Articles par balises :Parti

LE MINISTRE HAMED BAKAYOKO A-T-IL LE DROIT DE PRÉSENTER SA CANDIDATURE AUX MUNICIPALES A ABOBO ?  0

EN DÉMOCRATIE L’ÉLU EST, PAR DELÀ SA QUALITÉ DE REPRÉSENTANT D'UNE CATÉGORIE SOCIALE DONT IL PORTE LA PAROLE ET DÉFEND LES INTÉRÊTS,  LE REPRÉSENTANT DE LA NATION QUI TRANSCENDE ET UNIFIE TOUTES LES CATEGORIES SOCIALES DU TERRITOIRE.

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Le dirigeant démocratique est transgénérationnel et non pas générationnel.  0

Le dirigeant démocratique est transgénérationnel parce que le peuple démocratique dont il est le représentant et le mandataire, est transgénérationnel. Le peuple démocratique est transgénérationnel parce qu’il est constitué de toutes les composantes de la nation : les morts, les vivants et les citoyens à venir non encore nés. Le peuple ivoirien en son unité démocratique, la Nation ivoirienne, ce sont les morts, les vivants et les Ivoiriens à venir non encore nés.

On peut en démocratie concevoir un leader transgénérationnel qui représente la Nation et parle au nom des citoyens morts, des vivants et des citoyens à venir qui ne sont pas encore nés. Le néologisme de leader générationnel serait pour cela conceptuellement contradictoire. Il désignerait un non-être.

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L’ignorance crasse de Franklin Nyamsi en matière de politique démocratique.  0

Avant de publier son texte délirant à l’introduction surréaliste  sur son blog  dans Médiapart, campant son Soro Guillaume en homme providentiel attendu par le peuple ivoirien, Franklin Nyamsi s’était fait interviewer par un journal Camerounais. (cf http://www.camer.be/69580/6:1/cameroun-le-professeur-franklin-nyamsi-wa-kamerun-rapond-aux-questions-du-journaliste-kuissui-mephou-cameroon.html)

Soutenant, selon sa vision déformée par un delirium tremens, que  le peuple ivoirien serait  victime d’une des pires dictatures de la planète, Franklin Nyamsi se présente, dans cette interview, comme un Don Quichotte venant rétablir la justice sociale en Côte d’Ivoire aux côtés de son compagnon Soro Guillaume.

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Le RHDP est l’héritier de l’houphouëtisme en Côte d’Ivoire.  0

Quel est l’héritage politique légué aux Ivoiriens par le père fondateur de la Côte d'Ivoire moderne que le PDCI-RDA se devait de préserver et de renforcer? Était-ce un nationalisme modernisateur articulé par les principes républicains et démocratiques de citoyenneté, de respect de la diversité sociale et de dialogue des cultures? Était-ce un nationalisme antimoderne articulé par l'ethnicité et le refus de la diversité sociale et culturelle ? Quelle force politique est aujourd’hui, en Côte d’Ivoire, dépositaire de l’houphouëtisme par le discours  et les pratiques politiques?

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Les mensonges de Moïse Lida Kouassi, manipulateur éhonté de la mémoire de Félix Houphouët-Boigny  0

A coup de mensonges éhontés et de falsifications, Moïse Lida Kouassi tente de réécrire l’histoire de notre pays en réinterprétant l’houphouëtisme selon sa propre vision communautariste de la société civile de la société politique et de l’État. Selon Lida Kouassi, la représentation nationale sous Felix Houphouët-Boigny était de type communautaire. Elle serait fondée sur la fusion communautariste du représentant et du représenté. Selon lui, la représentativité du PDCI-RDA sous le régime de parti-unique était de type ethnique. Le député Dida, Agny, Abbey, membre du PDCI-RDA était choisi par le parti, selon son appartenance ethnique, pour aller parler au nom de sa communauté à l’Assemblée nationale.

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La question de la responsabilité politique du gouvernement FPI dans la crise post-électorale ivoirienne 2010.  0

En démocratie l’État est responsable de sa société. Réciproquement le citoyen est responsable de son État et de son gouvernement. Le gouvernement répond du bien-être et du mal-être de la population. C’est une obligation politique. Cette responsabilité irréductible a justifié la récente interpellation du gouvernement RHDP par certaines organisations associatives et par certaines ONG relativement à la problématique des déguerpis de la SICOGI.

Cette responsabilité de principe fonde l’impératif de reddition périodique des comptes. Elle est spécifique et distincte de la responsabilité pénale de type judiciaire. Il s'agit d'une responsabilité politique. Aucun gouvernement ne peut et ne doit en être exempté car tous les gouvernements sont tenus de répondre  de leur charge envers la population. Un gouvernement est politiquement fautif quand il se décharge de cette responsabilité civique.

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Le RDR, modèle local de démocratie en Côte d’Ivoire.  0

La démocratie pluraliste souligne Pierre Rosanvallon « consiste dans une expression saine et ouverte des conflits d’intérêts et des différents d’appréciation ».La démocratie accepte la divergence des intérêts et des opinions. Elle institutionnalise le conflit et son règlement. La vie des partis politique et la  compétition électorale s’organisent sur cette base.

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Côte d’Ivoire : adopter l’accord de principe du parti unifié RHDP, c’est le créer.  0

La décision commune du Président Henri Konan Bédié et du Président de la République Alassane Ouattara, de transformer la coalition RHDP en parti unifié est désormais  officiellement actée  à travers un accord politique matérialisé par un texte doublement signé. Il importe de déterminer la signification de cette décision politique capitale.

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RHDP : les avantages politiques évidents de l’unification.  0

En démocratie multi-partisane, la formule de la coalition-unification, le caractère inclusif du discours et du projet sociétal partisan sont les conditions de possibilité de la majorité électorale, car chaque parti politique est, par essence, minoritaire. Dans le cas d’espèce du RHDP, l’unification permet de construire, face à la concurrence politique qu’instaure la démocratie multi-partisane, un bloc libéral pérenne structuré par le programme politique et le projet sociétal de l’houphouëtisme.

Un parti politique est, comme l’indique sa dénomination de parti (pars),  une partie d'un tout. Il ne peut, en tant que tel, exprimer la Nation entière et représenter toutes les catégories de la société. Il ne représente politiquement qu’une partie de la société dont il défend les intérêts et les valeurs.  Du fait de cette nature ontologique, il est a priori électoralement minoritaire dans le cadre d’un régime de démocratie multi-partisane. Il doit conquérir la majorité électorale à l’aide d’un discours républicain rassembleur, d’un programme politique et un projet sociétal inclusifs.

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La responsabilité des élites politiques face au péril nationaliste en Côte d’Ivoire.  0

Les sociaux-démocrates viennent de sauver la Grande coalition dirigée par Angela Merkel pour préserver le pays contre l'ethno-nationalisme, parce c’est bien ainsi qu’il faut considérer le parti nazi, à nouveau présent dans le paysage politique allemand. Pour sauvegarder le bien commun contre le péril nationaliste, le SPD a refusé de déstabiliser l'exécutif pourtant libéral, c'est-à-dire d'une obédience idéologique de droite. Des compromis ont été négociés entre les parties prenantes de la Grande coalition sur la base de discussions programmatiques. A la suite de ce débat, des portefeuilles ministériels ont été répartis afin que puisse être mis en œuvre un programme commun de gouvernement, constitué par une synthèse de mesures libérales et de mesures sociales. En démocratie représentative, le pouvoir d’Etat et les ministères sont les moyens de réaliser un programme politique qui sert le bien commun du pays et les intérêts individuels et collectifs des  populations.

Cette décision des responsables politiques de la gauche centriste allemande illustre ce qu’est la responsabilité politique partisane. Elle devrait nous inspirer en Côte d'Ivoire. Motivés par une conception autocratique du pouvoir et une vision étriquée de l'alternance, certains chefs de factions du parti libéral conservateur de centre droit ivoirien  sont disposées à s'allier à des nationalistes extrémistes antilibéraux pour déstabiliser un exécutif de centre-droit dont ils sont eux-mêmes partie-prenantes. Ce cas d’école ivoirien est symbolique.

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Présidentielle 2020. L’hypertrophie du débat procédural en Côte d’Ivoire : encore une arnaque politique?  0

La légitimité démocratique est constituée par le respect concomitant et simultané des procédures et de la substance de la démocratie. Elle résulte de la considération accordée à la lettre, en même temps qu’à l’esprit, des institutions.  De la conformité aux procédures et à la lettre des institutions, résulte la légalité. De la déférence à la substance et à l’esprit des institutions, procède la légitimité. Les procédures sont le vestibule de la substance de la démocratie. Se soucier des procédures, et négliger la substance de la démocratie, est réduire la démocratie à la légalité. Dans ce cas, la conformité à la lettre du fonctionnement des institutions peut recouvrir la trahison de leur esprit. Adolf Hitler accéda légalement au pouvoir. Le fonctionnement impeccable des procédures du vote ne saurait garantir, à lui seul, l’élection démocratique contre le détournement de la déclaration de la volonté générale.  Les électeurs doivent connaître les identités et les programmes des partis, et des candidats, qui sollicitent leur vote pour que le respect des règles de fonctionnement des institutions d’impartialité puisse effectivement empêcher le détournement de la volonté populaire vers des intérêts particuliers partisans.

En réduisant la problématique démocratique ivoirienne au débat procédural,  ne néglige-t-on pas les questions de fond qui concernent l’identité des partis, leurs programmes et projets ?

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Côte d’Ivoire : le PDCI peut-il « aller prendre le pouvoir avec qui acceptera de venir à lui » ?  0

Le PDCI « ira prendre le pouvoir avec qui acceptera de venir à lui ", dit Charles Konan Banny, l’une des figures emblématique du courant identitaire du parti. D’un point de vue purement démocratique, ce propos est-il politiquement rationnel ?

Pour interpeller de manière critique la pertinence de ce propos, il importe, tout d’abord, de préciser qu’en démocratie le pouvoir du peuple est inappropriable. De même que tous les partis politiques ivoiriens, le PDCI ne pourra pas « aller prendre » le pouvoir parce que la Côte d’Ivoire est une démocratie. Le pouvoir du peuple est inaliénable. Il n’est la propriété de personne.

 Ce point étant précisé, il faut en convenir, le choix de ses alliés dans la compétition électorale, en vue de sa sélection par le peuple à travers le vote majoritaire, est une prérogative inaliénable du PDCI. Le PDCI  peut donc bel et bien  s’allier « avec qui acceptera  venir à lui». Néanmoins, n’étant pas propriétaire du pouvoir démocratique ivoirien, il ne peut pas « aller prendre le pouvoir « avec qui acceptera de venir à lui ». Charles Konan Banny aurait donc dû dire que « Le PDCI s’alliera avec qui acceptera de venir à lui  pour solliciter le vote majoritaire des Ivoiriens».

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Martin Schulz, Jacob Zuma et Laurent Gbagbo : priorité aux intérêts du parti ou priorité aux intérêts personnels ?

Après avoir été la cheville ouvrière du contrat de compromis de la nouvelle grande coalition CSU/CDU-SPD à venir en Allemagne, Martin Schulz, le chef du SPD, a décidé spontanément et volontairement de renoncer à son poste de Ministre au sein de cette nouvelle coalition. Selon ses dires, il a en ainsi décidé afin de démontrer que les intérêts et l’intégrité du parti doivent avoir la priorité sur les intérêts particuliers et les ambitions de son chef et de ses dirigeants.

En Afrique du Sud, Jacob Zuma, le chef de l’ANC, accusé de corruption, vient de démissionner sous la pression du parti après avoir résisté durant de longues années. Selon ses dires, il en a ainsi décidé afin de sauvegarder l’intégrité du parti, pour éviter que des morts provoquées par son refus de démissionner, n’entachent son nom, et aussi parce qu’il situe ses intérêts particuliers derrière ceux du parti. Mais Jacob Zuma ne se reconnaît coupable de rien. S’estimant innocent en dépit des preuves judiciaires documentées de sa corruption et du népotisme de son régime, il ne consent pas en conscience à sa culpabilité politique et s’estime victime d’une injustice.

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Le tribalisme d’Etat en Afrique Noire, version communautaire du système des dépouilles républicaines.

Le dévoiement de la démocratie républicaine en démocratie communautaire conduit nécessairement au népotisme et au tribalisme d’Etat. Ces deux fléaux sont les  formes sous lesquelles se traduisent les dépouilles,  autrement dit le partage politique des ministères régaliens et des postes de la haute administration,  dans les démocraties à représentativité communautaire. « Le système des dépouilles (spoils system) est un principe selon lequel un nouveau gouvernement devant pouvoir compter sur la loyauté partisane des fonctionnaires substitue  ceux qui sont en place par des fidèles. » 

En démocratie républicaine le parti qui conquiert la majorité électorale durant une présidentielle gouverne pour réaliser son programme politique et économique. Il lui faut, à cette fin, confier les ministères régaliens et les postes stratégiques de la haute administration aux membres loyaux et technocratiquement compétents du parti. C’est la tradition des dépouilles républicaines.

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Côte d’Ivoire : ce que le pluralisme démocratique ivoirien doit redevenir.

En Côte d’Ivoire, notre pluralisme démocratique trace obstinément son chemin sur la voie de son perfectionnement. Il est toutefois assailli par de nombreux maux qui sont loin d’être une irréversible fatalité. La mémoire de ce qu’était ce pluralisme à l’aube de l’Indépendance de notre pays, nous convainc de la contingence de cette situation pathologique. Nous pouvons y remédier en nous réappropriant, aujourd’hui, l’esprit du volontarisme démocratique et républicain qui anima les pères de notre indépendance politique et structura leur combat. Faisons donc l’état actuel des lieux pour discerner clairement l’urgence qui s’impose à nous et en imaginer les solutions.

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