Articles par balises :FPI

La question de la responsabilité politique du gouvernement FPI dans la crise post-électorale ivoirienne 2010.  0

En démocratie l’État est responsable de sa société. Réciproquement le citoyen est responsable de son État et de son gouvernement. Le gouvernement répond du bien-être et du mal-être de la population. C’est une obligation politique. Cette responsabilité irréductible a justifié la récente interpellation du gouvernement RHDP par certaines organisations associatives et par certaines ONG relativement à la problématique des déguerpis de la SICOGI.

Cette responsabilité de principe fonde l’impératif de reddition périodique des comptes. Elle est spécifique et distincte de la responsabilité pénale de type judiciaire. Il s'agit d'une responsabilité politique. Aucun gouvernement ne peut et ne doit en être exempté car tous les gouvernements sont tenus de répondre  de leur charge envers la population. Un gouvernement est politiquement fautif quand il se décharge de cette responsabilité civique.

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Quelle alternance en Côte d’Ivoire ?  0

L’alternance du pouvoir est une composante importante de la démocratie. Elle n’est pour autant démocratique et n’accomplit sa fonction émancipatrice qu’en étant programmatique. L’alternance programmatique du pouvoir consiste en une succession de programmes économiques et de projets sociétaux inclusifs concurrentiels et différents dans le gouvernement de l’Etat. L’alternance formelle, quant à elle, consiste en une succession de personnes et de partis dénués de programmes économiques et sans projets sociétaux inclusifs et différents à la tête de l’Etat. Les alternances constituées par une succession de programmes et de projets sociétaux différents d’exclusion et de ségrégation font  partie de cette alternance formelle du pouvoir.

Le premier type d’alternance formelle entretient le statu quo de la domination et de la protection des privilèges des gouvernants et de leurs clientèles dans la société civile et dans le système politique au détriment de la société globale. Le second type d’alternance formel conduit au chaos, à la désagrégation de l’Etat et à la guerre civile.

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L’échec des « marées populaires » du FPI en Côte d’Ivoire, signe de la maturation démocratique du peuple ivoirien.  0

Soutenus par la culture démocratique des peuples dans les pays avancés, les réquisits démocratiques de séparation des pouvoirs et des sous-systèmes sont respectés par les divers protagonistes politiques et sociaux qui évitent de franchir chacun leurs plates-bandes respectives dans le libre affrontement des intérêts et des représentations.

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Le fiasco de la marée populaire de Mélenchon en France, cas d’école éclairant pour la Côte d’Ivoire.  0

Le fiasco, samedi 26 mai dernier, de "la marée populaire" promise par Mélenchon et sa "France insoumise" est un cas d'école. Il schématise, en qualité d’exemple historique, l’échec d'une tentative d'instrumentalisation politique des mouvements sociaux et des revendications syndicales par un parti populiste d’obédience révolutionnaire essayant de conquérir le pouvoir par la rue après une défaite électorale. La culture démocratique du peuple français a préservé le pays contre cette escroquerie politique. Conscients de leurs attributions respectives dans le jeu démocratique, le peuple français ainsi que la majorité des syndicats et des organisations associatives ont refusé de se prêter aux tentatives d'instrumentalisation politique perpétrées par un parti. En Côte d'Ivoire, le Front Populaire Ivoirien, un parti d’obédience populiste,  et ses diverses filiales, dont EDS est le faux-nez, sont passés maîtres dans cette escroquerie politique.

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Travaux et Etablissements publics en Côte d’Ivoire : devoir de la République et symboles d’une politique de modernisation.  0

L’indigence des infrastructures et des équipements publics, des routes et des ponts dans la plupart de nos États en Afrique, n’est pas exclusivement causée par l’indigence des ressources financières internes et par la dépendance économique. Le dénuement infrastructurel emblématique des émirats pétroliers africains le prouve. Cette indigence des équipements publics est la traduction spatiale de la reproduction systématique et délibérée des anciennes structures et rapports sociaux pré-coloniaux. Elle exprime le maintien des hiérarchies séculaires qui garantissent la perpétuation de l’ordre établi et le contrôle de la société par le pouvoir politique dans les États pré-modernes.

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La gouvernance programmatique du RHDP en Côte d’Ivoire est-elle un modèle de gouvernance libérale en Afrique ?  0

La problématique africaine pour les forces politiques progressistes de droite ou de gauche,  ayant choisi de construire l’avenir, est de réussir à gouverner, en libéral ou en socialiste, en opérant toutefois des synthèses qui préservent des tentations extrémistes. L’enjeu du libéralisme et du socialisme en Afrique est de promouvoir l’investissement, la reconstruction des équipements publics et des infrastructures, sans négliger la redistribution et la solidarité, pour construire l’intégration nationale et l’inclusion sociale.

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Côte d’Ivoire : l’exemplarité du RDR autour du programme politique et du projet sociétal de l’houphouëtisme.  0

L’affrontement politique africain est habituellement caractérisé par une dérive personnaliste et une confusion idéologique. La problématique politique capitale du continent, depuis son ouverture à la démocratie multi-partisane, est donc celle du recentrage idéologique, programmatique et sociétal de l’affrontement politique. Sur ce plan, la gouvernance du RHDP ivoirien  a innové en se situant, depuis 2011, résolument au centre-droit, et en appliquant un libéralisme social d’inspiration houphouëtiste, marqué  par l’intervention de l’État agissant comme acteur de développement dans le cadre de l’économie libre de marché.

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La problématique du RHDP Parti unifié en Côte d’Ivoire : l’analyse biaisée de Jean-Baptiste Placca.  1

Marquée par son aspect personnalisé, l’analyse de Jean-Baptiste Placca, éditorialiste Afrique de RFI, publiée sur le site internet du Journal ce samedi 21 avril, biaise la problématique ivoirienne. Cette analyse, intitulée « Côte d’Ivoire : l’inéluctable rupture PDCI-RDA/RDR », est superficielle car elle occulte la dimension idéologique et programmatique de l’affrontement politique ivoirien. La rupture qui soulève des questions n’est pas la rupture entre le PDCI et le RDR. Ces deux partis demeurent, jusqu’à preuve du contraire, unis au gouvernement dans une coalition houphouëtienne d’obédience libérale. L'inéluctable rupture intra-partisane, qui met en péril la stabilité politique de la Côte d’Ivoire, est celle du PDCI-RDA déchiré entre une aile identitaire anti-républicaine et une aile démocratique et républicaine.

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Le RHDP Parti-unifié face à l’imposture démocratique en Côte d’Ivoire.  0

Selon l’opposition ivoirienne, la Côte d’Ivoire se serait transformée en un enfer sous le gouvernement RHDP depuis 2011. Le pays vivrait sous la férule d’une dictature néo-colonialiste qui l’aurait livré à la mondialisation et au néo-libéralisme. Identifiant la situation actuelle de la Côte d’Ivoire à celle d’un pays envahi par des forces étrangères, certains acteurs politiques dans l’opposition, et même au gouvernement, mobilisent la solution nationaliste. Ils ont réactivé, à cette fin, les thématiques de la lutte de libération nationale contre une invasion étrangère. Etouffé, selon eux, par une domination étrangère devenue intolérable, le pays serait en ébullition et au bord  de la révolte populaire.

La diffusion d’une image aussi calamiteuse du pays semble relever d’une tentative systématique de désinformation et d'intoxication psychologique des opinions publiques, un viol des masses par une propagande politique poursuivant un objectif déterminé dans la guerre de succession.

Cette manière de voir la Côte d’Ivoire recouvre-t-elle quelque vérité? Pour en évaluer l’objectivité, il faut s’en référer à la vision du monde et aux idéologies implicites  des acteurs politiques qui la défendent.

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Parti unifié en Côte d’Ivoire. L’analyse critique du débat africain (2ème partie). L’affrontement de deux conceptions antithétiques de la démocratie.  0

Le débat sur le Parti unifié a révélé que deux conceptions divergentes et antithétiques de la démocratie et de l’houphouëtisme s’affrontent au sein du Rassemblement des Houphouëtistes pour la  Démocratie et Paix (RHDP).

Pour le RHDP pro-Parti unifié, représenté à ce débat par Adama Bictogo, la finalité de cette formule politique est de sauvegarder électoralement le modèle houphouëtien afin de réaliser, sur la longue durée, son programme politique économique et social. Ce programme est, somme toute, celui de la démocratie républicaine pluraliste.

Pour le RHDP anti-Parti unifié, représenté par Jean-Louis Billon, Kouadio Konan Bertin et Méité Sindou, qui demande l’abrogation du modèle Houphouëtien, cette formule politique est identifiée à un dispositif de confiscation du pouvoir, et à un retour au parti unique.

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Côte d’Ivoire. L’analyse critique du débat Adama Bictogo, KKB, Jean-Louis Billon, Méité Sindou sur le Parti unifié : la révélation des impensés.  0

Le débat Adama Bictogo, Kouadio Konan Bertin, Jean-Louis Billon et Méité Sindou, sur le parti unifié, a été quasi exclusivement et comme trop souvent en notre pays, un débat procédural centré sur la problématique de la prise et du partage du pouvoir. Il a été déterminé par la guerre de succession. On s'attendait à un débat sur les raisons idéologiques et programmatiques du refus du Parti unifié par certaines parties prenantes du RHDP. Il nous a été servi un débat sur la thématique de la conquête du pouvoir.Les tentatives opérées par Adama Bictogo en vue de recentrer le débat sur la motivation programmatique et sociétale du Parti unifié, ont été systématiquement récusées par ses contradicteurs.

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Côte d’Ivoire : la récusation de la Commission Electorale Indépendante (CEI) cache un négationnisme.  0

La bronca anti-CEI de la plate-forme de l’opposition à laquelle vient de se joindre une des factions du PDCI est-elle démocratiquement fondée? Est-il déraisonnable de penser que cette contestation s’inscrit dans la continuité de la bataille de l’opinion que le FPI a engagée, depuis sa défaite  électorale de 2010, afin d’accréditer la thèse du complot international ?

Le FPI est  habitué à boycotter toutes les élections depuis sa défaite électorale à la présidentielle de décembre 2010. La raison profonde de la contestation de la CEI semble donc être tout autre que celle officiellement avancée : le déséquilibre numérique de ses membres et le dépassement du mandat de son Président. La récente dénonciation opportuniste, inédite et spectaculaire de cette commission par l’une des factions du PDCI, autorise à douter de la sincérité démocratique de cette récusation.

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La défiance du peuple face à la plate-forme de l’opposition en Côte d’Ivoire.  0

L’échec de la  manifestation de la plate-forme de l’opposition  contre le Sénat, et contre la CEI, n’a pas été causé par l’intervention des forces de l’ordre. Les revendications et les contestations engagées par  la plateforme de l’opposition ne mobilisent pas la majorité des Ivoiriens. Elles ne semblent mobiliser que le carré de leurs militants. Le caractère clairsemé des rangs des manifestants du mouvement de contestation de la CEI et du Sénat en est l’attestation contextuelle.

Certes, l’intervention répressive des forces de l’ordre doit être dénoncée car elle heurte le principe démocratique de la liberté de manifester. Le gouvernement ivoirien doit s’interdire de transiger avec les principes de la démocratie qui fondent sa légitimité. La molestation d’un journaliste par les forces de l’ordre est éminemment condamnable. Néanmoins, cette dénonciation ne doit pas servir à cacher l’échec politiquement significatif de la manifestation du groupe  EDS de Armand Ouégnin.

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Côte d’Ivoire : Front Populaire Ivoirien versus Front National français : la logique antidémocratique du front.  0

Le Front Populaire Ivoirien est, comme le Front National français, un front de guerre. En politique, la dénomination partisane de front renvoie à une définition du combat politique comme combat de type militaire. Elle signifie un positionnement et une ligne d’affrontement contre des ennemis à anéantir, et non pas contre des adversaires-partenaires avec lesquels négocier et passer des compromis.

 Le Front National français est récemment sorti du front, autrement dit de l’opposition frontale qui récuse les compromis, parce qu’il aspire à s’inscrire dans la République et exercer le pouvoir d’Etat. Il a compris le message des Français qui lui fut délivré de manière cinglante au 2ème tour de la présidentielle. Il envisage d’entrer dans le rassemblement, afin de pouvoir s’adresser à tous les Français sans exclusion. On peut néanmoins en douter en raison de sa conception racialiste de la nation et de son refus de l’altérité.

Le Front Populaire Ivoirien est, quant à lui, resté au front où tente de l’y rejoindre la faction identitaire du PDCI, qui tient le langage de l’enrôlement militaire. Cette faction parle d’hommes à disposition et de moyens en sa possession pour prendre le pouvoir.

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Côte d’Ivoire : le rôle de la société civile face à l’échiquier politique ivoirien.  0

La configuration de l’échiquier politique ivoirien est singulière. Cette singularité inquiétante appelle un engagement citoyen en vue de préserver les acquis démocratique et la stabilité politique de notre pays. En quoi consiste cette singularité de notre échiquier ?

La coalition RHDP au pouvoir est démocratique et républicaine. Sa gouvernance le prouve. L’opposition est, quant à elle, majoritairement constituée par des formations anti-démocratiques et anti-républicaines qui se réclament du nationalisme défensif et du national populisme. Les formations démocratiques et républicaines de cette opposition peinent à se définir idéologiquement et à représenter une base sociale clairement identifiée.

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