Articles par balises :Alternance

Retrait du RHDP, alliance avec le FPI, etc. : Pourquoi Bédié n’est plus crédible.  0

 

Ambroise Tiétié

Journaliste Professionnel

Au quotidien Ivoirien « Le Rassemblement ».

Henri Konan Bédié, ce nom ne laisse personne indifférent, tant en Côte d’Ivoire qu’en Afrique. Il compte certainement parmi les personnalités qui auront le plus marqué le défunt siècle. Président de la République, président de l’Assemblée nationale, ministre, ambassadeur, député, et, last but not least, président de parti politique : l’homme a été tout cela. Il aura donc occupé tous les ‘’paliers’’ de l’organigramme politique. Mais, inoxydable et, surtout, insatiable, il en veut encore et encore. Pour preuve, il est en course pour un ultime mandat à la tête de l’État. Comme s’il ne concevait sa vie que dans l’arène politique. Cependant, les actes qu’il pose ces derniers temps jurent avec une certaine éthique et peuvent laisser perplexe. De quoi se demander s’il mérite encore d’être suivi.

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L’Appel de Daoukro : Une véritable escroquerie morale !  0

Ambroise Tiétié

Journaliste Professionnel

Au quotidien ivoirien Le Rassemblement.

On le subodorait, peu prou. Mais l’interview qu’il vient d’accorder  à un tabloid français, le quotidien Le Monde, pour ne pas le nommer, des mois après celle accordée, le 14 décembre 2018, au confrère France 24 à Daoukro, achève de convaincre de ce que certains n’osaient pas croire : la candidature du président du PDCI-RDA Henri Konan Bédié, 85 ans bien comptés, à la présidentielle 2020. Dès lors, l’on comprend désormais tout au fameux appel qu’il lança depuis ses terres, à Daoukro,  et qui fit tant jaser. Surtout au sein de son parti où de nombreux cadres dont Kouadio Konan Bertin ‘’KKB’’, Charles Konan Banny, pour ne citer que les plus médiatisés, organisèrent  la résistance contre l’Appel de Daoukro’’ jugé ‘’inopportun’’. A raison !

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Avant la plateforme de l’opposition : pourquoi le RHDP doit continuer à imprimer sa marque  0

Ambroise Tiétié 

Journaliste Professionnel

Au quotidien Le Rassemblement

Avec le départ de Bédié et Soro, le RHDP a perdu deux alliés dont on ne peut objectivement négliger le poids, mais le nouveau parti n’en garde pas moins sa solidité et sa cohésion. La coalition au pouvoir ne doit donc pas se laisser distraire par quelques gesticulations et des rodomontades de personnes visiblement en mal de certitudes.

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Le remaniement du gouvernement ivoirien expliqué par le système des dépouilles démocratiques.

« Le système des dépouilles (spoils system) est un principe selon lequel un nouveau gouvernement, devant pouvoir compter sur la loyauté partisane des fonctionnaires, substitue  ceux qui sont en place par des fidèles »,  souligne Pierre Rosanvallon qui attire l’attention sur ce principe des gouvernances programmatiques dans les démocraties républicaines en son ouvrage La légitimité Démocratique. Les fidèles auxquels sont confiés des postes de décision et d'action dans le nouveau gouvernement sont les membres qui s’inscrivent pleinement et agissent, par conviction, dans la ligne programmatique et sociétale du parti majoritaire.

Le rôle fonctionnel d’un parti, en démocratie républicaine pluraliste, est de représenter une base sociale, d’en formuler les demandes, d’en défendre, au niveau politique, les intérêts et les conceptions du bien. Il est d'élaborer cet ensemble en projet sociétal et en programme cohérent de gouvernement.

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Comment préserver la démocratie ivoirienne contre le péril identitaire et populiste ?

Pour respecter le critère démocratique de souveraineté du peuple et de liberté du choix politique, relativement à la problématique du parti unifié RHDP, il faut donner la parole aux bases partisanes. En Côte d’Ivoire, les parties prenantes de cette coalition politique en appellent, à juste titre, au respect de ce principe cardinal de la démocratie.

Néanmoins, dans les démocraties républicaines pluralistes, le respect de ce principe est soutenu par le sentiment partagé de citoyenneté dans la société civile et la société politique. La culture de la citoyenneté conduit à voir en l’Autre un égal. Elle fait de la garantie de la liberté et de l’égalité des membres de la cité le fondement de la légitimité du pouvoir politique. Le sentiment de citoyenneté et la conviction républicaine forment la substance de la souveraineté populaire. Ils constituent l’assurance de l’action démocratique des partis.

Un parti politique pourrait-il, pour cela, refuser de consulter sa base dans une démocratie républicaine pluraliste, quand sa haute direction estime qu’en raison d’une crise interne de citoyenneté, cette consultation risquerait de mettre en péril la pérennité idéologique et programmatique du parti et de porter atteinte à la sauvegarde de l’intérêt national?

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Côte d’Ivoire : comment penser l’alternance du pouvoir au sein du RHDP pour 2020 ?

Faut-il penser l’alternance du pouvoir au sein du RHDP en termes de priorité partisane ou  en termes de continuité politique du modèle Houphouëtiste de la Nation et de l’Etat ?  Compte tenu de la situation historique spécifique de notre pays aujourd’hui, n’est-il pas plus rationnel politiquement d’y concevoir l’alternance des deux partis houphouëtistes en termes d’alliance modulée entre des partenaires idéologiques aux programmes et projets sociétaux complémentaires ? L’objectif ultime de l’appel de Daoukro ne fut-il pas d’édifier un front républicain pérenne contre l’ethno-nationalisme et le national-populisme qui, sous des masques divers, menacent à tout moment de dévoyer l’houphouëtisme, d’en pervertir l’esprit et, de ce fait, de  désintégrer notre pays, la Côte d’Ivoire ?

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Alternance démocratique du pouvoir et lutte pour le pouvoir. En quoi consiste la différence ?

Cette contribution a été inspirée par la querelle naissante entre le PDCI et le RDR relativement à la problématique de l’unification des deux partis.

 L’alternance du pouvoir entre divers partis et équipes de gouvernement est un élément essentiel au bon fonctionnement de la démocratie. Elle s’obtient au moyen de la compétition entre les acteurs politiques pour prendre le gouvernement. Au delà des personnes et des partis,  ce combat politique est un affrontement idéologique, un affrontement entre des projets de société, des programmes politiques différents et concurrents. L’alternance démocratique du pouvoir, y compris au sein d’une coalition partisane, est donc une alternance de projets de société et de programmes politiques divergents et alternatifs qui doivent relayer au niveau de l’Etat les demandes émergeant des divers secteurs de la société.

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Les formes d’imposture démocratique en Afrique noire.

"Nous avons fait place nette en fermant les médias privés et en faisant taire la contestation populaire à coup de répression policière et militaire. Il n'y a plus, dans le pays, de manifestations publiques contre la volonté de notre  président Pierre N’kurunziza de briguer un troisième mandat. Nous ne sommes donc pas contestés. Les populations citadines contestatrices se terrent. Les populations rurales dont nous avons acheté le silence à coup de distribution de sacs de haricots et de sacs de riz sont indifférentes. La preuve est donc faite que la contestation politique du troisième mandat du président Pierre Nkurunziza est le fait d’une minorité très localisée de citadins manipulés par les médias et par les anciennes puissances coloniales. La population Burundaise dans sa majorité consent donc à notre volonté de nous octroyer un troisième mandat et pourquoi pas un quatrième mandat, de demeurer au pouvoir ad-vitam æternam au mépris de la constitution. Nous sommes légitimes et le pouvoir d’Etat nous appartient parce que nous sommes les représentants politiques et militaires du peuple majoritaire hutu que nous avons libéré de la domination de la minorité tutsi"

Telle est la manière dont le gouvernement Burundais, sous la férule de l'apprenti dictateur Pierre Nkurunziza, conçoit la démocratie. Curieuse façon de concevoir la démocratie : il s’agit, en effet, d’un cas d’école des impostures démocratiques qui tendent à s’installer en l’Afrique noire à l’ère du multipartisme.

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Goodluck Jonathan, l’anti- Laurent Gbagbo

La leçon décisive délivrée à l’Afrique Noire par l’élection nigériane est le fair- play démocratique exemplaire de Goodluck Jonathan qui a reconnu humblement sa défaite dans les urnes et en a assumé l’entière responsabilité sans recourir à des faux-fuyants, sans désigner des boucs émissaires et sans mettre le feu au Nigeria pour tenter de conserver le pouvoir. L’opposition ivoirienne qui semble ne retenir de l’élection présidentielle nigériane que l’efficacité stratégique de la coalition à candidature unique dévoile, en cette polarisation sur l’instrumentalité, son manque de vision politique et son incapacité à assurer la direction d’un pays! Dénonçant une prétendue « dictature » du RHDP elle brocardait en effet, il y a peu de temps, le principe même de la coalition politique à candidature unique en démocratie. Réduisant la démocratie multipartisane au pluralisme sauvage des candidatures partisanes et individuelles, elle semblait en effet réduire la finalité de la démocratie à la lutte pour la prise du pouvoir et sa conservation

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La nouvelle grande coalition ivoirienne d’opposition au RHDP est-elle à la hauteur des attentes du peuple ivoirien?

Nous avons applaudi en apprenant qu’une grande coalition politique des partis d’opposition est en train de se construire en Côte d’Ivoire pour s’opposer au RHDP et lui porter la contradiction, afin de rendre possible l’alternance du pouvoir, élément constitutif de la démocratie électorale représentative. La domination sans partage du RHDP, dans un champ politique caractérisé par une opposition fragmentée, constituait en effet un danger pour la démocratie ivoirienne. Le cordon sanitaire républicain constitué par le RHDP représente une sauvegarde pour la démocratie électorale représentative mais celle-ci doit cependant s’accomplir pleinement à travers l’existence d’une opposition républicaine.

L’essence de la démocratie réside en effet dans la compétition entre plusieurs partis ou coalitions cohérentes. Cette compétition est une confrontation entre des programmes politiques contradictoires et des projets de sociétés différents.

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