Articles par balises :Bien Commun

Le sens des limites et le sens de la pudeur, socle esthétique de l’Etat de droit.

Avons-nous des raisons de penser que tous les acteurs de notre échiquier politique ivoirien soient ÉGALEMENT CAPABLES de SE FIXER DES LIMITES et soient animés par le SENTIMENT de PUDEUR, VERTU POLITIQUE CAPITALE dont Platon disait dans "Le Protagoras" que le déficit transforme nécessairement le politicien en FLÉAU des CITÉS ? 

Sommes-nous également animés par l'indispensable SENTIMENT de CIVISME en tant qu'acteurs sociaux ?

Nous sentons-nous concernés par la défense de L'INTÉRÊT GÉNÉRAL, par la protection du BIEN COMMUN et par la sauvegarde de L'ORDRE PUBLIC sans lequel il n'y a pas de libertés publiques ? 

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La synergie entre opposition et gouvernement en démocratie.

Le régime de démocratie pluraliste se caractérise par la synergie entre le gouvernement et l’opposition, entre un pouvoir et un contre-pouvoir qui s’affirment et se confirment réciproquement dans l’intérêt général et le bien commun de la cité. L’opposition, le contre-pouvoir démocratique, est le partenaire du gouvernement, du pouvoir et réciproquement.

L'opposition est dans le régime de démocratie pluraliste, un contre-pouvoir qui s’affirme comme tel en reconnaissant le gouvernement. Il n'existe pas d'opposition sans gouvernement et de gouvernement sans opposition. Il n'existe pas de contre-pouvoir sans pouvoir et de pouvoir sans contre-pouvoir.

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La courtoisie d’Alassane Ouattara envers Simone Gbagbo (2ième partie) : une leçon de civisme démocratique contre l’extrémisme politique en Côte d’Ivoire.

La courtoisie politique du Président de la République Alassane Ouattara envers l'ex-première dame Simone Gbagbo figure de proue du FPI de Laurent Gbagbo qui a toujours considéré le nouveau chef d'Etat comme un ennemi, délivre cette leçon d'exemplarité à la classe politique et au peuple Ivoiriens: c'est ainsi que doivent être traités les adversaires politiques qui ne sont pas des ennemis mais des partenaires dans l'œuvre de construction d'une Nation commune.

C'est une idée de l'affrontement politique en démocratie qui est ainsi donnée à voir au moyen  d’un exemple concret. C’est un schème pratique. L’adversaire politique, en démocratie, n’est pas un ennemi. C’est un partenaire.

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Les chefs du PDCI, du FPI et du RACI sont-ils capables d’incarner une alternative politique dans la démocratie ivoirienne ?

Dans une démocratie pluraliste, l’opposition doit être constructive. Elle est l’arc-boutant du gouvernement dans l’architectonique du régime de la souveraineté du peuple. Au programme du gouvernement, elle doit opposer un programme inclusif alternatif et concurrentiel d’intégration nationale.

La problématique de l’affrontement politique, dans toutes les démocraties pluralistes du monde, est de résoudre par des offres partisanes idoines les questions d’unité nationale, d’articulation entre la liberté et l'égalité, de production et de redistribution de la richesse nationale, de justice et de solidarité sociales

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L’impartialité de la CEI : un sens de la nation et une capacité de désintéressement.

La réforme de la CEI ne doit pas être entendue dans une acception  matérielle et quantitative mais dans une acception intellectuelle et morale.

 L’impartialité et l’indépendance de la CEI ne résulte ni de l’équilibre quantitatif des protagonistes de la compétition électorale, ni de la présidence de cette institution par un tiers en provenance de la société civile  qui est, au demeurant, le lieu d’expression des particularismes.

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Prendre parti pour la Nation et la République, en démocratie, n’est pas être partial.

Relativement à la consistance des représentations mentales qui permettent de soutenir la Cité, l’un des effets délétères de la dérive ethno-nationaliste initiée dans les années 1990 dans notre pays,  est la crise du sentiment républicain, de la conscience de l’intérêt général et du bien commun dans une partie non négligeable de notre société civile et de notre société politique.

Repliés sur nos identités communautaires, nos ambitions personnelles et nos intérêts particuliers désormais absolutisés, il semble que nous  ayons perdu de vue l’intérêt général et le bien commun qui nous réunissent dans un même corps politique par delà nos différences et nos divergences. Il semble que nous soyons devenus aveugles à ces références ultimes qui garantissent  nos intérêts particuliers et nos biens privés.

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RHDP Parti-unifié : le retrait du PDCI identitaire est un coup d’épée dans l’eau.

Que change la dénonciation de l'accord de création du RHDP Parti-unifié par la fraction ethno-nationaliste du PDCI? RIEN !

La réalité politique et la viabilité historique du RHDP Parti-unifié, en tant que rassemblement et union pérenne des forces démocratiques et républicaines ivoiriennes dans la société civile et dans la société politique de notre pays, demeure inentamée.

Désiré et voulu, tant dans la société civile que dans la société politique par les démocrates et les républicains ivoiriens, le RHDP Parti-unifié continue donc d'exister.  Bon nombre d’Ivoiriens y voient un front politique patriotique pérenne contre le nationalisme et le populisme.

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Côte d’Ivoire : réfutation des propos du député Camara Loukimane par un citoyen ivoirien.

Mr le Député Camara Loukimane, suite à vos propos dans le quotidien ivoirien Soir-info du 31-01-2018, je vous interpelle sur trois points en ma qualité de citoyen ivoirien.

Je vous interpelle sur la fonction des partis politiques, sur celle du député en tant que représentant de la Nation, et sur la candidature probable du président de l’Assemblée nationale à la présidence de la République en 2020. Je conteste vos propos sur ces trois points.

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Côte d’Ivoire : ces évidences que tout Ivoirien devrait savoir.

Avant de stigmatiser, d'ostraciser, de dénoncer de prétendues compromissions, dénonciations qui ne prennent que la mesure de l'ignorance crasse de ces dénonciateurs en matière de démocratie et d'exigence républicaine, les censeurs ivoiriens des réseaux sociaux spécialisés dans les injures et l'absence de réflexion, devraient d'abord s'évertuer à comprendre et à se mettre à la hauteur des évidences suivantes.

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Les conséquences inéluctables d’une alliance PDCI ethno-nationaliste/FPI national-populiste en Côte d’Ivoire.

Nous ne devons jamais l’oublier. Le FPI a gouverné la Côte d'Ivoire entre 2000 et 2010. Son bilan en la matière est calamiteux sur tous les registres. Sa gouvernance s’est conclue par une guerre civile dont il s’est, jusqu’à ce jour, refusé d’assumer la responsabilité politique en tant que Gouvernement. Trahissant la social-démocratie, il avait repris à son compte, par manque de conviction socialiste, le nationalisme ethnique qu’une faction identitaire du PDCI, trahissant elle aussi le nationalisme libéral modernisateur du PDCI-RDA, avait mobilisé en 1995 pour tenter de se débarrasser d’un adversaire politique.

Ces deux trahisons et ces deux attaques contre la démocratie républicaine furent déterminées par le caractère spécifique de ces deux partis. Le pouvoir d'Etat est considéré par ces deux partis comme étant une fin en soi et la propriété privée exclusive de celui qui s'en empare. Le programme politique de ces deux partis est un programme nationaliste d'exclusion et de désintégration nationale. Leur projet commun est de réconfigurer, sous le principe de l'autochtonie, la société et l'Etat par négation et expulsion de l'altérité.

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Déni de démocratie au PDCI : une insulte à la Nation et au peuple ivoirien.

Polarisée sur la reconquête d’un pouvoir d’État fétichisé, une minorité activiste au PDCI, a rompu avec la conscience de soi du parti et en a piétiné la mémoire. Elle a oublié le combat historique de libération nationale, écrit dans le sang, qui fut mené par le PDCI-RDA depuis l’occupation coloniale et récemment contre une dictature national-populiste sanguinaire endogène. Cette fraction activiste du PDCI a dévoyé le nationalisme libéral modernisateur de Félix Houphouët-Boigny en nationalisme ethnique antilibéral et antimoderniste. Elle s’est reconnue dans le national-populisme  sectaire de type communiste de son ennemi mortel le plus farouche et le plus impitoyable, le FPI de Laurent Gbagbo.

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La problématique de l’alternance du pouvoir en Côte d’Ivoire, appréhendée sous la perspective de la base sociologique du pays.

La question de l’alternance du pouvoir en Côte d’Ivoire doit être envisagée relativement aux questions vitales ci-dessous parce que l’alternance démocratique est une alternance citoyenne et programmatique fondée sur une représentativité partisane de type social. La démocratie n’est pas un régime hors-sol. La problématique démocratique n’est pas une problématique désincarnée.

Les intellectuels et les journalistes ivoiriens qui abordent la question de l’alternance avec une coupable légèreté, selon moi, en répétant des poncifs et des lieux communs selon l'air du temps, devraient être un peu plus regardants sur la réalité sociologique et historique de notre pays.

Les 67 ethnies et les multiples confessions que nous sommes en Côte d’Ivoire sont-elles unies dans la citoyenneté ? Sommes-nous unis dans un sentiment d’appartenance commune par-delà nos ethnies et nos coutumes particulières, nos confessions et nos dieux ?  

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L’enjeu central de la Présidentielle ivoirienne 2020, éclairé par une politique fiction.

Sous les clameurs des appels au respect impératif du principe d’alternance du pouvoir en Côte d’Ivoire, osons imaginer une politique fiction et tirons, par déduction et induction, les conséquences logiques d’un tel évènement. Cette réclamation bruyante cache des profils anti-démocratiques inquiétants.

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L’instrumentalisation politique des faits divers dans la guerre de succession en Côte d’Ivoire.

La problématique sociale des déguerpis de la SICOGI et les faits divers qui émaillent l’actualité ne devraient pas être instrumentalisés politiquement, comme ils le sont actuellement, par les logiques factionnelles et l’érection des égoïsmes et des ambitions personnelles en cours dans la guerre irrationnelle de succession.

Le déguerpissement des locataires de la SICOGI ne relève pas d'une décision de l’État ivoirien quoique la SICOGI soit une société à participation financière publique et que ses mandataires sociaux soient nommés par décret pris en conseil des ministres. La corruption des agents du guichet unique, relativement au trafic des limousines, n’est pas une corruption du gouvernement qui n’administre pas non plus la justice en démocratie. Nous sommes sortis du régime du parti-État et de l'économie politiquement contrôlée. Nous vivons désormais sous un régime de démocratie républicaine multipartisane et d'économie libre de marché.

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L’équation politique et le problème africains à travers le prisme de la Côte d’Ivoire.

L’équation programmatique africaine consiste à rattraper le retard politique économique et social des États du continent en un moment où, dans l'économie mondialisée, prévalent les tentations de fermeture nationaliste et de repli sur les identités ethniques. Pour combler ce retard, il faut relier des impératifs contradictoires afin d’accorder nos corps politiques aux nouvelles formes de rationalités économique, politique et sociale. Il faut concilier la rationalité instrumentale et la rationalité culturelle, le marché et la solidarité, la liberté et l’égalité.

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