Articles par balises :Croissance

Réconciliation nationale, redistribution, lutte contre le tribalisme : colifichets démagogiques ou projets crédibles de l’opposition ivoirienne ?

L’opposition ivoirienne qui concentre ses attaques sur le volet social, économique et politique de la gouvernance du RHDP, n’hésitant pas parler d’échec total du gouvernement sur ces registres, se propose de prendre la pouvoir d’État pour résoudre efficacement ces problèmes.  

Qu’est-ce que les forces de cette opposition proposent donc, comme alternative politique, sociale et économique, aux Ivoiriens? Quelles sont leurs propositions respectives en matière de justice sociale, d’inclusion politique, sociale et économique? Que proposent-elles aux Ivoiriens en matière d’intégration et d’émancipation économique, autrement dit, de modernisation économique et sociale ? Comment et par quels moyens escomptent-elles résoudre ces problématiques ivoiriennes à partir de la perspective nationaliste et antilibérale qui est la leur?

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La Côte d’Ivoire accueille le 5ième Sommet UA-UE : l’émergence d’un leadership.

Transformer l’économie de marché en développement endogène par la médiation de la démocratie afin d’offrir des perspectives à la jeunesse en termes d’émancipation personnelle et d’emplois de qualité, telle est la problématique fondamentale du XXIème siècle en Afrique. Internationalement reconnue pour l’efficience de sa politique économique et pour sa gouvernance démocratique, la Côte d’Ivoire a été choisie pour abriter le  5ième Sommet Union Africaine-Union Européenne. Ce choix apparaît comme un symbole fort.  Où redonner en terre Africaine un nouveau souffle aux rapports de coopération des deux ensembles économiques et politiques que sont l’UA et L’UE ? N’est-ce pas dans l’un des  pays d’Afrique Noire  où se donne à voir l’alliance de l’économie de marché et de la démocratie, en laquelle réside le plus grand potentiel de d’intégration sociale et de développement économique inclusif ?

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La Côte d’Ivoire accueille le 5ième Sommet UA-UE : l’émergence d’un leadership.

Transformer l’économie de marché en développement endogène par la médiation de la démocratie afin d’offrir des perspectives à la jeunesse en termes d’émancipation personnelle et d’emplois de qualité, telle est la problématique fondamentale du XXIème siècle en Afrique. Internationalement reconnue pour l’efficience de sa politique économique et pour sa gouvernance démocratique, la Côte d’Ivoire a été choisie pour abriter le  5ième Sommet Union Africaine-Union Européenne. Ce choix apparaît comme un symbole fort.  Où redonner en terre Africaine un nouveau souffle aux rapports de coopération des deux ensembles économiques et politiques que sont l’UA et L’UE ? N’est-ce pas dans l’un des  pays d’Afrique Noire  où se donne à voir l’alliance de l’économie de marché et de la démocratie, en laquelle réside le plus grand potentiel de d’intégration sociale et de développement économique inclusif ?

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Pourquoi une politique économique efficace doit-elle s’accompagner d’un débat démocratique ?

L’importance du débat démocratique public dans la problématique du développement est une question fondamentale dans nos jeunes démocraties africaines confrontées à l’urgence de la modernisation économique. Relativement à cette fin qui semble plutôt en appeler à l’action efficace qu’à la parole, discussions et controverses ne sont-elles pas une perte de temps ? Le bon sens ne conseille-t-il pas de s’en remettre au savoir-faire et à l’expertise  d’un gouvernement de technocrates plus qualifiés pour mener à bon port  le train du développement dans une économie mondialisée et complexe ? Au lieu d’impliquer le peuple, le débat démocratique ne doit-il pas se limiter aux querelles des experts et aux controverses des scientifiques du développement ? Ne faut-il pas suivre Joseph Schumpeter lorsqu’il définit la démocratie comme libre choix d’une  équipe de gouvernement d’experts chargés de décider pour le peuple  et de trouver des solutions rationnelles à ses problèmes ?

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Crise sociale ivoirienne : pourquoi en sommes-nous arrivés là ?

Pourquoi dans la Côte d’Ivoire démocratique de l’après 2011, une politique économique rationnelle  qui  est en passe de réussir  le pari de la reconstruction nationale a-t-elle pu susciter, au faîte de sa dynamique, une prolifération quasi cancéreuse de contestations sociales et de mutineries militaires? Pourquoi la décision gouvernementale  de bon sens qui accorde la priorité à l’investissement sur la redistribution, pour répondre à l’impératif d’accumulation des ressources comme l’exige la situation  en période de reconstruction des infrastructures, ne suscite pas l’adhésion des acteurs sociaux qui en appellent au contraire à une redistribution immédiate des produits de la croissance ? Pourquoi le choix politique  du gouvernement, consistant à accorder la priorité à l’investissement pour réaliser l’intégration de la nation par l’économie, semble désormais contesté au sein même de son électorat ?

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Les mouvements sociaux et l’émergence dans les pays démocratiques d’Afrique. 2ème Partie.

L’émergence résulte de la gestion démocratique du changement social dans l’économie de marché.

La démocratie donne au système politique « un rôle de médiation entre les acteurs sociaux et entre ceux-ci et l’Etat qui maintient ensemble les composantes du développement » écrit Alain Touraine.  C’est en ce sens qu’elle est la condition du développement endogène car cet état positif de la société globale procède de la « gestion politique des tensions entre l’investissement économique et la participation sociale ». Le développement n’est pas un état matériel. C’est « un ensemble de rapports sociaux en même temps qu’une politique économique ». « Il n’y a pas de développement sans gestion ouverte des tensions entre investissement et répartition » des fruits de la croissance. Le développement endogène est une émergence au sens où  le dynamisme économique  produit l’élévation du niveau de vie de la population grâce à la médiation du système politique démocratique, acteur du compromis social. L’émergence définit une transformation  qualitative de la société globale. Elle est marquée par la solidarité sociale.

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Quel est l’objectif cardinal de la révolution démocratique en Afrique Noire ?

Après un quart de siècle, un bilan contrasté se dégage de l’expérience démocratique en Afrique Noire. La vigueur de la demande démocratique des peuples et les transitions démocratiques réussies en Côte d’Ivoire et  au Burkina Faso,  ne font pas oublier la résistance des autocraties qui tendent à se perpétuer au moyen des coups d’Etat constitutionnels. Dans la plupart des pays d’Afrique Noire, la politique démocratique a été réduite à l’affrontement entre les élites pour l’appropriation du pouvoir et on a demandé à l’économie de marché de résoudre par elle-même les problèmes de la pauvreté, de l’inégalité et de l’exclusion sociale que son darwinisme interne contribue pourtant à aggraver.

 La dérégulation de l’économie  et la croissance n’ont donc pas permis de résorber la grande pauvreté et de réduire les inégalités. On a plutôt assisté à une progression concomitante de la croissance économique, de la grande pauvreté, du creusement des inégalités, de l’exclusion sociale et politique. Cette dualisation accrue des sociétés d’Afrique Noire se traduit par le développement du risque terroriste, du nationalisme ethnique et confessionnel, de la guerre civile et du sécessionnisme. Ce déficit social et politique met donc en évidence les limites intrinsèques d’une démocratie qui s’est mise à la remorque de l’économie dérégulée de marché en abdiquant de son rôle politique spécifique.

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La maîtrise de la bataille politique, condition de la victoire du RHDP. (3ème partie.)

Comment répondre à la charge portée par l’opposition qui accuse le gouvernement d’avoir creusé la fracture sociale, de mener une politique plus soucieuse des intérêts sectoriels des multinationales que de la population ? Quelle réponse apporter à l’impatience d’une population qui désespère d’attendre les retombées sociales des fruits de la croissance ?

Cette accusation partisane  qui brode sur le thème de l’inhumanité d’un gouvernement « soumis » à « l’ordre marchand » et cette impatience de la population qui en appelle à une redistribution immédiate contestent tout bonnement  la légitimité du choix gouvernemental qui donne la priorité à l’investissement économique sur la redistribution de type clientéliste. Ce choix qui ne sacrifie pas pour autant la redistribution de type économique doit donc être légitimé par la médiation de la démocratie de proximité.

Expliquons-nous.

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L’investissement économique est un impératif démocratique

En Côte d’Ivoire, l’inauguration du Pont Henri Konan Bédié, symbole de la  priorité donnée par le gouvernement ivoirien à la politique d’investissement, donne lieu à des appréciations diverses.

Jugeant que la redistribution des fruits de la croissance est prioritaire, certains Ivoiriens voient,  dans cette infrastructure, le signe caractéristique d’une économie ostentatoire,  soutenue par une politique clientéliste, qui ne répond pas aux besoins pécuniaires concrets des populations. Pour une grande partie des opinions publiques africaines, en effet, les révolutions démocratiques seraient   destinées à construire des Etats qui amélioreraient immédiatement  le quotidien du plus grand nombre à travers une politique active de redistribution.

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