Articles par balises :Ethno-nationalisme

Excès et excentricités identitaires sur la plate-forme de l’opposition ivoirienne. (2ième partie)  0

Ainsi donc en l'espace de quelques mois, à l'approche de la Présidentielle 2020, le RHDP se serait, selon le prisme des acteurs de la plate-forme de "l'opposition" , subitement métamorphosé en immonde dictature depuis que le ploutocrate milliardaire Henri Konan Bédié et que le jeune oligarque égocentrique Soro Guillaume, s'étant aperçus que le pouvoir d'Etat ne leur serait pas gracieusement remis selon une logique dévolution monarchique et patrimonialiste, sont entrés en dissidence pour tenter de capturer ce pouvoir par la rue et la force au moyen d'une insurrection populaire téléguidée!

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Excès et excentricités identitaires sur la plate-forme de l’opposition ivoirienne.(1ère partie)  0

En aucun autre État de l'Afrique postcoloniale durant ces 70 années d'indépendance politique, mis à part l'ex-Rwanda de Juvénal Habyarimana, aucun parti politique n'a fait de manière aussi décomplexée, de manière aussi cynique, aussi ouvertement affichée et proclamée, du programme ethno-nationaliste xénophobe à connotation d'épuration ethnique, de la chasse à l'étranger et des thématiques mortifères qui les accompagnent, son programme officiel comme le font le PDCI de Henri Konan Bédié, le FPI de Laurent Gbagbo suivis par le RACI de Soro Guillaume et une foule de micro-partis heureusement dénués de représentativité, tels ceux de Danièle Boni Claverie et Yasmina Ouegnin, en Côte d'Ivoire.

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La nécessaire réhabilitation de la figure de l’étranger dans les États multi-ethniques post-coloniaux d’Afrique.  0

L’étranger : une arme de combat politique en Afrique.

Dispositif stratégique destiné à garantir les rapports de reproduction sociale,  à empêcher la diffusion de l’économie marchande dans le reste de la société, instrument de  contention du capital dans la sphère du pouvoir, bête de somme ou prête-nom, l’étranger fut utilisé à la fois comme capital économique et instrument de lutte politique par les classes dirigeantes des royautés et des empires de l'Afrique précoloniale. (Cf : « Les causes endogènes de la pauvreté de masse en Afrique noire 3ième  partie ». cedea.net, 15  Décembre 2015).

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Ce qu’il en est de la notion d’étranger : une clarification indispensable en Côte d’Ivoire.  0

La notion d'étranger ne renvoie pas à la même réalité selon qu'on se trouve dans un État-nation ou dans un État qui reste ethniquement fragmenté ou dont la nation est en voie de construction.

Dans les États-nation, dans les pays qui ont réussi à rassembler et unifier les diverses collectivités culturelles du territoire et se sont, de ce fait, transformés en un corps politique lié par un sentiment d'appartenance commune citoyenne, l'étranger est de la nationalité d'un autre pays. Il vient de l'extérieur des frontières du territoire de l’État.

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Protéger la présidentielle ivoirienne 2020 à l’aide des principes rationnels élémentaires du régime de démocratie pluraliste.  0

NOUS DEVONS NOUS RÉAPPROPRIER LES PRINCIPES RATIONNELS ÉLÉMENTAIRES DU RÉGIME DE DÉMOCRATIE PLURALISTE POUR GARANTIR, EN NOS PAYS, DES CAMPAGNES ELECTORALES  ET DES PRÉSIDENTIELLES APAISÉES.

Le peuple démocratique ne se réduit ni aux chefs, ni aux militants d'un parti. Comme son nom l'indique le parti politique  ne représente qu'une partie de la société civile et jamais la totalité de la Cité.

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La notion de « rattrapage ethnique », alibi commode des ethno-nationalistes ivoiriens.  0

Les faux-fuyants et les tentatives nauséabondes entreprises par certaines officines de désinformation et de propagande afin de faire de la notion de "rattrapage ethnique" la cause des affrontements intercommunautaires, d'occulter la cause de réelle ces affrontements, de transformer les auteurs du discours identitaire incendiaire meurtrier du PDCI et du FPI en victimes et en procureurs légitimes du gouvernement et du chef de l'État, sont inacceptables et ignominieux. Ces tentatives révoltantes sont politiquement et moralement condamnables.

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Rôle des intellectuels africains dans la démocratie en Afrique ?  0

Quel est le rôle des intellectuels africains dans la démocratie en Afrique ?

Une réponse précise à cette question est d’autant plus urgente que la démocratie libère la parole, appelle le débat d’idées, requiert la construction de projets de société et que les nouveaux régimes démocratiques sollicitent de plus en plus les intellectuels, pour penser la démocratie afin d’en déployer toute l’efficience dans le sens de l’émancipation des peuples.

Bien souvent, par le passé, beaucoup d’intellectuels africains s’étaient, par affinité ethnique et pour des raisons pécuniaires, mis au service des dictatures. Nombre d’entre eux se sont fait conseillers des tyrans et ont été les intellectuels organiques des régimes despotiques du continent. Et lorsque, comme Laurent Gbagbo, ils eurent à exercer directement le pouvoir, ils installèrent des régimes liberticides et corrompus et se révélèrent pire que les régimes autoritaires et les despotes qu’ils avaient combattus.

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Gros plan. Construction de la Nation : Bédié, l’anti-Houphouët  0

Ambroise Tiétié

Journaliste Professionnel

Au Rassemblement (quotidien ivoirien)

Gros plan.  Construction de la Nation : Bédié, l’anti-Houphouët

Dans un discours prononcé le 07 août 1964, à Bouaké, à la faveur de la célébration de la fête de l’indépendance, le président Félix Houphouët-Boigny a dénoncé, en des termes suffisamment clairs pour ne souffrir d’aucune interprétation tendancieuse, le repli communautaire ou identitaire, le tribalisme ou le clanisme   et bien d’autres travers dirimants pour la construction de la Nation. Des décennies plus tard, l’un de ses plus illustres héritiers, Henri Konan Bédié, pour ne pas le nommer, prend le contrepied des sages recommandations du grand homme.

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Pourquoi la plate-forme projetée par le FPI, le PDCI et le RACI en Côte d’Ivoire demeurera-t-elle chimérique ?  0

Depuis 2014, l’échec répétitif  des projets de plate-forme de l’opposition ivoirienne semble s’expliquer par le fait que les motivations respectives des partis prenantes soient en contradiction avec l’esprit de ce dispositif inter-partisan qui permet de conquérir la majorité des votes dans une démocratie pluraliste. Ces échecs semblent être, à la fois, le symptôme et le reflet spectaculaire de cette contradiction. Il importe de justifier rationnellement cette hypothèse.

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Railleries, sarcasmes, lazzis, attaques gratuites contre les Houphouétistes : quand Bédié franchit le Rubicon.  0

Ambroise Tiétié

Journaliste Professionnel

au Rassemblement.

Le samedi 26 janvier 2019, recevant les jeunes de son parti à Daoukro, le président Henri Konan Bédié a traité ses ex-alliés du RHDP ‘’de fils adultérins’’ d’Houphouët-Boigny, avant de prononcer des mots peu amènes sur la mobilisation au 1er Congrès de la coalition.

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L’échec de l’intelligentsia africaine face à la problématique d’intégration nationale dans les États post-coloniaux.

Les appels de Bob Marley et de Myriam Makeba à l’unité nationale et transnationale des peuples africains sont, jusqu’en ce premier quart du 21ème siècle, restés quasiment lettre morte.

Toujours divisés à l’intérieur des Etats et maintenant menacés par les séparatismes ethniques et confessionnels, les États de l’Afrique postcoloniale peine à réaliser leur intégration nationale et leur unité transnationale, régionale et continentale.  

Ils  sont  marqués par l’incapacité de leur intelligentsia à formuler et à résoudre la problématique vitale d’unité politique de la diversité des appartenances ethniques et confessionnelle. Le sentiment d’appartenance nationale entre les identités culturelles diversifiées des territoires  est battu en brèche par le sentiment d’appartenance communautaire et par le rejet subséquent de l’altérité. Le panafricanisme est démenti par le repli identitaire et la xénophobie.

Armée du verbalisme antidémocratique de la révolution prolétarienne et des déclamations creuses de l’anticolonialisme de salon et de l’antilibéralisme, une grande partie de l’intelligentsia des États postcoloniaux officie en qualité d’intellectuelle organique au service des despotismes ou s’engage dans une opposition inefficiente porteuse de domination. Inspirée bien souvent  par le modèle marxiste et maoïste elle installe des dictatures liberticides et anime des oppositions anti-démocratiques.

Depuis les années 1990, dans l’ère de la démocratie pluraliste, elle opère en qualité d’architecte des intégrismes confessionnels et du mythe ethno-nationaliste. Obsédée par le culte du terroir, de l’autochtonie et du village, elle  installe des États communautaires ségrégationnistes, manie avec dextérité le charabia étrange de l’anticolonialisme oppresseur et du panafricanisme xénophobe.

Les Etats africains peinent donc à réaliser leur intégration nationale et leur unité politique régionale et continentale.

Le modèle politique d’État-nation qui permet d’opérer la combinaison de l’unité de gestion et de la diversité des appartenances est supplanté par un modèle concurrent d’unité politique. Une partie l’intelligentsia africaine rejette le modèle de l’Etat-nation démocratique pluraliste au profit du modèle de la communauté villageoise ethiquement homogène et de l'Etat communautaire parce que ces derniers favorisent l’instrumentalisation politique de l’ethnicité dans la lutte pour le pouvoir.

Dans les États centralisés ce modèle d’homogénéité  communautaire qui combat l’État-nation moderne a enfanté des dictatures tribales et lignagères. Dans les États fédéraux il a engendré des fédéralismes ethniques et confessionnels sans unité politique réelle. Ces modèles véhiculent nécessairement des politiques d’exclusion, génèrent la désintégration nationale et le sous-développement.

L’enjeu politique de la démocratie africaine est aujourd’hui de substituer au modèle politique d’unité communautaire qui sépare et divise, le modèle politique d’unité nationale qui réunit et rassemble. Le projet de construction nationale devrait, à cet effet animer le programme des majorités démocratiques et son exécution devrait être le critère de leur légitimité politique.

Prendre parti pour la Nation et la République, en démocratie, n’est pas être partial.

Relativement à la consistance des représentations mentales qui permettent de soutenir la Cité, l’un des effets délétères de la dérive ethno-nationaliste initiée dans les années 1990 dans notre pays,  est la crise du sentiment républicain, de la conscience de l’intérêt général et du bien commun dans une partie non négligeable de notre société civile et de notre société politique.

Repliés sur nos identités communautaires, nos ambitions personnelles et nos intérêts particuliers désormais absolutisés, il semble que nous  ayons perdu de vue l’intérêt général et le bien commun qui nous réunissent dans un même corps politique par delà nos différences et nos divergences. Il semble que nous soyons devenus aveugles à ces références ultimes qui garantissent  nos intérêts particuliers et nos biens privés.

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Réconciliation nationale, redistribution, lutte contre le tribalisme : colifichets démagogiques ou projets crédibles de l’opposition ivoirienne ?

L’opposition ivoirienne qui concentre ses attaques sur le volet social, économique et politique de la gouvernance du RHDP, n’hésitant pas parler d’échec total du gouvernement sur ces registres, se propose de prendre la pouvoir d’État pour résoudre efficacement ces problèmes.  

Qu’est-ce que les forces de cette opposition proposent donc, comme alternative politique, sociale et économique, aux Ivoiriens? Quelles sont leurs propositions respectives en matière de justice sociale, d’inclusion politique, sociale et économique? Que proposent-elles aux Ivoiriens en matière d’intégration et d’émancipation économique, autrement dit, de modernisation économique et sociale ? Comment et par quels moyens escomptent-elles résoudre ces problématiques ivoiriennes à partir de la perspective nationaliste et antilibérale qui est la leur?

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La vision sociétale incarnée par le PDCI anti-parti unifié est-elle réconciliatrice et pacifique?

Le PDCI anti RHDP Parti unifié vient, depuis quelques jours, de dénoncer solennellement l’accord de création du RHDP Parti-unifié. C’est son droit légitime en tant que courant fractionnel d’un parti démocratique.

 En quête d’une nouvelle coalition, il appelle les Ivoiriens de tous les bords politiques qui partagent « sa vision » de la Côte d’Ivoire à le rejoindre pour construire « une Côte d’Ivoire réconciliée » et « soucieuse des droits, des libertés et du bien-être de ses populations ».

Il est d’abord essentiel de souligner, que la thématique de « la réconciliation nationale » est en Côte d’Ivoire, une démagogie utilisée comme strapontins à des fins électoralistes par certains acteurs politiques aux discours et aux programmes clivants. Je l’ai démontré argumentativement à plusieurs reprises dans cedea.net (cf. « La thématique- valise de réconciliation nationale, arnaque politique du nationalisme communautaire contre la démocratie en Côte d’Ivoire». Cedea.net, 18 Février 2018)

Cette précision étant faite,  passons au crible de la critique, la nature de la « vision » que le PDCI anti-parti unifié appelle les Ivoiriens à rejoindre. Quelle est la nature de cette vision?  Cette vision est-elle démocratique et républicaine ? Est-elle simplement houphouëtiste étant entendu que, fondée à la fois par l’unification citoyenne de la diversité sociale et par le respect des particularismes et de la différence culturelle, l’houphouëtisme est l’expression ivoirienne de la démocratie républicaine?

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07 Août 1960 : Ce que signifient l’Indépendance de la Côte d’Ivoire et le RHDP parti-unifié.

Que visaient la lutte anticolonialiste des peuples de notre territoire et leur combat pour l’Indépendance nationale? Quels furent  le programme politique et le projet sociétal de Félix Houphouët-Boigny qui dirigea cette lutte au moyen du PDCI-RDA ?

Au moment où, à l’approche des cinquante et huitièmes anniversaires (58 ans) de notre Indépendance nationale, les forces du nationalisme communautaire, une fraction au sein du PDCI de nos jours revendiquent l’héritage politique de l’houphouëtisme, il est essentielle de revivifier la mémoire et les objectifs de la lutte anticolonialiste du PDCI-RDA originel. Il est vital de convoquer publiquement cette mémoire quand ces forces la réinterprètent à leur guise pour réintroduire dans  notre pays l’exclusion, la division, la domination de groupes soi-disant autochtones autant dire un de colonialisme ethnique intérieur. Ce viol de l’esprit de la lutte anti-colonialiste de Félix Houphouët-Boigny et ce dévoiement du projet du PDCI-RDA sont une imposture.

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