Articles par balises :Economie

Quel nationalisme dans les États postcoloniaux d’Afrique au sud du Sahara?  0

Considérons, en perspective,  le cas emblématique de la Côte d'Ivoire, pour analyser cette problématique générale. En ce pays qui se caractérise par sa diversité ethnique et confessionnelle, les thématiques du nationalisme, de la défense d’une identité culturelle et d’une souveraineté nationale menacée par une invasion étrangère et par les intérêts du capitalisme financier international, occupent la scène de l’affrontement politique depuis les années 1990.

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L’intégration nationale et le développement économique : le programme du RHDP en Côte d’Ivoire.  0

La conquête du pouvoir d’État n’est pas la fin en soi de la lutte politique et les partis politiques n’ont pas été créés pour permettre aux acteurs politiques de prendre le pouvoir. C’est, au contraire, l’intégration nationale de la diversité des populations du territoire de l’Etat et le service de leurs intérêts sociaux qui est la fin ultime de la lutte politique. La légitimité des partis politiques, des prétendants à l’exercice de mandats électifs et à la conquête du pouvoir d’État s’évalue relativement à ce projet politique ultime d’intégration nationale. Leur légitimité est déterminée par la crédibilité rationnelle des programmes et des projets de société qui permettent d’y parvenir.

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Le chiffre secret de la méthodologie politique de Félix Houphouët-Boigny.  0

Dès que l’indépendance de la Côte d'Ivoire fut conquise, le projet du PDCI-RDA sous la direction de Félix Houphouët-Boigny, devant la tâche du développement, fut de décider d’unifier politiquement les particularismes ethniques et confessionnels du territoire ivoirien à travers la modernisation économique. Ce fut d’identifier le développement économique au processus de construction d’un Etat-national par intégration économique et politique du territoire. Félix Houphouët-Boigny s’aperçut de l’intrication de la problématique du développement et de la problématique de la nation.

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Nos urgences politiques et notre cahier de charge en Côte d’Ivoire et en Afrique à l’ère de la mondialisation.  0

L’impératif de renforcer en Côte d’Ivoire le processus de construction de l’État national ivoirien par la modernisation économique et sociale, de rejeter le nationalisme communautaire et le populisme, forces de division et de désintégration nationale, de régression économique et politique, doit être envisagé sous la  problématique continentale ci-dessous énoncée.

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Qui est, de nos jours, l’héritier de l’houphouëtisme en Côte d’Ivoire?  0

Quel est l’héritage politique légué aux Ivoiriens par le père fondateur de la Côte d'Ivoire moderne que le PDCI-RDA se devait de préserver et de renforcer? Était-ce un nationalisme modernisateur articulé par les principes républicains et démocratiques de citoyenneté, de respect de la diversité sociale et de dialogue des cultures? Était-ce un nationalisme antimoderne articulé par l'ethnicité et le refus de la diversité sociale et culturelle ? Quelle force politique est aujourd’hui, en Côte d’Ivoire, dépositaire de l’houphouëtisme par le discours  et les pratiques politiques?

La problématique de l'héritage politique de l’houphouëtisme et la question de la force politique qui en est la garantie en Côte d’Ivoire doivent donc être analysées et évaluées réflexivement.

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La séparation des sous-systèmes sociaux, condition du développement endogène en Afrique au XXIème Siècle.  0

Refonder économiquement nos corps sociopolitiques, séparer leurs ensembles structuraux, transformer la politique en opérateur d’égalité et de liberté au moyen de la démocratie pour construire le développement endogène, tels sont les chantiers qui permettront aux Etats d’Afrique sub-saharienne de surmonter les blocages internes qui affaiblissent leur historicité.

Nos corps socio-politiques modernes demeurent encore, malgré les apparences, commandés de l’intérieur par le modèle structural des sociétés traditionnelles caractérisé par l’indifférenciation de l’économique du politique, du judiciaire, du religieux et du familial.

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Côte d’Ivoire: le parti unifié RHDP n’est pas remis en question.  0

Le RHDP Parti unifié n’est pas remis en question parce que ce bloc libéral, version ivoirienne du front républicain qui protège les démocraties contre le péril nationaliste et populiste, est à la fois, un impératif politique et un impératif économique en Côte d’Ivoire. Déchiré entre son aile démocratique et son aile nationaliste et populiste, comme l’atteste la déclaration surprenante d’un Henri Konan Bédié manifestement sous pression, le PDCI doit se déterminer comme partie prenante à part entière du RHDP, Parti unifié. Le propos du chef du PDCI ne remet pas en question la légitimité de cette formule politique en Côte d’Ivoire.

Depuis les expériences totalitaires du XXème siècle, le modèle du bloc libéral,  une variante du front républicain, a été éprouvé dans les démocraties pluralistes  comme étant l’un des dispositifs politiques les plus efficients, permettant de préserver la République contre le péril nationaliste. La nécessité politique du RHDP, Parti unifié, reste donc d’actualité en Côte d’Ivoire.

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Côte d’Ivoire : nos partis d’opposition nous prouvent-ils qu’ils sont capables de mieux diriger le pays?

Cette question vitale mérite d’être posée car l’opposition ivoirienne est, depuis un long moment, engagée dans une stratégie multiforme de délégitimation du gouvernement. La critique argumentée et les projets de société alternatifs crédibles qui pourraient valider sa prétention à mieux diriger le pays se font pourtant attendre.

 En démocratie républicaine, l’aptitude de l’opposition à gouverner repose sur sa capacité à justifier argumentativement ses positions et à élaborer des projets de société inclusifs et intégrateurs qui battent en brèche ceux du gouvernement. C’est en remplissant cet office dans les règles de l’art politique qu’elle se qualifie comme contre-pouvoir capable de gouverner.

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UA-UE. Investir dans la jeunesse : une signification symbolique.

Au-delà de sa signification littérale économique, la thématique du 5ème Sommet UA-UE doit être aussi entendue dans sa signification symbolique. Elle en appelle à une transformation qualitative volontariste de nos corps politiques et à un changement social de fond. Ce changement qualitatif est requis par les évolutions internes et externes de notre environnement économique, social et politique. La jeunesse symbolise la vitalité, le dynamisme, l’énergie créatrice, l’inventivité, l’innovation, le renouveau, la durabilité. Elle s’oppose à la vieillesse qui évoque, au contraire le passé, la sclérose, la faiblesse, l’inefficience, l’obsolescence, la dégénérescence et la mort.

En appeler à investir dans la jeunesse pour un avenir durable, c’est en appeler symboliquement à revitaliser le présent, et à initier un nouveau commencement historique ; c’est demander de révoquer les structures et les logiques du passé pour initier un nouveau départ historique en matière de représentation du politique, de l’économique et du social ;

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La problématique des coalitions ivoiriennes éclairée par celle des coalitions allemandes.

Comparaison n’est pas raison mais, la science a aussi recours aux analogies car elles permettent d’éclairer l’intelligibilité des phénomènes naturels et historiques. La problématique des coalitions allemandes CDU/CSU-SPD peut, de ce point vue, éclairer celle de la coalition Ivoirienne RHDP. Elle éclaire aussi l’échec de la tentative de coalition des partis ivoiriens d’opposition, dénommée CNC, lors de la Présidentielle ivoirienne de 2015. Comme la CDU/CSU allemande, et en dépit des différences liées à l’histoire spécifique des deux pays, le RHDP ivoirien  est une coalition cohérente de partis libéraux du centre-droit qui se reconnaissent dans les valeurs fondamentales de la République et de la démocratie. Au contraire, la CNC, coalition tentée par le Front du refus en Côte d’Ivoire en 2015, fut une alliance incohérente de partis sans idéologie, sans identité politique précise et sans programme commun coordonné.

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Sommet UA-UE : une division du travail pour rebâtir un espace de développement intégré.

La problématique du chômage massif des jeunes en Afrique et de la reconstruction de leur espérance est  politique. Elle ne sera résolue que si nous parvenons à transformer l’économie de marché en développement par la médiation de la démocratie représentative.

Le partenariat entre l’UA et l’UE devrait consister à articuler l’économie de marché avec la démocratie, de telle sorte que puisse être résolue la problématique fondamentale de l’intégration des acteurs économiques et des acteurs sociaux, de l’harmonisation de leurs logiques et de leurs intérêts divergents.

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La Côte d’Ivoire accueille le 5ième Sommet UA-UE : l’émergence d’un leadership.

Transformer l’économie de marché en développement endogène par la médiation de la démocratie afin d’offrir des perspectives à la jeunesse en termes d’émancipation personnelle et d’emplois de qualité, telle est la problématique fondamentale du XXIème siècle en Afrique. Internationalement reconnue pour l’efficience de sa politique économique et pour sa gouvernance démocratique, la Côte d’Ivoire a été choisie pour abriter le  5ième Sommet Union Africaine-Union Européenne. Ce choix apparaît comme un symbole fort.  Où redonner en terre Africaine un nouveau souffle aux rapports de coopération des deux ensembles économiques et politiques que sont l’UA et L’UE ? N’est-ce pas dans l’un des  pays d’Afrique Noire  où se donne à voir l’alliance de l’économie de marché et de la démocratie, en laquelle réside le plus grand potentiel de d’intégration sociale et de développement économique inclusif ?

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Côte d’Ivoire: soutien de Laurent Gbagbo par certains courants de la gauche française : Voici les deux motivations profondes.

  1. Une figure perverse et sournoise du néo-colonialisme

Le soutien résolu apporté au nationaliste ivoirien Laurent Gbagbo par certains courants de la gauche française est structuré par une logique subtile. Cette dernière est toute en nuances et en perspectives. Sa compréhension requiert de l’esprit critique et du sens politique. La consécration de Laurent Gbagbo comme acteur politique de gauche par ces courants de l’extrême gauche française, la mise à disposition de leurs réseaux est motivée par des considérations de politique intérieure hexagonale. Elle n’est pas motivée par des considérations démocratiques, humanitaires, altruistes et universalistes. Elle s’inscrit dans le combat politique de ces gauches contre la droite et contre le socialisme réformiste en France. Décernant un brevet de gauchisme au nationaliste ivoirien Laurent Gbagbo et mettant à sa disposition leurs  divers réseaux, ces gauches extrêmes instrumentalisent les problématiques politiques africaines pour servir leurs objectifs partisans dans le combat politique hexagonal. Dénonçant l’interventionnisme néocolonialiste de l’Etat français en Afrique, elles veulent mettre en cause la politique de la droite française en Afrique pour la délégitimer en France afin d’y établir le leadership politique de la gauche extrême et assurer l’impérium de son orthodoxie idéologique. Disons-le rondement : Il s’agit de promouvoir le nationalisme identitaire en Afrique pour servir les intérêts idéologiques et politiques de l’extrême gauche en France et en Europe.

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Union du PDCI et du RDR : la métaphore du mariage est-elle pertinente ?

Faut-il parler de mariage entre le PDCI et le RDR ou au contraire de réunification idéologique des deux membres de la famille politique du PDCI-RDA? Est-il question d’union intéressée, d’union fusionnelle, ou au contraire de ré-enracinement du PDCI et du RDR dans les valeurs et les principes éthiques fondamentaux d'une famille politique? Faut-il considérer le RHDP comme une association contractuelle circonstancielle de deux partis politiques distincts ou comme une nouvelle dénomination historique du PDCI-RDA reconstitué par le rassemblement de ses membres qui s’étaient séparés sur des différends ?

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Crise sociale ivoirienne : pourquoi en sommes-nous arrivés là ?

Pourquoi dans la Côte d’Ivoire démocratique de l’après 2011, une politique économique rationnelle  qui  est en passe de réussir  le pari de la reconstruction nationale a-t-elle pu susciter, au faîte de sa dynamique, une prolifération quasi cancéreuse de contestations sociales et de mutineries militaires? Pourquoi la décision gouvernementale  de bon sens qui accorde la priorité à l’investissement sur la redistribution, pour répondre à l’impératif d’accumulation des ressources comme l’exige la situation  en période de reconstruction des infrastructures, ne suscite pas l’adhésion des acteurs sociaux qui en appellent au contraire à une redistribution immédiate des produits de la croissance ? Pourquoi le choix politique  du gouvernement, consistant à accorder la priorité à l’investissement pour réaliser l’intégration de la nation par l’économie, semble désormais contesté au sein même de son électorat ?

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