Articles par balises :Redistribution

Reconstruction des infrastructures en Côte d’Ivoire et réconciliation nationale : quelle relation?  0

En Afrique et partout dans le monde, les séparatismes, les sécessions, les divisions sociales et les guerres civiles proviennent de la déficience de l’intégration nationale du territoire. Ils naissent de l’exclusion de populations entières par des Etats qui, bien souvent, comme en Côte d’Ivoire dans les années 1995 jusqu’en 2010, constitutionalisent cette ségrégation. Ces problèmes surgissent de ce que l’État central abandonne et déserte des pans du territoire laissant les populations dans la déréliction et dans une précarité des conditions d’existence. Cet abandon se constate par la faiblesse de la redistribution en termes d’infrastructures et d’équipements publics.

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Présidentielle 2020: le synopsis critique des forces politiques en présence en Côte d’Ivoire.  1

En Côte d’Ivoire, deux forces politiques aux profils marqués et spécifiques se dégagent de la dynamique des affrontements résultant de la guerre de succession et de la précocité de la campagne électorale qui s’en est suivie.

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Le parti unifié, alliance politique pérenne des cultures et de la modernité en Côte d’Ivoire.  0

Le projet d'unification du PDCI, du RDR et des partis qui leur sont affiliés est, me semble-t-il, animé par le souci de garantir en Côte d’Ivoire l’alliance pérenne des cultures et de la modernité qui définit le modèle politique social et économique du pays. Il s’agit d’inscrire dans la durée, par la voie des urnes démocratiques, ce modèle économique efficient qui consiste à conjuguer le marché et l’Etat, à marier l’action privée des entreprises et l’action publique de l’Etat pour promouvoir un développement endogène.

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Côte d’Ivoire : le gouvernement ivoirien est-il néolibéral ?  0

Peut-on soutenir,  sans déformer la réalité ivoirienne qui me semble bien plus complexe, que le gouvernement ivoirien  a fait le choix du néo-libéralisme débridé  comme l’insinue le sociologue ivoirien Francis Akindès ? Peut-on soutenir qu’en Côte d’Ivoire prévalent le retrait de l’Etat et la régulation exclusive de la main invisible du marché ? Le gouvernement Ivoirien s’en est-il remis au marché pour résoudre les problématiques politiques en Côte d’Ivoire? Peut-on dire que la régulation politique est oubliée au profit de la régulation économique ? Peut-on accuser  le gouvernement ivoirien  de faire l’impasse sur la politique, alors même qu’il se soucie de citoyenneté et de représentation parlementaire de la diversité sociale en Côte d’Ivoire, et qu’il met en œuvre des réformes pour  améliorer l’efficience de la régulation politique de la cité ?  

Sur ce registre le peuple ivoirien, en sa majorité, me semble avoir une lecture bien plus juste que les spécialistes. Les évènements de la semaine écoulée délivrent, de ce point de vue,  une leçon dont il faut tenir compte dans les analyses de la problématique ivoirienne de la redistribution et de la justice sociale.

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Côte d’Ivoire: pour une nouvelle coalition politique éclairée par l’esprit de l’houphouëtisme.  0

L’équation existentielle et vitale qu’eurent à résoudre  la plupart des États africains, aussitôt  leur indépendance politique  acquise, fut d’unifier des territoires caractérisés par une grande diversité culturelle et par une faible intégration économique et administrative. En Côte d’Ivoire singulièrement, la pluralité diversifiée des ethnies et la multiplicité  des confessions portaient à incandescence cette problématique existentielle.  Les dirigeants africains qui ne réussirent pas à combiner la pluralité des appartenances et l’unité de gestion et d’administration basculèrent dans l’unification autoritaire liberticide ou dans la diversification fédéraliste sans unité politique. Certains installèrent des dictatures personnelles, ethniques ou tribales dans des Etats marqués par l’exclusion ; d’autres instituèrent des fédéralismes sans substance menacés par les tendances centrifuges des communautés dans des territoires désintégrés. Quelques rares États parmi lesquels se comptent la Côte d’Ivoire et le Sénégal furent les exceptions qui confirmaient la règle.

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L’Etat ivoirien, bâtisseur et défenseur de l’intégration nationale sous la III ème République.  0

En 2010, la victoire de l’alliance politique entre le PDCI et RDR, au deuxième tour de la Présidentielle, a inauguré une transformation de l’État et de son rapport à la société en Côte d’Ivoire. Un État démocratique bâtisseur, patriotique et défenseur d'une intégration nationale citoyenne a remplacé un État communautaire, nationalitaire, défenseur d’une identité ethnique essentialisée. Il s’en est suivi une innovation substantielle de la gouvernance ivoirienne qui a été saluée au suffrage universel par la majorité des Ivoiriens à la Présidentielle de 2015. L’alliance entre la modernisation économique et les cultures est maintenant restaurée en Côte d’Ivoire. (cf « Le Président Alassane Ouattara sert-il l’intérêt général en Côte d’Ivoire ? » cedea.net. 14-Août-2015). Soucieuse de subordonner le pouvoir politique aux demandes, aux besoins et aux intérêts de la société, de limiter effectivement l’État par les droits de l’homme, cette innovation a été consacrée par l’adoption de la nouvelle Constitution en 2016, année de l’avènement de la IIIème République.

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Côte d’Ivoire : échec du pseudo-socialiste Laurent Gbagbo. Voici pourquoi.  0

Chavez comme Gbagbo ?

Au moment où les effets délétères de la crise post-électorale ivoirienne, ouverte par le refus de Laurent Gbagbo d’accepter sa défaite, continuent d’empoisonner le climat social et politique en Côte d’Ivoire, la réélection d’un président socialiste au Venezuela, Hugo Chavez, au terme d’une élection présidentielle transparente à participation populaire massive comme en Côte d’Ivoire en 2010, nous interpelle. Toutes proportions gardées et en n’occultant pas les différences qui distinguent les deux pays, quelques parallèles et similitudes entre la Côte d’Ivoire et le Venezuela offrent l’occasion d’une brève analyse comparative et d’une réflexion critique qui peuvent éclairer.

Au Venezuela, comme en Côte d’Ivoire, le pourcentage de la participation populaire aux élections présidentielles, transparentes dans les deux cas, excéda les 80%. En Côte d’Ivoire comme au Venezuela l’élection présidentielle a opposé un président socialiste classé sous l’obédience socialiste, à un challenger libéral. Laurent Ggagbo se dit socialiste ; tout comme Hugo Chavez. Alassane Ouattara est libéral. Henrique Capriles de même. Au Venezuela Chavez a été élu en 1998 puis réélu en 2000 et 2006, en toute légitimité, pour poursuivre son projet socialiste fondé dans la révolution bolivarienne et sur son anti-capitalisme et son anti-impérialisme. En Côte d’Ivoire Gbagbo a été élu en 2000 sous une étiquette socialiste et un anticolonialisme panafricaniste brouillé cependant par un ethno-nationalisme xénophobe.

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La Côte d’Ivoire accueille le 5ième Sommet UA-UE : l’émergence d’un leadership.  0

Transformer l’économie de marché en développement endogène par la médiation de la démocratie afin d’offrir des perspectives à la jeunesse en termes d’émancipation personnelle et d’emplois de qualité, telle est la problématique fondamentale du XXIème siècle en Afrique. Internationalement reconnue pour l’efficience de sa politique économique et pour sa gouvernance démocratique, la Côte d’Ivoire a été choisie pour abriter le  5ième Sommet Union Africaine-Union Européenne. Ce choix apparaît comme un symbole fort.  Où redonner en terre Africaine un nouveau souffle aux rapports de coopération des deux ensembles économiques et politiques que sont l’UA et L’UE ? N’est-ce pas dans l’un des  pays d’Afrique Noire  où se donne à voir l’alliance de l’économie de marché et de la démocratie, en laquelle réside le plus grand potentiel de d’intégration sociale et de développement économique inclusif ?

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Sommet UA-UE : une division du travail pour rebâtir un espace de développement intégré.  0

La problématique du chômage massif des jeunes en Afrique et de la reconstruction de leur espérance est  politique. Elle ne sera résolue que si nous parvenons à transformer l’économie de marché en développement par la médiation de la démocratie représentative.

Le partenariat entre l’UA et l’UE devrait consister à articuler l’économie de marché avec la démocratie, de telle sorte que puisse être résolue la problématique fondamentale de l’intégration des acteurs économiques et des acteurs sociaux, de l’harmonisation de leurs logiques et de leurs intérêts divergents.

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La Côte d’Ivoire accueille le 5ième Sommet UA-UE : l’émergence d’un leadership.  0

Transformer l’économie de marché en développement endogène par la médiation de la démocratie afin d’offrir des perspectives à la jeunesse en termes d’émancipation personnelle et d’emplois de qualité, telle est la problématique fondamentale du XXIème siècle en Afrique. Internationalement reconnue pour l’efficience de sa politique économique et pour sa gouvernance démocratique, la Côte d’Ivoire a été choisie pour abriter le  5ième Sommet Union Africaine-Union Européenne. Ce choix apparaît comme un symbole fort.  Où redonner en terre Africaine un nouveau souffle aux rapports de coopération des deux ensembles économiques et politiques que sont l’UA et L’UE ? N’est-ce pas dans l’un des  pays d’Afrique Noire  où se donne à voir l’alliance de l’économie de marché et de la démocratie, en laquelle réside le plus grand potentiel de d’intégration sociale et de développement économique inclusif ?

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Promouvoir la citoyenneté pour conforter la démocratie en Côte d’Ivoire.

Avant de démontrer de manière argumentative que la reconstruction d’une appartenance nationale citoyenne, composante de base de la démocratie et condition du développement endogène, doit être prioritaire en Côte d’Ivoire, il importe de souligner l’unicité de la démocratie. « Il n’y a pas de démocratie blanche ou noire, chrétienne ou islamique ; toute démocratie place au-dessus des catégories « naturelles » de la vie sociale la liberté du choix politique. C’est le sens ultime de la définition même de la démocratie: le libre choix des gouvernants par les gouvernés » dit Alain Touraine. Les appels récurrents au rejet d’une démocratie dite « occidentale » au profit d’une démocratie  spécifiquement africaine sont clairement motivés par la volonté des groupes dominants de maintenir, au détriment du plus grand nombre, les privilèges garantis par les régimes d’oppression et de tutelle.

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La redistribution des fruits de la croissance, raison d’être sociale de la démocratie.

La démocratie libérale est faite pour redistribuer les fruits de la croissance, redistribution nécessaire qu'appelle l'impératif économique d'investissement et d'accumulation des ressources. Comme nous le montre Alexis de Tocqueville, le projet politique ultime qui anime la démocratie est de réaliser l'égalité de condition des citoyens, d'assurer de manière tangible à tous les membres de la cité une dignité des conditions de vie. Les trois dimensions de la démocratie libérale, la citoyenneté, la représentation politique des intérêts sociaux, la limitation du pouvoir par les droits de l’homme, ont une finalité sociale et concourent à réaliser ce projet.

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Pourquoi une politique économique efficace doit-elle s’accompagner d’un débat démocratique ?

L’importance du débat démocratique public dans la problématique du développement est une question fondamentale dans nos jeunes démocraties africaines confrontées à l’urgence de la modernisation économique. Relativement à cette fin qui semble plutôt en appeler à l’action efficace qu’à la parole, discussions et controverses ne sont-elles pas une perte de temps ? Le bon sens ne conseille-t-il pas de s’en remettre au savoir-faire et à l’expertise  d’un gouvernement de technocrates plus qualifiés pour mener à bon port  le train du développement dans une économie mondialisée et complexe ? Au lieu d’impliquer le peuple, le débat démocratique ne doit-il pas se limiter aux querelles des experts et aux controverses des scientifiques du développement ? Ne faut-il pas suivre Joseph Schumpeter lorsqu’il définit la démocratie comme libre choix d’une  équipe de gouvernement d’experts chargés de décider pour le peuple  et de trouver des solutions rationnelles à ses problèmes ?

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Crise sociale ivoirienne : pourquoi en sommes-nous arrivés là ?

Pourquoi dans la Côte d’Ivoire démocratique de l’après 2011, une politique économique rationnelle  qui  est en passe de réussir  le pari de la reconstruction nationale a-t-elle pu susciter, au faîte de sa dynamique, une prolifération quasi cancéreuse de contestations sociales et de mutineries militaires? Pourquoi la décision gouvernementale  de bon sens qui accorde la priorité à l’investissement sur la redistribution, pour répondre à l’impératif d’accumulation des ressources comme l’exige la situation  en période de reconstruction des infrastructures, ne suscite pas l’adhésion des acteurs sociaux qui en appellent au contraire à une redistribution immédiate des produits de la croissance ? Pourquoi le choix politique  du gouvernement, consistant à accorder la priorité à l’investissement pour réaliser l’intégration de la nation par l’économie, semble désormais contesté au sein même de son électorat ?

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La dégénérescence du conflit social en conflit politique dans les démocraties africaines: causes profondes et solutions.

En nos démocraties en construction, les revendications sociales dégénèrent souvent en conflit politique, en contestation du régime et finissent par se transformer en guerre civile. Il en est ainsi parce que l’unité nationale citoyenne reste à bâtir. La culture du conflit démocratique comme affrontement institutionnel légitime des intérêts particuliers divergents, des idées et des valeurs contradictoires, n’est pas encore complètement intégrée par toutes les parties prenantes du contrat social. Il s’ensuit que la multiplication des mouvements sociaux est interprétée comme indice de la crise du régime politique, de la remise en question de la légitimité du gouvernement. La prolifération des revendications catégorielles est interprétée comme une   contestation populaire du pouvoir politique. Le mouvement social est alors considéré comme une arme politique dans la lutte pour le pouvoir et non pas comme une institution du conflit démocratique, par  laquelle les organisations de la société civile défendent leurs intérêts catégoriels et revendiquent des droits dans le cadre du régime. Cette déficience culturelle et politique favorise l’instrumentalisation des mouvements sociaux par des mouvements politiques insurrectionnels qui cherchent à renverser, par la violence, le gouvernement élu pour s’emparer du pouvoir.

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