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La leçon mémorielle des fêtes tournantes de l’Indépendance nationale en Côte d’Ivoire.  0

Quelle était la signification réelle des fêtes tournantes de l’Indépendance nationale en Côte d'Ivoire? Comment peut-elle éclairer notre présent?

 Les fêtes tournantes de l’Indépendance, des années 1960 jusqu’à la fin des années 1970,  furent loin d’être un simple folklore en Côte d’Ivoire. Elles furent le symbole historique de la politique houphouëtienne de construction nationale au moyen de la modernisation économique. La politique de reconstruction des infrastructures et des équipements, entreprise en Côte d’Ivoire depuis 2011 par le RHDP, s’enracine dans cette mémoire vive du pays.

 Il est éclairant de souligner que cette mémoire  a inspiré le choix pragmatique opéré par le Président de la République Alassane Ouattara  pour résoudre le problème de la réconciliation nationale après la guerre civile. Cette guerre résulta de la rupture et de l’affrontement des appartenances ethniques à la suite de leur instrumentalisation dans le combat politique.

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La vision de la Côte d’Ivoire par le PDCI anti-RHDP Parti unifié est-elle houphouëtiste ?  0

Les éléments de langage et les pratiques de la fraction du PDCI anti-RHDP Parti unifié font légitimement douter de sa prétention à être dépositaire de l’esprit du PDCI-RDA (cf. Ce qu’est l’houphouëtisme, mémoire commune du PDCI et du RDR. Cedea.net, décembre 2017). Comme le FPI, elle identifie de manière significative, conformément à sa vision idolâtre et communautariste du politique, le PDCI-RDA  à un temple, alors qu’un parti politique en démocratie n’est jamais un temple mais une institution de la République.

 Contrairement à la vision sociétale de l’houphouëtisme, celle de la fraction anti- RHDP Parti unifié, comme en atteste ses éléments de langage et ses positions politiques, est fondée sur la séparation et l’opposition de l’ethnicité et de modernité.

La fraction anti-RHDP Parti unifié rejette la nation moderne qui procède nécessairement de l’œuvre intégratrice de l’État, œuvrant au rassemblement de la diversité des peuples dans l’égalité et la citoyenneté sous le régime de la République après la conquête de l’Indépendance.

En son sens moderne, la Nation est l’unité nationale de la pluralité des peuples et des particularismes culturels. Cette acception moderne est la conception houphouëtiste de la nation.  

La nation, que prétend incarner le PDCI identitaire anti-RHDP Parti-unifié, est au contraire une unité imaginaire d’autochtones préexistante à la construction de l’Etat.

Cette fraction récuse pour cela l’Etat national, fondé sur le dialogue entre l’unité et la pluralité, à travers l’intégration de la diversité et la libre expression des particularismes, à partir du 07 août 1960. Elle rejette cet État-national qui procède de la volonté de vivre-ensemble des peuples qui ont conquis collectivement l’indépendance politique dans la lutte anticolonialiste.

Ce refus profond de l’État-national ivoirien, construit au fil du temps par les peuples après la conquête de l’Indépendance de notre pays en 1960, explique la volonté du PDCI identitaire de se coaliser avec le FPI pour engager une seconde lutte d’indépendance, en vue de donner un État aux soi-disant autochtones.

Briser État-nation ivoirien au profit d’un État nationalitaire, tel est le programme politique réel du PDCI anti-RHDP Parti unifié qui invite les Ivoiriens qui se reconnaissent dans sa vision à le rejoindre.

Les alliances qu’il tente ouvertement d’amorcer avec les adversaires les plus résolus de l’houphouëtisme prouvent éloquemment que la dénonciation du RHDP Parti-unifié est une dénonciation de la vision houphouëtiste de la société Ivoirienne

Leur vision est celle de l’ethno-nationalisme et de l’autocratie. Elle n’est en aucun cas démocratique. Récusant l’hétérogénéité de la société et réduisant le pouvoir d’État à un patrimoine lignager et personnel, elle est anti-houphouëtiste.

L'échiquier politique ivoirien demeure donc toujours partagé entre deux forces principales auxquelles il faut ajouter une mouvance d’autocrates soucieux de conquérir le pouvoir d’État pour leur usage personnel et prompts de ce fait à rechercher des « alliances » avec les tenants de l’État communautaire qui favorise la dictature.

Face aux forces réactionnaires anti-démocratiques et anti-républicaines du nationalisme ethnique et du populisme, se dressent donc sur l’échiquier politique ivoirien les forces progressistes démocratiques et républicaines parmi lesquelles comptent aussi les petits partis qui peinent à émerger, à gagner  en visibilité et qui devraient pour cela clarifier leurs discours.

Les forces réactionnaires mobilisent des discours et des pratiques d’exclusion. Elles en appellent à une dévolution monarchique du pouvoir d’État et à l’adoubement, à des alliances modelées sur le regroupement clanique et motivées par le souci d’accaparement du pouvoir. Leur programme politique est d'homogénéiser la société en vue de bâtir une nation communautaire. Leur projet sociétal est d'instituer un État communautaire peuplé d'autochtones dirigé par un autocrate et des représentants lignagers.

Les forces progressistes mobilisent des discours et des pratiques d'inclusion sociale et d'intégration nationale du territoire. Leur programme politique est d'améliorer le régime de démocratie républicaine par des réformes efficientes,  de renforcer la Nation démocratique pour moderniser.

Ce programme consiste à promouvoir l'égalité de condition entre les Ivoiriens, à développer les talents, à mobiliser les génies culturels des peuples pour promouvoir un développement endogène. Il est publiquement  porté, comme il se doit, à la connaissance du peuple souverain à travers le libéralisme de type houphouëtiste que le gouvernement RHDP affiche ouvertement et met en pratique à travers les actes de gouvernance et dans le discours.

L'affrontement politique ivoirien est donc un combat entre nationalistes réactionnaires, autocrates oligarques et libéraux progressistes. Les discours et les actions des protagonistes l'attestent. Il importe d'avoir bien à l'esprit cette dimension de l'affrontement politique ivoirien. C'est une boussole qui doit éclairer nos positions et nos choix respectifs maintenant et en 2020.

 

07 Août 1960 : Ce que signifient l’Indépendance de la Côte d’Ivoire et le RHDP parti-unifié.  0

Que visaient la lutte anticolonialiste des peuples de notre territoire et leur combat pour l’Indépendance nationale? Quels furent  le programme politique et le projet sociétal de Félix Houphouët-Boigny qui dirigea cette lutte au moyen du PDCI-RDA ?

Au moment où, à l’approche des cinquante et huitièmes anniversaires (58 ans) de notre Indépendance nationale, les forces du nationalisme communautaire, une fraction au sein du PDCI de nos jours revendiquent l’héritage politique de l’houphouëtisme, il est essentielle de revivifier la mémoire et les objectifs de la lutte anticolonialiste du PDCI-RDA originel. Il est vital de convoquer publiquement cette mémoire quand ces forces la réinterprètent à leur guise pour réintroduire dans  notre pays l’exclusion, la division, la domination de groupes soi-disant autochtones autant dire un de colonialisme ethnique intérieur. Ce viol de l’esprit de la lutte anti-colonialiste de Félix Houphouët-Boigny et ce dévoiement du projet du PDCI-RDA sont une imposture.

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Les appels à la guerre de la fraction identitaire du PDCI : une imposture contre la Nation et la République en Côte d’Ivoire.  0

On entend ces jours-ci l’aile ethno-nationaliste du PDCI, un courant identitaire anti-moderniste et anti-libéral d’extrême droite, prétendre représenter le PDCI-RDA qui est un parti libéral de centre-droit. On entend, ces jours-ci, cette fraction prétendre incarner la totalité du peuple ivoirien, appeler les Ivoiriens à se mettre en « rang de bataille », à entrer en résistance contre une soi-disant « dictature », à engager un mouvement de libération nationale contre une invasion étrangère.

Cette fraction anti-moderniste et antilibérale, qui en appelle à la purification ethnique, à l’autochtonie contre la diversité, à l’ethnicité contre la citoyenneté, ment quand elle prétend incarner l’Houphouëtisme, une philosophie politique fondée par l’alliance des cultures ethniques et de la rationalité moderne, qui fait de la citoyenneté et du libéralisme ses credos.

La position et les appels de cette fraction partisane sont une colossale imposture d’un point de vue logique et d’un point de vue politique. Ils trahissent l’Houphouëtisme et constituent aussi une agression contre la Nation et la République en Côte d’Ivoire.

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