Articles par balises :Nationalisme identitaire

Réconciliation en Côte d’Ivoire : le FPI s’en moque comme de l’an 40 !  0

Ambroise Tiétié

Journaliste Professionnel

au Rassemblement (Quotidien ivoirien)

En déplacement à Duékoué, le samedi 26 avril 2019, l’ancienne première dame Simone Ehivet Gbagbo, a parlé d’un supposé génocide dont les populations wê auraient été les victimes. De quoi se demander si cette dame et ses camarades veulent voir tourner la page de la crise postélectorale.

Libérée au  nom de la réconciliation nationale, car c’est le vrai sens de l’ordonnance d’amnistie prise par le chef de l’Etat le 06 août 2018, l’ancienne première dame Simone Ehivet Gbagbo semble faire peu cas de celle-ci.

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Démonstration massive de force du RHDP parti unifié en Côte d’Ivoire: la leçon de ce succès.  0

La plate-forme incohérente et impossible "Bédié-Gbagbo-Soro" semble être, pour les Ivoiriens, un épouvantail. L’échec patent de la contre manifestation organisée à son domicile privée à Daoukro par Henri Konan Bédié, le même jour,  pour tenter de contrer par le nombre, la démonstration de force du RHDP parti unifié au stade Félix houphouët-Boigny, le samedi 26 janvier 2019, à Abidjan, est un signe de défiance populaire sans équivoque,  des Ivoiriens.

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Construire l’imperium de la pensée dans l’espace public pour conforter la démocratie en Côte d’Ivoire.  0

« On dit souvent que la force est impuissante à dompter la pensée ; mais pour que ce soit vrai, il faut qu’il y ait pensée. Là où les opinions irraisonnées tiennent lieu d’idées, la force peut tout. Il est bien injuste de dire par exemple que le fascisme anéantit la pensée libre ; en réalité c’est l’absence de pensée libre qui rend possible d’imposer par la force des doctrines officielles entièrement dépourvues de signification. A vrai dire un tel régime arrive encore à accroître l’abêtissement général et il y a  peu d’espoir pour les générations qui auront grandi dans les conditions qu’il suscite ».

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Je récuse la déformation de mon propos par le journal en ligne ivoirien ivoirsoir.net.

Dr Alexis Dieth

Professeur de philosophie

A l'adresse du journal en ligne ivoirsoir.net

Je récuse la déformation de mon propos par le journal en ligne ivoirien ivoirsoir.net.

Je récuse de la déformation de mon propos par votre  journal. Je conteste votre titre et votre introduction à la publication de mon texte intitulé « Mémoire du 19 Septembre : les travestissements contestables du journaliste André Konan Sylver » ; texte publié sur mon site cedea.net et que vous avez repris dans votre journal en ligne.

Ce titre : Faillite intellectuelle : Quand le Dr Alexis Dieth répond à André Konan Silver et défend la rébellion de Soro » et cette introduction « C’est un exercice périlleux auquel s’est livré Dr Alexis Dieth(pro-RDR et habituellement anti-soro). En voulant répondre à André Silver Konan qui avait recadré Soro Guillaume à propos du 19 Septembre 2002 en Côte d’Ivoire, l’intellectuel favorable à Amadou Gon s’est retrouvé en train de défendre la rébellion de son ennemi » trahissent le contenu de mon texte.

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Côte d’Ivoire : l’exemplarité du RDR autour du programme politique et du projet sociétal de l’houphouëtisme.

L’affrontement politique africain est habituellement caractérisé par une dérive personnaliste et une confusion idéologique. La problématique politique capitale du continent, depuis son ouverture à la démocratie multi-partisane, est donc celle du recentrage idéologique, programmatique et sociétal de l’affrontement politique. Sur ce plan, la gouvernance du RHDP ivoirien  a innové en se situant, depuis 2011, résolument au centre-droit, et en appliquant un libéralisme social d’inspiration houphouëtiste, marqué  par l’intervention de l’État agissant comme acteur de développement dans le cadre de l’économie libre de marché.

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Côte d’Ivoire : comment penser l’alternance du pouvoir au sein du RHDP pour 2020 ?

Faut-il penser l’alternance du pouvoir au sein du RHDP en termes de priorité partisane ou  en termes de continuité politique du modèle Houphouëtiste de la Nation et de l’Etat ?  Compte tenu de la situation historique spécifique de notre pays aujourd’hui, n’est-il pas plus rationnel politiquement d’y concevoir l’alternance des deux partis houphouëtistes en termes d’alliance modulée entre des partenaires idéologiques aux programmes et projets sociétaux complémentaires ? L’objectif ultime de l’appel de Daoukro ne fut-il pas d’édifier un front républicain pérenne contre l’ethno-nationalisme et le national-populisme qui, sous des masques divers, menacent à tout moment de dévoyer l’houphouëtisme, d’en pervertir l’esprit et, de ce fait, de  désintégrer notre pays, la Côte d’Ivoire ?

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Pour éclairer le débat politique en Côte d’Ivoire : qu’est-ce que le libéralisme ?

Le RHDP, la coalition au pouvoir en Côte d’Ivoire est une coalition démocratique et républicaine d’obédience libérale. Son programme politique social et économique et son projet sociétal s’en inspirent. La critique de sa gouvernance par les partis d’opposition ivoiriens devrait donc s’effectuer  corrélativement aux principes de cette obédience. Pour qu’il en soit ainsi, les partis d’opposition se doivent d’affirmer clairement leurs obédiences idéologiques, leurs projets sociétaux et les catégories socio-professionnelles qu’ils prétendent représenter et servir. La constructivité de leur critique en dépend.  En démocratie multi-partisane, le respect du principe d’identité par tous  les acteurs de l’échiquier politique est un impératif juridique. Or force et de reconnaître qu’un flou préjudiciable à la clarté du jeu politique persiste sur ce plan en Côte d’Ivoire.  Bien malin celui qui pourra dire de quel type de socialisme se réclame le FPI de Laurent Gbagbo qui ,en ses divers courants, semble relever d'un mélange confus entre extrémisme identitaire de droite et extrémisme révolutionnaire de gauche. Bien malin aussi celui qui pourra dire de quel type de libéralisme se réclame le LIDER de Mamadou Koulibaly en tant qu’opposé au gouvernement libéral RHDP au pouvoir. Mes exhortations jusqu’à ce jour, quant à cette exigence capitale, sont restées lettre morte.  (Cf. « Partis politiques africains quels sont vos valeurs, vos idéologies et projets de société respectifs ? L’exemple de la Côte d’Ivoire ». Cedea.net Novembre 2012).

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Côte d’Ivoire : et si l’intelligentsia universitaire ivoirienne avait hier interpellé Laurent Gbagbo comme elle interpelle Alassane Ouattara aujourd’hui ?

En lisant dans les journaux le discours de sagesse et d’interpellation prononcé  par l’éminent Professeur de Droit Francis Wodié (cf « Condamnation de Hubert Oulaye,Wodié interpelle Ouattara : Attention, qui sème la condamnation récolte la damnation »,) j’ai éprouvé un sentiment de mélancolie et de tristesse. Je me suis alors posé cette question. Pourquoi ce sursaut moral de l’intelligentsia universitaire n’eût-il pas lieu plus tôt, dès la brutalisation de la vie politique sous le régime de Laurent Gbagbo ? Quand l’anomie menace d’envahir la cité et  de la dissoudre, ce sursaut critique des élites charismatiques de l'Université peut en effet réveiller la lucidité publique et brider les passions politiques.

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La démagogie malsaine de Franklin Nyamsi au Mali et en Côte d’Ivoire.

Une fois de plus, comme au Zimbabwe, Franklin Nyamsi a tout faux au Mali. Contrairement à son interprétation fallacieuse du retour au Mali de l’ancien président Amadou Toumani Touré comme témoignage du génie politique de Soro Guillaume en Côte d’Ivoire, l’argument de la réconciliation au Mali  s’avère être un camouflage d’une stratégie électoraliste en vue de la présidentielle malienne 2018 à venir. Au Mali comme en Côte d’Ivoire la réconciliation nationale et le pardon sont politiquement instrumentalisées contrairement aux propos démagogiques et fallacieux de Franklin Nyamsi.  

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Présidentielle de l’an 2020 en Côte d’Ivoire : conjurer la menace identitaire et populiste.

Sauvegarder la démocratie et la république en notre pays, préserver nos acquis économiques et politiques, tel doit être le mot d’ordre de mobilisation citoyenne pour la présidentielle 2020 à venir. La réactivation en notre pays de la thématique identitaire et du populisme en vue de cette échéance politique, constitue le danger le plus immédiat et le pressant.

Notre vigilance citoyenne d’Ivoiriens est d’autant plus sollicitée que ces illusions politiques dont nous fîmes récemment l’amère expérience entre 1996 et 2010, ont mondialement le vent en poupe dans un contexte historique marqué par les passifs sociaux de la globalisation économique. Or les discours et les pratiques de certaines écuries politiques en notre pays, tendent à prouver que ces illusions tiennent encore lieu de programmes politiques pour certains prétendants à l’exercice du pouvoir suprême dans l’élection présidentielle 2020 où chacun s’estime en droit de prendre la direction de l’Etat.

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Côte d’Ivoire : la Présidentielle ivoirienne de 2020 ne sera pas régie par la légitimité historique.

La Présidentielle de 2020, en notre pays, ne sera pas régie par la légitimité historique. Elle ne sera ni un concours de sélection de candidats générationnels, ni un rapport matériel et militaire de forces factionnelles. La légitimité qui présidera cette élection ne sera ni historique, ni générationnelle. Elle ne sera pas celle des mouvements de libération, dont l’histoire africaine montre que les dirigeants deviennent, de manière métronomique, des oppresseurs du peuple. Elle ne sera pas non plus celle des rebellions et des révoltes populaires qui font de la violence et de la préséance de leur leader déifié, le critère de la succession politique, transformant ainsi la démocratie représentative en démocratie plébiscitaire.

 Majoritaires en ce pays, comme en témoignent éloquemment les deux dernières élections présidentielles de 2010 et de 2015, les citoyens ivoiriens munis de leur responsabilité et de leur vigilance critique, veilleront, sur la longue durée, à préserver notre démocratie contre l’escroquerie politique constituée par la légitimité historique et par la logique de l’adoubement.

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La prépondérance de la mémoire universaliste du PDCI, fondement de sa coopération avec le RDR..

Comme je l’avais souligné dans une contribution précédente (cf. Ce qu’est l’houphouëtisme, mémoire historique commune du PDCI et du RDR) la stabilité de politique de la Côte d’Ivoire dépend d’une coopération politique entre un RDR et un PDCI reliés dans la mémoire commune du nationalisme universaliste et modernisateur de l’Houphouëtisme. Cette coopération doit reposer sur la prépondérance du courant universaliste du PDCI. La rationalité politique voudrait cependant que le courant identitaire du parti se réconcilie avec la mémoire de l’Houphouëtisme. Un aggiornamento partisan permettrait de refermer la cicatrice des années 1997 à 2010.   

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Lutte pour le pouvoir en Côte d’Ivoire, lutte pour les contre-pouvoirs au Kenya.

Lutte pour les contre-pouvoirs au Kenya. Lutte pour le pouvoir en Côte d'Ivoire. Ces deux évènements symbolisent et portent à incandescence les deux logiques antinomiques des affrontements politiques qui se déroulent dans les Etats d’Afrique Noire. Leur concomitance en cette année 2017 fait donc sens.

L’élection présidentielle kényane 2017 est marquée par le conflit du pouvoir avec des juges locaux soucieux de protéger l’indépendance de la magistrature et la transparence des urnes. La lutte politique ivoirienne est, au contraire,  marquée par une guerre de succession précocement engagée entre les acteurs politiques ivoiriens pour l’élection présidentielle de 2020.

Si la démocratie se définit par la limitation du pouvoir par les droits de l’homme,  par la représentativité sociale et par la citoyenneté, on peut juger que la démocratie kenyane est sur la voie de son perfectionnement, au regard du renforcement constitutionnel de l’indépendance des juges en 2010 et des actions concrètes posées dans ce sens sur le terrain par les magistrats kenyans comme en témoignent articles de presses et comptes-rendus de reportages. Au contraire, en Côte d’Ivoire, cette même année 2010, la cour constitutionnelle ivoirienne s’inféodait au pouvoir pour conforter le nationalisme identitaire, violer la liberté du choix politique et légitimer le refus de l’alternance du pouvoir.

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Côte d’Ivoire : guerre de succession et déficience de la conviction républicaine et démocratique au RHDP

Face au nationalisme identitaire et au populisme révolutionnaire qui menaçaient de briser l’unité de la Nation, le RHDP était en Côte d’Ivoire un schème pratique de la démocratie républicaine. Il était un instrument d’exemplarité. Sa naissance convoquait les parties-prenantes de cette idée politique à un engagement pour la citoyenneté, pour la République et la démocratie. L’unité de la coalition  RHDP était donc un impératif  politique inconditionné que les parties prenantes se devaient de respecter quoiqu’il leur en coûte en termes d’ambitions personnelles et de stratégies d'appareils car il y en allait de la survie de la Nation. Tel fut le mandat qui leur fut confié en 2010 et en 2015 par le vote majoritaire ivoirien. 

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Côte d’Ivoire: soutien de Laurent Gbagbo par certains courants de la gauche française : Voici les deux motivations profondes.

  1. Une figure perverse et sournoise du néo-colonialisme

Le soutien résolu apporté au nationaliste ivoirien Laurent Gbagbo par certains courants de la gauche française est structuré par une logique subtile. Cette dernière est toute en nuances et en perspectives. Sa compréhension requiert de l’esprit critique et du sens politique. La consécration de Laurent Gbagbo comme acteur politique de gauche par ces courants de l’extrême gauche française, la mise à disposition de leurs réseaux est motivée par des considérations de politique intérieure hexagonale. Elle n’est pas motivée par des considérations démocratiques, humanitaires, altruistes et universalistes. Elle s’inscrit dans le combat politique de ces gauches contre la droite et contre le socialisme réformiste en France. Décernant un brevet de gauchisme au nationaliste ivoirien Laurent Gbagbo et mettant à sa disposition leurs  divers réseaux, ces gauches extrêmes instrumentalisent les problématiques politiques africaines pour servir leurs objectifs partisans dans le combat politique hexagonal. Dénonçant l’interventionnisme néocolonialiste de l’Etat français en Afrique, elles veulent mettre en cause la politique de la droite française en Afrique pour la délégitimer en France afin d’y établir le leadership politique de la gauche extrême et assurer l’impérium de son orthodoxie idéologique. Disons-le rondement : Il s’agit de promouvoir le nationalisme identitaire en Afrique pour servir les intérêts idéologiques et politiques de l’extrême gauche en France et en Europe.

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