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LA PROBLÉMATIQUE DE LA NATION EN CÔTE D’IVOIRE: le temps des démagogues et des imposteurs.  0

LA PROBLÉMATIQUE DE LA NATION EN CÔTE D'IVOIRE: le temps des démagogues et des imposteurs.

Il ne faut pas confondre la nation et l'ethnie. Ce sont deux types d'appartenances différentes.

L’ethnie est une identité collective première qui relève des communautés Gemeinschaft en Allemand). Les membres d’une communauté ethnique sont liés par le sang ont un ancêtre commun et partagent les mêmes coutumes.

La nation quant à elle  est une identité collective seconde qui relève de la société ( Gesellschaft en Allemand). Elle se construit par le brassage politique d’une diversité de communautés venues d’horizons divers, reliées, du fait de ce brassage, par un droit positif qui supplante les coutumes.

Dans les Etats modernes la Nation est fille de la République et de l’œuvre de modernisation exécutée par l’Etat pour intégrer le territoire et réaliser son unité politique.

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Les deux dimensions du processus d’intégration nationale.  0

Un processus d’intégration nationale comporte deux dimensions : une dimension économique et une dimension politique.

Le génie de Félix Houphouët-Boigny comme bâtisseur de Cité  résida en son aptitude à savoir combiner ces deux dimensions. Le régime de démocratie pluraliste invite à perfectionner cette combinaison.

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La Côte d’Ivoire, théâtre du combat entre force d’inertie et force du changement en Afrique?  0

Briser la force d'inertie, promouvoir la force de changement, soutenir le pouvoir d'historicité et d’initiative  des peuples et des individus,  devrait être le programme de l'élite africaine en ce 21 ième siècle.

Le continent africain est caractérisé par la tendance des élites à maintenir l'ordre établi, à résister aux facteurs de changement, à renforcer les systèmes de contrôle de la société, à imposer un mode de penser unique, à réprimer les initiatives individuelles, à installer un pouvoir tutélaire.

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La leçon mémorielle des fêtes tournantes de l’Indépendance nationale en Côte d’Ivoire.

Quelle était la signification réelle des fêtes tournantes de l’Indépendance nationale en Côte d'Ivoire? Comment peut-elle éclairer notre présent?

 Les fêtes tournantes de l’Indépendance, des années 1960 jusqu’à la fin des années 1970,  furent loin d’être un simple folklore en Côte d’Ivoire. Elles furent le symbole historique de la politique houphouëtienne de construction nationale au moyen de la modernisation économique. La politique de reconstruction des infrastructures et des équipements, entreprise en Côte d’Ivoire depuis 2011 par le RHDP, s’enracine dans cette mémoire vive du pays.

 Il est éclairant de souligner que cette mémoire  a inspiré le choix pragmatique opéré par le Président de la République Alassane Ouattara  pour résoudre le problème de la réconciliation nationale après la guerre civile. Cette guerre résulta de la rupture et de l’affrontement des appartenances ethniques à la suite de leur instrumentalisation dans le combat politique.

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Gouvernance responsable en Côte d’Ivoire : une comparaison entre les gouvernances RHDP et FPI à l’aune du témoignage des faits. (2ième partie)

Convoquons les faits pour comparer la gouvernance actuelle RHDP à la gouvernance précédente FPI sur le registre de la responsabilité politique de l’État envers la société. Rappelons que l’Etat démocratique qui se définit comme service public, est par-dessus tout caractérisé par sa capacité à assumer cette responsabilité politique, à refléter la société, à être à l’écoute de ses besoins et à répondre à ses demandes. Notons que dans les dictatures et les despotismes, l’État est une puissance de tutelle et de répression de la société. Il impose son arbitraire à la société et oppose une fin de non recevoir aux demandes de cette dernière. Dans les démocraties républicaines au contraire, l’État est dans une relation d’interaction  symbiotique avec la société. En sa forme plénière, il se réalise comme État-providence.

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La gouvernance responsable en Côte d’Ivoire : les cas d’école du RHDP et du FPI. (1ère partie)

En démocratie, le gouvernement et l'opposition sont soumis à des cahiers de charges réciproques envers la société civile. Leur légitimité dépend de leur capacité à les remplir. En vertu du principe de limitation du pouvoir par les droits fondamentaux des personnes, le Gouvernement est tenu de répondre intégralement de la société sans se défausser sur des tiers. Il est soumis au principe démocratique de responsabilité politique. L’opposition est, sur le même registre, tenu de redresser le gouvernement sur les chapitres respectifs du respect des droits et du service de l’intérêt général et du Bien commun.

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Travaux et Etablissements publics en Côte d’Ivoire : devoir de la République et symboles d’une politique de modernisation.

L’indigence des infrastructures et des équipements publics, des routes et des ponts dans la plupart de nos États en Afrique, n’est pas exclusivement causée par l’indigence des ressources financières internes et par la dépendance économique. Le dénuement infrastructurel emblématique des émirats pétroliers africains le prouve. Cette indigence des équipements publics est la traduction spatiale de la reproduction systématique et délibérée des anciennes structures et rapports sociaux pré-coloniaux. Elle exprime le maintien des hiérarchies séculaires qui garantissent la perpétuation de l’ordre établi et le contrôle de la société par le pouvoir politique dans les États pré-modernes.

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Côte d’Ivoire: pour une nouvelle coalition politique éclairée par l’esprit de l’houphouëtisme.

L’équation existentielle et vitale qu’eurent à résoudre  la plupart des États africains, aussitôt  leur indépendance politique  acquise, fut d’unifier des territoires caractérisés par une grande diversité culturelle et par une faible intégration économique et administrative. En Côte d’Ivoire singulièrement, la pluralité diversifiée des ethnies et la multiplicité  des confessions portaient à incandescence cette problématique existentielle.  Les dirigeants africains qui ne réussirent pas à combiner la pluralité des appartenances et l’unité de gestion et d’administration basculèrent dans l’unification autoritaire liberticide ou dans la diversification fédéraliste sans unité politique. Certains installèrent des dictatures personnelles, ethniques ou tribales dans des Etats marqués par l’exclusion ; d’autres instituèrent des fédéralismes sans substance menacés par les tendances centrifuges des communautés dans des territoires désintégrés. Quelques rares États parmi lesquels se comptent la Côte d’Ivoire et le Sénégal furent les exceptions qui confirmaient la règle.

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Côte d’Ivoire: soutien de Laurent Gbagbo par certains courants de la gauche française : Voici les deux motivations profondes.

  1. Une figure perverse et sournoise du néo-colonialisme

Le soutien résolu apporté au nationaliste ivoirien Laurent Gbagbo par certains courants de la gauche française est structuré par une logique subtile. Cette dernière est toute en nuances et en perspectives. Sa compréhension requiert de l’esprit critique et du sens politique. La consécration de Laurent Gbagbo comme acteur politique de gauche par ces courants de l’extrême gauche française, la mise à disposition de leurs réseaux est motivée par des considérations de politique intérieure hexagonale. Elle n’est pas motivée par des considérations démocratiques, humanitaires, altruistes et universalistes. Elle s’inscrit dans le combat politique de ces gauches contre la droite et contre le socialisme réformiste en France. Décernant un brevet de gauchisme au nationaliste ivoirien Laurent Gbagbo et mettant à sa disposition leurs  divers réseaux, ces gauches extrêmes instrumentalisent les problématiques politiques africaines pour servir leurs objectifs partisans dans le combat politique hexagonal. Dénonçant l’interventionnisme néocolonialiste de l’Etat français en Afrique, elles veulent mettre en cause la politique de la droite française en Afrique pour la délégitimer en France afin d’y établir le leadership politique de la gauche extrême et assurer l’impérium de son orthodoxie idéologique. Disons-le rondement : Il s’agit de promouvoir le nationalisme identitaire en Afrique pour servir les intérêts idéologiques et politiques de l’extrême gauche en France et en Europe.

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L’ostentation des dirigeants africains, frein à la démocratie libérale. 1ère partie.

 Le mode de vie et  la consommation ostentatoires des classes dirigeantes en des pays rongés par la pauvreté de masse et dépourvus d’infrastructures minimales est l’une des spécificités emblématiques des sociétés modernes d’Afrique Noire. La propension  d’un grand nombre de dirigeants politiques africains à accumuler des biens de luxe au détriment du bien public, est l’emblème d’une gouvernance calamiteuse qui heurte autant la rationalité politique et économique que la morale.

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Les causes idéologiques et politiques du rejet de la CPI par certains Africains.

La CPI est-elle légitime pour juger pénalement des dirigeants politiques africains ? 2ème partie

Confrontons les arguments de l’accusation et de la défense pour faire ressortir les présupposés idéologiques et politiques qui sous-tendent l’argumentaire des contempteurs de la CPI. Ce questionnement, qui cherche à évaluer le bien-fondé de cette position étonnante, est d’autant plus important que ce procès semble répondre aux aspirations d’une opinion publique africaine en attente d’une révolution de la culture du pouvoir en Afrique.

Dans leur grande majorité, les Africains attendent désormais des Etats, le respect de leurs droits personnels et collectifs fondamentaux. Ils demandent que soit abolie la culture de l’arbitraire du pouvoir qui règne trop souvent en Afrique. Ils veulent que le pouvoir africain  soit désormais limité, borné et contrôlé par les peuples.  Ils pensent que les dirigeants politiques, qui violent ces attentes fondamentales et qui commettent des exactions et des massacres en vue de conserver le pouvoir, doivent désormais répondre pénalement de leurs méfaits devant les tribunaux, fussent-ils internationaux et délocalisés.

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Le deal Laurent Gbagbo-Mamadou Koulibaly. Autopsie d’une faillite et d’un naufrage. (2ème partie)

 Les causes objectives de l’évolution catastrophique du FPI sont à rechercher dans le caractère foncièrement antagonique du socialisme de Laurent Gbagbo et du libéralisme de Mamadou Koulibaly. Le socialisme du premier était de nature étatique antilibérale et anticapitaliste. Le projet de société qui était le sien était influencé par la doctrine marxiste-léniniste de la dictature du prolétariat. Le libéralisme du second était de nature antiétatique, élitiste et darwinienne. Il était au contraire influencé par le modèle bourgeois de la société et par le modèle capitaliste de l’économie dérégulée. Le liant de ce mariage contre nature de la carpe et du lapin, était l’anticolonialisme de ressentiment et d’imprécation qui aveugle. Cet anticolonialisme de slogans et ce panafricanisme contradictoirement xénophobe représentaient l’antithèse démagogique de l’anticolonialisme et du panafricanisme visionnaire humaniste d’action et de propositions d’un Kwamé Nkrumah ou récemment d’un Thomas Sankara.

 Dans les deux bords idéologiques de cette alliance contre-nature, les valeurs des démocraties libérales, l’autonomie de la personne, l’égalité, la liberté, la citoyenneté, la limitation du pouvoir par les Droits de l’homme, étaient rejetées. Considérées comme superstructures idéologiques du mode de production capitaliste, ces valeurs furent identifiées au système économique de l’Occident colonisateur. Ce rejet des valeurs du libéralisme positif dont le socialisme voulait cependant remplir pleinement le programme, rompit la passerelle qui aurait pu unir idéologiquement les deux parties de l’alliance.

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Le Président Alassane Dramane Ouattara sert-il l’intérêt général en Côte d’Ivoire ? (suite)

En Côte d’Ivoire, l’économie libre de marché est un modèle politique alternatif.

En Côte d’Ivoire, la politique gouvernementale actuelle  de reconstruction des infrastructures est régie par la logique de l’intégration nationale de la diversité sociale par l’économie libre de marché. Il y a ici un choix politique situé dans l’orthodoxie d’une tradition économique et politique, celle du libéralisme économique, fondé sur l’idée que l’économie libre de marché permet de réaliser l’émancipation des individus et des collectivités et de libérer les peuples de toutes les formes de domination politique. Toute la problématique politique en un pays d’Afrique Noire, qui opère le choix du libéralisme, est alors de conformer la praxis gouvernementale aux valeurs et à l’utopie du modèle libéral, d’y rapporter intelligemment les particularismes culturels locaux sans dévoyer ces valeurs et cette utopie afin d’en déployer pleinement la productivité dans un contexte socio-historique donné. Lire plus …

Essy Amara ou la nostalgie de l’économie étatisée en Côte d’Ivoire.

Réponse au propos de Mr Essy Amara  « Le programme infrastructurel de Ouattara est un plagiat grotesque »

Monsieur Essy Amara, vous êtes d'une autre époque, d'une époque maintenant dépassée et révolue: celle de l'économie contrôlée et planifiée par l’État.

Houphouët Boigny, dont vous aviez été le disciple, a accompli avec brio la tâche qui fut la sienne dans l'Etat mobilisateur et centralisateur qui fut le sien. Vous voulez ramener la Côte d'Ivoire à la période des autocraties et de l’économie étatisée. Ce que vous qualifiez de réalisation  anarchique des infrastructures, en portant le fer de votre critique sur le modèle économique ivoirien en cours dans la nouvelle Côte d’Ivoire démocratique et libérale, n’est rien d’autre qu’une économie libérée du contrôle d’un Etat planificateur et centralisateur. L’économie ivoirienne n’est plus sous la tutelle d’un homme fort qui piétine allègrement les droits de l’homme lorsque son intérêt personnel et la raison antiéconomique d’un Etat autocratique l’exigent.

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Exhibitionnisme d’infrastructures ou exposition légitime d’un bilan gouvernemental en Côte d’Ivoire ?

A quelques mois de l’élection présidentielle, le gouvernement ivoirien  s’adonne-t-il à un  exhibitionnisme d’infrastructures  pour masquer son échec et sa corruption sous les fastes d’une économie d’ostentation comme le soutient une des figures de l’opposition ivoirienne ? S’agit-il contraire du cas de figure d’un gouvernement qui s’attache à présenter publiquement son bilan économique et politique conformément au principe démocratique de reddition des comptes ?

Tout conduit, en effet, à penser qu’en Côte d’Ivoire nous nous trouvons face au cas de figure d’un gouvernement soucieux de confronter son bilan à ses promesses électorales. Ce jugement qui crédite le gouvernement ivoirien de l’intention d’émanciper effectivement la société par l’économie et par les infrastructures est à mille lieux de la naïveté du béotien incapable de déceler les stratégies de domination des nouveaux systèmes de pouvoir qui règnent sur la finance.

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