Articles par balises :Dictature

Calculs cyniques et raisonnements simplistes chez les abstentionnistes en France.  0

Dans le front commun abstentionniste unissant certains fillonnistes, mélenchonnistes et hamonistes, une véritable armée mexicaine hétéroclite, un raisonnement simpliste singulier ouvre la porte au risque absolu: l'éventualité de la victoire d'une dictature raciste et xénophobe en France. Vouloir priver Emmanuel Macron de légitimité en stabilisant, par l’abstention, sa victoire au mieux à 60% des voix, victoire qui n’est nullement acquise face à Marine Le Pen, est un pari insensé, une construction idéologique arbitraire qui ignore les faits et la réalité Constitutionnelle de la France. A la différence des États-Unis, où des contre-pouvoirs constitutionnels permettent de bloquer les délires du populiste et de l'apprenti autocrate Donald Trump, la Constitution française, notamment  en son article, 16 permet au Président de la République de concentrer entre ses mains les pleins pouvoirs dans certaines situations exceptionnelles.

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La redistribution des fruits de la croissance, raison d’être sociale de la démocratie.  0

La démocratie libérale est faite pour redistribuer les fruits de la croissance, redistribution nécessaire qu'appelle l'impératif économique d'investissement et d'accumulation des ressources. Comme nous le montre Alexis de Tocqueville, le projet politique ultime qui anime la démocratie est de réaliser l'égalité de condition des citoyens, d'assurer de manière tangible à tous les membres de la cité une dignité des conditions de vie. Les trois dimensions de la démocratie libérale, la citoyenneté, la représentation politique des intérêts sociaux, la limitation du pouvoir par les droits de l’homme, ont une finalité sociale et concourent à réaliser ce projet.

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Pourquoi une politique économique efficace doit-elle s’accompagner d’un débat démocratique ?  0

L’importance du débat démocratique public dans la problématique du développement est une question fondamentale dans nos jeunes démocraties africaines confrontées à l’urgence de la modernisation économique. Relativement à cette fin qui semble plutôt en appeler à l’action efficace qu’à la parole, discussions et controverses ne sont-elles pas une perte de temps ? Le bon sens ne conseille-t-il pas de s’en remettre au savoir-faire et à l’expertise  d’un gouvernement de technocrates plus qualifiés pour mener à bon port  le train du développement dans une économie mondialisée et complexe ? Au lieu d’impliquer le peuple, le débat démocratique ne doit-il pas se limiter aux querelles des experts et aux controverses des scientifiques du développement ? Ne faut-il pas suivre Joseph Schumpeter lorsqu’il définit la démocratie comme libre choix d’une  équipe de gouvernement d’experts chargés de décider pour le peuple  et de trouver des solutions rationnelles à ses problèmes ?

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Crise sociale ivoirienne : pourquoi en sommes-nous arrivés là ?  0

Pourquoi dans la Côte d’Ivoire démocratique de l’après 2011, une politique économique rationnelle  qui  est en passe de réussir  le pari de la reconstruction nationale a-t-elle pu susciter, au faîte de sa dynamique, une prolifération quasi cancéreuse de contestations sociales et de mutineries militaires? Pourquoi la décision gouvernementale  de bon sens qui accorde la priorité à l’investissement sur la redistribution, pour répondre à l’impératif d’accumulation des ressources comme l’exige la situation  en période de reconstruction des infrastructures, ne suscite pas l’adhésion des acteurs sociaux qui en appellent au contraire à une redistribution immédiate des produits de la croissance ? Pourquoi le choix politique  du gouvernement, consistant à accorder la priorité à l’investissement pour réaliser l’intégration de la nation par l’économie, semble désormais contesté au sein même de son électorat ?

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Crise sociale ivoirienne : l’interprétation de Mr Michel Galy est-elle objective?  0

Déjouant toutes les prophéties apocalyptiques, la récente crise ivoirienne, exprimée par les mutineries militaires et par la prolifération des mouvements sociaux,  est en train de s’apaiser par la négociation et le compromis social. Elle n’était pas une crise politique motivée par la contestation populaire de la légitimité du gouvernement et par une volonté de révolution. L'objectif des mouvements sociaux qui proliférèrent dans le pays, n’était pas de renverser « un pouvoir Dyoula » et « une mouvance Mandingue » comme le veut  le « politologue » français Michel Galy qui utilise, conformément à son parti-pris identitaire, ces termes caractéristiques de sa lecture idéologique des questions politiques africaines. Elle n’était pas, comme le prétendait ce « spécialiste » de l’Afrique subsaharienne (cf blogs de mediapart : les invites de mediapart : fragile Côte d'Ivoire ), une révolte d’ « autochtones » contre une domination politique et économique supposée d’étrangers. La crise ivoirienne n’était pas animée par une volonté de remplacer le régime démocratique et républicain par un régime communautariste et identitaire dirigé par un gouvernement « d’autochtones ». La crise ivoirienne était une crise sociale motivée par une revendication d’intérêts catégoriels et par une demande populaire légitime de redistribution et de représentativité sociale du gouvernement.

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La crise de représentativité sociale des dirigeants politiques dans la démocratie africaine : causes profondes et solutions  0

Le projet de la démocratie représentative est de défendre les droits fondamentaux de la personne, de protéger les libertés individuelles et collectives, d’améliorer les conditions de vie du plus grand nombre au moyen du régime de la souveraineté du peuple. En Afrique, ce projet  est entravé par la crise de représentativité sociale des partis et des dirigeants politiques et par la résilience de la logique des autocraties. Le libre choix des gouvernants par les peuples et le respect des procédures démocratiques fonctionnent sans réussir à permettre au plus grand nombre de participer aux décisions politiques, sans pouvoir assurer la représentation politique des besoins vitaux des populations et répondre aux demandes sociales de la majorité.

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Construire la représentativité sociale des partis politiques pour renforcer la démocratie en Afrique.  0

En Afrique, le principe démocratique du libre choix des dirigeants par les peuples fait désormais consensus. Le monopole et la dévolution monarchique du pouvoir, le refus de l’alternance, apparaissent comme des scandales, autant pour les opinions publiques que pour la majorité des dirigeants politiques. Mais l’impératif de représentativité sociale des dirigeants politiques, qui est pourtant la raison d’être de la démocratie, est le parent pauvre de cette conversion démocratique. La démocratie est dite représentative en ce qu’elle permet dans un Etat de soumettre les forces politiques aux demandes et aux besoins des forces sociales.

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Les leçons de la reddition démocratique du dictateur Yahya Jammeh.  0

thumb_1929Dans le contexte de la montée des populismes identitaires et de l’illibéralisme démocratique en Afrique et dans le monde, le dictateur Yahya Jammeh s’est pourtant rendu au verdict des urnes, en Gambie. Le pays vient donc de tourner la page de l’autocratie grâce à la décision historique de l’ex-président Yahya Jammeh. Le dictateur gambien qui s’estimait dépositaire du pouvoir suprême, par droit mystique et divin, a cependant accepté de reconnaître humblement sa défaite électorale, par la voie des urnes démocratiques, face à son opposant. Cette décision salutaire, initie un nouveau commencement politique en Gambie. Par son exemplarité, elle pourrait briser la fatalité des logiques confiscatoires qui obèrent l’alternance démocratique du pouvoir en Afrique Noire.

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Réponse à Monsieur Frédéric Saint Clair : le « Trump bashing » est justifié.  0

thumb_1895Monsieur Frédéric Saint Clair

Dans votre plaidoyer pro-Trump, vous disculpez l’intéressé de toute intention de violer les fondamentaux de la politique démocratique instituée en Occident depuis une tradition qui remonte à Montesquieu. Vous montrez que Donald Trump est « un libéral, brutal et parfois grossier, mais un libéral », qui n’aspire nullement à installer une dictature aux États-Unis parce qu’il révoque, en tant que libéral, l’autorité politique et la puissance étatique. Vous montrez par la suite que son protectionnisme est une opportunité pour les Européens et notamment pour les Français qui devraient, selon vous, voter Donald Trump. Comme vous le dites, « Trump, par sa politique (national-protectionniste, c’est nous qui soulignons) laisse un vide, une opportunité aux nations européennes de rattraper leur retard, c'est-à-dire de recentrer leur positionnement sur l'échiquier international » afin d’influencer le droit des organisations internationales.

Ainsi la politique de Trump serait avantageuse pour les intérêts géostratégiques, politiques et économiques des Européens. En relativisant la brutalité du discours identitaire de Trump, en mettant l’accent sur les opportunités stratégiques qu’ouvre son national-protectionnisme, relativement aux intérêts des nations et des Etats européens, vous avez sûrement raison. Mais avez-vous raison quand vous relativisez la gravité de ses déclarations identitaires, relativement aux intérêts de la démocratie qui est devenue un modèle politique normatif dans le monde?

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Les causes profondes de la crise des Cours constitutionnelles en Afrique Noire.  0

thumb_1636En démocratie, la Cour constitutionnelle est l’organe de la Nation. Elle incarne temporellement son unité, son indivisibilité et sa pérennité. La Nation, au sens démocratique du terme, est la figure abstraite transcendante du peuple-principe qui rassemble, dans la citoyenneté, le peuple pluriel. Comme le souligne Pierre Rosanvallon, la Cour constitutionnelle matérialise la Souveraineté de ce peuple-principe. Elle lui donne du contenu en veillant quotidiennement à ce que les pouvoirs exécutifs et législatifs s’exercent dans le respect des droits fondamentaux des individus et des collectivités et des valeurs fondatrices de la démocratie. « Les Cours constitutionnelles, fait remarquer Pierre Rosanvallon, sont pour cela au premier chef les grands  témoins de la fiction démocratique ». 

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Crise de succession patrimoniale au Gabon ou crise d’alternance démocratique du pouvoir ?  0

thumb_1603Pour résoudre la crise politique gabonaise et pour instituer la démocratie au Gabon suffira-t-il de « recompter les voix, bureau de vote par bureau de vote » comme l’exigent Jean Ping et ses partisans, appuyés en cela par la communauté internationale ? Le cacique Jean Ping est-il un démocrate par conviction ? N’est-il pas un clone d’Ali Bongo avec les frasques et le mode de vie ostentatoire de l’héritier en moins ? La guéguerre entre Ali Bongo et Jean Ping oppose-t-elle un dictateur désireux de confisquer le pouvoir et un démocrate déterminé à briser un système de prédation instituée d’Etat? N’est-elle pas, au contraire, celle de deux oligarques qui se disputent le pouvoir par peuple interposé ?

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En démocratie, contester n’est pas comploter.

contestationEn démocratie « le libre choix des gouvernants par les gouvernés serait vide de sens si ceux-ci n’étaient pas capables d’exprimer des demandes, des réactions ou des protestations, formées dans la société civile ».(Cf Alain Touraine. Qu’est-ce que la démocratie ?)

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Le choix calamiteux de l’ANC post-Mandela.

Elections ANC ZumaAprès la sanction mémorable que les électeurs sud-africains ont infligée à l’ANC dans les urnes, les analystes pensent que, pour s’éviter un nouveau recul électoral et pour retrouver sa suprématie, ce parti pourrait être tenté d’écourter, avant terme, le règne de Jacob Zuma. "Jacob Zuma doit achever son mandat dans trois ans, mais le parti pourrait être tenté d’écourter son règne pour s’éviter un recul encore plus grave dans les urnes aux élections générales de 2019."note Jeune Afrique.

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Conflit, négociation et compromis, forces de la démocratie. 1ère Partie

Assemblée Cote d'IvoireLa démocratie est structurée par le conflit, par l’affrontement des intérêts divergents des acteurs sociaux, par la contradiction entre nécessité d’accumulation du capital et exigence de redistribution des ressources. Le contrôle du Pouvoir par la société, la critique constructive des décisions et des actions du gouvernement par l’opposition, constituent l’armature du régime démocratique. La revendication des droits et la défense des intérêts dans les mouvements sociaux entretiennent la démocratie. L’expression ouverte des contradictions et la résolution institutionnelle des conflits à travers le dialogue social et le compromis la préservent.

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Les causes profondes de la crise post-électorale ivoirienne et l’objet de la réforme constitutionnelle.

Députés-1Réforme de la Constitution ivoirienne: Le sens de la réforme.

Lors de sa rencontre avec le Président de la République, relative au « projet de mise en place d'une nouvelle Constitution », Affi N’guessan, le chef de file de l’opposition ivoirienne, a demandé que soient nécessairement tenus des états généraux de la République. Pour Affi N’guessan il est nécessaire de faire « le bilan de la crise qu'a connue le pays afin d'éviter aux Ivoiriens la répétition des mêmes évènements dans un avenir proche ». Tel serait le but d’une tenue des  états généraux de la République dans le contexte de la Réforme de la Constitution. Cette demande est justifiée, à supposer qu’elle soit animée par une intention de catharsis collective et d’aggiornamento qui permettent aux Ivoiriens, à leurs partis et à leur personnel politique de se réapproprier les valeurs de la République et de la Démocratie à travers le débat public.

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