Articles par balises :Xénophobie

De « la démocratie générationnelle » à la démocratie de « crush party » au RACI.  0

La superficialité des paillettes et le reniement  comme maxime d'une politique de fraction au RACI de Soro Guillaume.

"L'ivoirité est finie donc je vais me réconcilier avec Henri Konan Bédié" dixit Soro Guillaume aujourd'hui samedi 10 Août 2019 durant son "crush party" au moment même où Henri Konan Bédié vient, il y a de cela quelques petites semaines d'appeler à la chasse aux étrangers et de confirmer sa conception ethnique autochtoniste de la nationalité en Côte d'Ivoire.

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Au FPI-GBAGBO et au PDCI-BÉDIÉ, assumer pleinement les conséquences politiques du discours de guerre civile.  0

Le FPI-GBAGBO et le  PDCI-BEDIE devraient supporter entièrement selon le principe de responsabilité, les conséquences politiques du discours de guerre civile qui est le leur. Ils devraient assumer la défaite électorale qui en est la conséquence logique dans une démocratie pluraliste lorsque les peuples conservent une mémoire vive de leur passé.

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Excès et excentricités identitaires sur la plate-forme de l’opposition ivoirienne.(1ère partie)  0

En aucun autre État de l'Afrique postcoloniale durant ces 70 années d'indépendance politique, mis à part l'ex-Rwanda de Juvénal Habyarimana, aucun parti politique n'a fait de manière aussi décomplexée, de manière aussi cynique, aussi ouvertement affichée et proclamée, du programme ethno-nationaliste xénophobe à connotation d'épuration ethnique, de la chasse à l'étranger et des thématiques mortifères qui les accompagnent, son programme officiel comme le font le PDCI de Henri Konan Bédié, le FPI de Laurent Gbagbo suivis par le RACI de Soro Guillaume et une foule de micro-partis heureusement dénués de représentativité, tels ceux de Danièle Boni Claverie et Yasmina Ouegnin, en Côte d'Ivoire.

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Plate-forme Bédié-Gbagbo : un programme égalitaire de gauche ou un programme ethnonationaliste d’extrême droite ?  0

Quel programme partisan faut-il induire des représentations et des actions politiques des acteurs de la plate forme dite « non idéologique » de l’opposition ivoirienne ?

Quel projet partisan faut-il induire de leurs thématiques, de leurs discours, de leurs éléments de langage, de leur choix, de leurs décisions?

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Retrait du RHDP, alliance avec le FPI, retour de l’ivoirité, etc. : Les mauvais calculs du PDCI-RDA  0

En retirant le PDCI-RDA du RHDP, le 08 août 2018, au sortir d’une audience que lui a accordée son cadet, le président Alassane Ouattara, le leader du vieux parti  Henri Konan Bédié ne se doutait certainement pas qu’il empruntait un chemin qui lui imposerait des sacrifices et qu’il devrait parfois surjouer son rôle de néo-opposant pour attirer le ‘’chaland’’ et faire nombre. Au risque d’être vite débordé par la coalition au pouvoir qui n’a finalement pas besoin de ‘’forcer son talent’’ pour convaincre les Ivoiriens de la pertinence de la vision du chef de l’Etat qui rêve d’une Côte d’Ivoire stable et rassemblée.

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La nécessaire réhabilitation de la figure de l’étranger dans les États multi-ethniques post-coloniaux d’Afrique.  0

L’étranger : une arme de combat politique en Afrique.

Dispositif stratégique destiné à garantir les rapports de reproduction sociale,  à empêcher la diffusion de l’économie marchande dans le reste de la société, instrument de  contention du capital dans la sphère du pouvoir, bête de somme ou prête-nom, l’étranger fut utilisé à la fois comme capital économique et instrument de lutte politique par les classes dirigeantes des royautés et des empires de l'Afrique précoloniale. (Cf : « Les causes endogènes de la pauvreté de masse en Afrique noire 3ième  partie ». cedea.net, 15  Décembre 2015).

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Ce qu’il en est de la notion d’étranger : une clarification indispensable en Côte d’Ivoire.  0

La notion d'étranger ne renvoie pas à la même réalité selon qu'on se trouve dans un État-nation ou dans un État qui reste ethniquement fragmenté ou dont la nation est en voie de construction.

Dans les États-nation, dans les pays qui ont réussi à rassembler et unifier les diverses collectivités culturelles du territoire et se sont, de ce fait, transformés en un corps politique lié par un sentiment d'appartenance commune citoyenne, l'étranger est de la nationalité d'un autre pays. Il vient de l'extérieur des frontières du territoire de l’État.

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Gros plan. Construction de la Nation : Bédié, l’anti-Houphouët  0

Ambroise Tiétié

Journaliste Professionnel

Au Rassemblement (quotidien ivoirien)

Gros plan.  Construction de la Nation : Bédié, l’anti-Houphouët

Dans un discours prononcé le 07 août 1964, à Bouaké, à la faveur de la célébration de la fête de l’indépendance, le président Félix Houphouët-Boigny a dénoncé, en des termes suffisamment clairs pour ne souffrir d’aucune interprétation tendancieuse, le repli communautaire ou identitaire, le tribalisme ou le clanisme   et bien d’autres travers dirimants pour la construction de la Nation. Des décennies plus tard, l’un de ses plus illustres héritiers, Henri Konan Bédié, pour ne pas le nommer, prend le contrepied des sages recommandations du grand homme.

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L’ethnonationalisme en Côte d’Ivoire : un accident historique et une erreur contextuelle à réparer.  0

Entre 1990 et 2010, l'ancrage du nationalisme communautaire (dénommé ivoirité dans notre jargon local) une vision excluante et désintégrante du politique, résulta d'un accident historique et d'une errance collective contextuelle.
L'ethnonationalisme autochtoniste heurtait de front le nationalisme libéral universaliste constitutif de la Côte d'Ivoire porté par le PDCI-RDA de Félix Houphouët-Boigny en raison du tissu sociologique essentiellement diversifié du pays.

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L’activisme identitaire d’une minorité d’acteurs politiques baoulé en Côte d’Ivoire: un jeu dangereux et irresponsable.  0

"Nous demandons donc à tous nos frères Baoulés, de quelque région qu’ils proviennent de continuer d’être Baoulé et fier, et de continuer d’être solidaire autour de leur plus grand symbole, le garant de leur système de valeurs, leur Roi Baoulé". dit l’ex-Ministre de l’Education nationale Paul Akoto Yao qui conclut par ce propos archétypique de la revendication identitaire, une interview dans un quotidien en ligne ivoirien.

Quid de la nation? Quid de la citoyenneté ? Quid de la République ?

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Zouan-Hounien : les conséquences meurtrières concrètes d’une instrumentalisation politique de l’ethnicité en Côte d’Ivoire.

Partout où l’on instrumentalise politiquement les identités ethniques dans la lutte pour le pouvoir au sein des États multiethniques, le sang finit toujours par couler à flot. L’histoire n’arrête pas de confirmer cette loi comme viennent de le démontrer, de manière prémonitoire, à une échelle réduite, les brutalités et les mutilations intercommunautaires de Zouan-Hounien.

Entre les affrontements inter-communautaires de Zouan-Hounien et le discours ethnonationaliste débridé tenu par  certains acteurs politiques ivoiriens durant ces derniers mois, je vois un rapport de cause à effet. Les violences, les brutalités,  les mutilations et les meurtres commis dans cette localité sont les conséquences concrètes de la remanence de ce discours mortifère mobilisé au niveau politique.

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La thématique de l’invasion étrangère, une arme anti-politique prisée en Côte d’Ivoire.

 
"Le nationalisme, c'est d'abord la haine…Le nationalisme c'est d'abord la haine des autres" dit Romain Gary. La démocratie, régime des droits fondamentaux de la personne,  ne se construit pas avec la haine car la démocratie est d'abord la reconnaissance et l'amour des autres. La démocratie  est le régime de la pluralité et de la reconnaissance réciproque des altérités.  
Ceux qui, en Côte d'Ivoire, prétendent être les parangons de la démocratie en tenant le discours haineux du nationalisme ethnique xénophobe sont des imposteurs. La démocratie ne saurait être représentée par la haine des autres et de l'étranger.
 L'étonnante invasion de l'espace public ivoirien, ces temps – ci, par  la thématique de l'invasion étrangère  a un air de déjà vu. Elle survient toujours à des étapes cruciales du temps politique ivoirien  telles les élections et les alternances de pouvoir.

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Construire l’imperium de la pensée dans l’espace public pour conforter la démocratie en Côte d’Ivoire.

« On dit souvent que la force est impuissante à dompter la pensée ; mais pour que ce soit vrai, il faut qu’il y ait pensée. Là où les opinions irraisonnées tiennent lieu d’idées, la force peut tout. Il est bien injuste de dire par exemple que le fascisme anéantit la pensée libre ; en réalité c’est l’absence de pensée libre qui rend possible d’imposer par la force des doctrines officielles entièrement dépourvues de signification. A vrai dire un tel régime arrive encore à accroître l’abêtissement général et il y a  peu d’espoir pour les générations qui auront grandi dans les conditions qu’il suscite ».

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Ne pas perdre de vue le cap de la démocratie républicaine pluraliste en Côte d’Ivoire.

Que pourrait apporter de plus à notre pays, en matière de bonne gouvernance politique économique et sociale, ainsi qu’en matière d’amélioration des conditions de vie des populations, la « coalition » hétéroclite et incohérente qui se reconstitue en ce moment, sous un modèle à la fois communautaire et stalinien, pour tenter d’enferrer le front républicain RHDP ?

Que pourrait apporter de plus, en matière de démocratie républicaine pluraliste, cette « coalition » de triste mémoire qui se reconstitue sous les signes de la conception royaliste et autocratique du pouvoir ?

Quel programme économique, quel projet sociétal cette « coalition » propose-t-elle à la Côte d’Ivoire qui serait devenue selon elle un « enfer » ? Quel modèle de redistribution propose-t-elle aux Ivoiriens ? Comment les acteurs de cette coalition comptent-ils articuler la paire investissement/redistribution ?

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Côte d’Ivoire : Front Populaire Ivoirien versus Front National français : la logique antidémocratique du front.

Le Front Populaire Ivoirien est, comme le Front National français, un front de guerre. En politique, la dénomination partisane de front renvoie à une définition du combat politique comme combat de type militaire. Elle signifie un positionnement et une ligne d’affrontement contre des ennemis à anéantir, et non pas contre des adversaires-partenaires avec lesquels négocier et passer des compromis.

 Le Front National français est récemment sorti du front, autrement dit de l’opposition frontale qui récuse les compromis, parce qu’il aspire à s’inscrire dans la République et exercer le pouvoir d’Etat. Il a compris le message des Français qui lui fut délivré de manière cinglante au 2ème tour de la présidentielle. Il envisage d’entrer dans le rassemblement, afin de pouvoir s’adresser à tous les Français sans exclusion. On peut néanmoins en douter en raison de sa conception racialiste de la nation et de son refus de l’altérité.

Le Front Populaire Ivoirien est, quant à lui, resté au front où tente de l’y rejoindre la faction identitaire du PDCI, qui tient le langage de l’enrôlement militaire. Cette faction parle d’hommes à disposition et de moyens en sa possession pour prendre le pouvoir.

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