

Sous l'emprise de la pensée magique, un grand nombre d'acteurs politiques en nos États foulent du pied cette évidence rationnelle. Attribuant à la propagande médiatique, aux campagnes électorales tonitruantes et démagogiques une vertu surnaturelle du fait de cette pensée magique, ils engagent une guerre de succession précoce escomptant prendre l'avantage sur leurs concurrents. Dénués de base sociale et de programmes inclusifs identifiables, entourés par une cour de laudateurs constituée par leur cercle rapproché et leurs militants fanatisés auxquels se réduit leur électorat, instrumentalisant vainement les chefferies traditionnelles, croyant ainsi se construire à peu de frais une base sociale majoritaire, ils montent à l'assaut du pouvoir d’État sur la base d'une illusion.

Ayant pris des libertés avec la loi d'airain de la démocratie pluraliste, ignorant que les masses africaines désormais informées à de multiples sources sont devenues plus critiques, pragmatiques et quasiment imperméables aux propagandes , ces acteurs politiques perdent invariablement les élections qu'ils croyaient pouvoir remporter sur la base d'une illusion. Engoncés dans la certitude de leur légitimité a priori de nature surnaturelle ils se refusent à toute remise en cause critique et tout aggiornamento. Il s'ensuit d'interminables contestations inutiles et des troubles post-électoraux qui ne s'expliquent pas toujours par des manipulations électorales perpétrées par leurs adversaires.

Il est donc grand temps, au terme de ce quart du 21 ième siècle, que nos acteurs politiques et que nos candidats aux diverses élections dans nos démocraties pluralistes se convertissent aux réquisits primaires de la démocratie pluraliste et s'en réapproprient la culture. La démocratie en sera confortée en Afrique noire, la stabilité politique, le progrès économique subséquent, l'émancipation des peuples seront une réalité et non plus un mirage permanent dans la sous-région du continent.

L’alliance Bédié/Ouattara en Décembre 2010 : une alliance sur fond de quiproquo.  0

Au 2ième tour de la présidentielle 2010, l’alliance Bédié/Ouattara avait été bâtie sur un quiproquo entre les deux chefs de parti qu’animaient des logiques et des objectifs divergents comme en attestent leurs discours et leurs praxis politiques respectives depuis l’ouverture de la guerre de succession en vue de la présidentielle 2020. L’un, Henri Konan Bédié, était animé par une logique autocratique et un objectif personnel de court terme : récupérer le pouvoir d’Etat en 2020 dans un but égocentré de revanche personnelle. L’autre, Alassane Ouattara, était animé par une logique démocratique et un projet politique de long terme dans une perspective globale: réaliser un programme d’intégration nationale du territoire dans la continuité de l’Houphouëtisme. Ce quiproquo s’est donc noué autour d'une vision royaliste et patrimonialiste du pouvoir, celle d’Henri Konan Bédié et d'une vision démocratique et citoyenne du pouvoir, celle d’Alassane Ouattara.

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Le dirigeant démocratique est transgénérationnel et non pas générationnel.  0

Le dirigeant démocratique est transgénérationnel parce que le peuple démocratique dont il est le représentant et le mandataire, est transgénérationnel. Le peuple démocratique est transgénérationnel parce qu’il est constitué de toutes les composantes de la nation : les morts, les vivants et les citoyens à venir non encore nés. Le peuple ivoirien en son unité démocratique, la Nation ivoirienne, ce sont les morts, les vivants et les Ivoiriens à venir non encore nés.

On peut en démocratie concevoir un leader transgénérationnel qui représente la Nation et parle au nom des citoyens morts, des vivants et des citoyens à venir qui ne sont pas encore nés. Le néologisme de leader générationnel serait pour cela conceptuellement contradictoire. Il désignerait un non-être.

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Côte d’Ivoire : voici pourquoi les promesses économiques et sociales du FPI et de ses alliés sont démagogiques.  0

N’est-il pas contradictoire de prétendre redistribuer les produits de la croissance au moyen d’un État communautaire anti-moderniste qui récuse, par principe, la production et la modernisation économique identifiées comme figures du néo-libéralisme corrupteur ?  

N’est-il pas contradictoire de prétendre détribaliser la société et le système politique au moyen du nationalisme communautaire qui en appelle à l’homogénéisation ethnique de la société et à l’appropriation de l’État par des autochtones ?

Comme l’attestent leurs discours et leurs pratiques, les forces dominantes de l’opposition ivoirienne sont, dans toutes leurs variantes, rassemblées dans le nationalisme identitaire et le populisme. Ces forces politiques  s’affirment comme anti-modernes et réactionnaires.

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Les mensonges de Moïse Lida Kouassi, manipulateur éhonté de la mémoire de Félix Houphouët-Boigny  0

A coup de mensonges éhontés et de falsifications, Moïse Lida Kouassi tente de réécrire l’histoire de notre pays en réinterprétant l’houphouëtisme selon sa propre vision communautariste de la société civile de la société politique et de l’État. Selon Lida Kouassi, la représentation nationale sous Felix Houphouët-Boigny était de type communautaire. Elle serait fondée sur la fusion communautariste du représentant et du représenté. Selon lui, la représentativité du PDCI-RDA sous le régime de parti-unique était de type ethnique. Le député Dida, Agny, Abbey, membre du PDCI-RDA était choisi par le parti, selon son appartenance ethnique, pour aller parler au nom de sa communauté à l’Assemblée nationale.

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LA PIERRE REJETÉE PAR LES BÂTISSEURS, DEVENUE ANGULAIRE.  0

DIBI Kouadio Augustin

Professeur titulaire de Philosophie

Université Félix Houphouët-Boigny de Cocody-Abidjan.

Le deuxième tour des élections présidentielles aura lieu dans quelques jours. Nous ne pourrons l’accueillir utilement et sereinement que dans la conscience d’une vérité élémentaire : 2 fait suite, de toute nécessité, à 1 comme le lieu de son enfantement, absolument incontournable. L’oubli de cette vérité a pour conséquence une marche qui n’est que piétinement, errance et ensablement de soi dans l’obscur, faute d’attention et de fidélité à ce qui, sans aucune voix, dans le moment premier, est venu nous faire signe pour se retirer et nous observer.

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Le Président de la République ne désigne pas son successeur dans un régime de démocratie pluraliste.  0

Le président de la république doit-t-il désigner  son successeur dans une démocratie pluraliste ? Évidemment non.

Le successeur du Président de la République est élu par le peuple souverain à la majorité des voix au suffrage universel au terme d’une compétition électorale où s’affrontent des programmes et des projets sociétaux incarnés par des candidats choisis par une pluralité de partis politiques.

La succession démocratique est réglée par la Constitution. Certes le président de la République peut apporter, au sein de la majorité au pouvoir, son soutien au candidat qu’il juge  être à même de mieux porter le programme et le projet sociétal du parti en raison de ses capacités et de ses aptitudes politiques, intellectuelles, technocratiques et morales.

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LE PDCI-RDA, UN TEMPLE DÉSORMAIS SANS SANCTUAIRE  0

DIBI Kouadio Augustin

Professeur titulaire de Philosophie                                                            

Université Félix Houphouët Boigny de Cocody

LE PDCI RDA, UN TEMPLE DESORMAIS SANS SANCTUAIRE

L’ami, habitué à notre pays et venu ces jours de l’étranger pour nous rendre visite, ne manquera pas, en nous quittant, de garder au plus profond de lui-même, le sentiment suivant : ce pays, manifestement, affectionne de vivre dans l’indifférence du temps sans se soucier une seule seconde des leçons que lui donne, dans le silence et le recueillement des choses, son passé même le plus récent.

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RHDP Parti-unifié : le retrait du PDCI identitaire est un coup d’épée dans l’eau.  0

Que change la dénonciation de l'accord de création du RHDP Parti-unifié par la fraction ethno-nationaliste du PDCI? RIEN !

La réalité politique et la viabilité historique du RHDP Parti-unifié, en tant que rassemblement et union pérenne des forces démocratiques et républicaines ivoiriennes dans la société civile et dans la société politique de notre pays, demeure inentamée.

Désiré et voulu, tant dans la société civile que dans la société politique par les démocrates et les républicains ivoiriens, le RHDP Parti-unifié continue donc d'exister.  Bon nombre d’Ivoiriens y voient un front politique patriotique pérenne contre le nationalisme et le populisme.

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07 Août 1960 : Ce que signifient l’Indépendance de la Côte d’Ivoire et le RHDP parti-unifié.  0

Que visaient la lutte anticolonialiste des peuples de notre territoire et leur combat pour l’Indépendance nationale? Quels furent  le programme politique et le projet sociétal de Félix Houphouët-Boigny qui dirigea cette lutte au moyen du PDCI-RDA ?

Au moment où, à l’approche des cinquante et huitièmes anniversaires (58 ans) de notre Indépendance nationale, les forces du nationalisme communautaire, une fraction au sein du PDCI de nos jours revendiquent l’héritage politique de l’houphouëtisme, il est essentielle de revivifier la mémoire et les objectifs de la lutte anticolonialiste du PDCI-RDA originel. Il est vital de convoquer publiquement cette mémoire quand ces forces la réinterprètent à leur guise pour réintroduire dans  notre pays l’exclusion, la division, la domination de groupes soi-disant autochtones autant dire un de colonialisme ethnique intérieur. Ce viol de l’esprit de la lutte anti-colonialiste de Félix Houphouët-Boigny et ce dévoiement du projet du PDCI-RDA sont une imposture.

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Les appels à la guerre de la fraction identitaire du PDCI : une imposture contre la Nation et la République en Côte d’Ivoire.  0

On entend ces jours-ci l’aile ethno-nationaliste du PDCI, un courant identitaire anti-moderniste et anti-libéral d’extrême droite, prétendre représenter le PDCI-RDA qui est un parti libéral de centre-droit. On entend, ces jours-ci, cette fraction prétendre incarner la totalité du peuple ivoirien, appeler les Ivoiriens à se mettre en « rang de bataille », à entrer en résistance contre une soi-disant « dictature », à engager un mouvement de libération nationale contre une invasion étrangère.

Cette fraction anti-moderniste et antilibérale, qui en appelle à la purification ethnique, à l’autochtonie contre la diversité, à l’ethnicité contre la citoyenneté, ment quand elle prétend incarner l’Houphouëtisme, une philosophie politique fondée par l’alliance des cultures ethniques et de la rationalité moderne, qui fait de la citoyenneté et du libéralisme ses credos.

La position et les appels de cette fraction partisane sont une colossale imposture d’un point de vue logique et d’un point de vue politique. Ils trahissent l’Houphouëtisme et constituent aussi une agression contre la Nation et la République en Côte d’Ivoire.

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Côte d’Ivoire : réfutation des propos du député Camara Loukimane par un citoyen ivoirien.  0

Mr le Député Camara Loukimane, suite à vos propos dans le quotidien ivoirien Soir-info du 31-01-2018, je vous interpelle sur trois points en ma qualité de citoyen ivoirien.

Je vous interpelle sur la fonction des partis politiques, sur celle du député en tant que représentant de la Nation, et sur la candidature probable du président de l’Assemblée nationale à la présidence de la République en 2020. Je conteste vos propos sur ces trois points.

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Ne pas perdre de vue le cap de la démocratie républicaine pluraliste en Côte d’Ivoire.  0

Que pourrait apporter de plus à notre pays, en matière de bonne gouvernance politique économique et sociale, ainsi qu’en matière d’amélioration des conditions de vie des populations, la « coalition » hétéroclite et incohérente qui se reconstitue en ce moment, sous un modèle à la fois communautaire et stalinien, pour tenter d’enferrer le front républicain RHDP ?

Que pourrait apporter de plus, en matière de démocratie républicaine pluraliste, cette « coalition » de triste mémoire qui se reconstitue sous les signes de la conception royaliste et autocratique du pouvoir ?

Quel programme économique, quel projet sociétal cette « coalition » propose-t-elle à la Côte d’Ivoire qui serait devenue selon elle un « enfer » ? Quel modèle de redistribution propose-t-elle aux Ivoiriens ? Comment les acteurs de cette coalition comptent-ils articuler la paire investissement/redistribution ?

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