Articles par balises :Impartialité

L’impartialité de la CEI : un sens de la nation et une capacité de désintéressement.  0

La réforme de la CEI ne doit pas être entendue dans une acception  matérielle et quantitative mais dans une acception intellectuelle et morale.

 L’impartialité et l’indépendance de la CEI ne résulte ni de l’équilibre quantitatif des protagonistes de la compétition électorale, ni de la présidence de cette institution par un tiers en provenance de la société civile  qui est, au demeurant, le lieu d’expression des particularismes.

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Assaut contre la CEI en Côte d’Ivoire : un assaut communautariste déguisé en revendication démocratique.

Armés de leurs contradictions, les forces du nationalisme communautaire ivoirien, rassemblées dans le groupement EDS et leurs diverses organisations de jeunesse,  prétendent monter à l’assaut de la CEI  pour imposer l’impartialité au sein de cette institution "gangrenée", selon elles, "par la partialité". Leur vision communautariste de la société, leur rejet de la Nation démocratique et leur conception privative et patrimonialiste du parti politique, contredisent pourtant cet objectif affiché.

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Prendre parti pour la Nation et la République, en démocratie, n’est pas être partial.

Relativement à la consistance des représentations mentales qui permettent de soutenir la Cité, l’un des effets délétères de la dérive ethno-nationaliste initiée dans les années 1990 dans notre pays,  est la crise du sentiment républicain, de la conscience de l’intérêt général et du bien commun dans une partie non négligeable de notre société civile et de notre société politique.

Repliés sur nos identités communautaires, nos ambitions personnelles et nos intérêts particuliers désormais absolutisés, il semble que nous  ayons perdu de vue l’intérêt général et le bien commun qui nous réunissent dans un même corps politique par delà nos différences et nos divergences. Il semble que nous soyons devenus aveugles à ces références ultimes qui garantissent  nos intérêts particuliers et nos biens privés.

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L’alternance, oui mais… quels sont les programmes politiques des opposants en Côte d’Ivoire?

Quels sont les programmes politiques et les projets sociétaux des opposants ivoiriens face au programme et au projet sociétal libéral du gouvernement RHDP? Quelles visions économique, sociale et politique alternatives inclusives ont-ils à proposer au peuple ivoirien?

Les principes réglant l’alternance formelle du pouvoir en démocratie sont constitutionnellement écrits. Néanmoins, quoique non écrite,  l’exigence faite à tout candidat d’assortir d’un programme politique et d’un projet sociétal inclusifs, sa prétention à exercer le pouvoir suprême est un impératif démocratique de droit. C’est une évidence juridique et politique. Le programme alternatif est la dimension substantielle qui justifie l’exigence formelle d’alternance car le Pouvoir démocratique est le moyen d’une fin plus haute. En démocratie le Pouvoir sert à organiser la coexistence de la diversité sociale dans le respect des droits individuels et collectifs.

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CEI : quelle est la cause de la crise d’impartialité des Commissions Électorales Indépendantes (CEI) en Afrique et quelle en est la solution ?

A l’approche des élections locales et bientôt de l’élection présidentielle ivoirienne, la question de l’impartialité de la Commission Électorale Indépendante (CEI), revient de manière récurrente. L’opposition ivoirienne et certains journalistes dénoncent le déséquilibre quantitatif de sa composition qui avantagerait l’exécutif ivoirien. Ils en appellent donc à sa recomposition et la révocation de son Président. Suffit-il, pour autant, de respecter les  principes d’équilibre numérique et de mandat impératif pour garantir l’Indépendance et l’impartialité des CEI en Afrique ?

L’histoire des élections présidentielles africaines prouve que cet équilibre et cette limitation impérative du mandat ne suffisent pas à empêcher les tentatives de capture du vote et de détournement de la volonté  générale par des intérêts partisans et factionnels.  

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Le Juge Kényan David Maraga, un exemple à imiter en Afrique Noire.

« Pour la première fois dans l’histoire de la démocratie africaine, une cour a annulé une élection présidentielle », faisait remarquer l’opposant Kényan Raila Odinga tout en soulignant que le jour de cette décision était « un jour historique pour le peuple Kényan et, par extension, pour les peuples du continent africain ». Il conviendrait donc de consacrer à cet évènement historique le temps qu’il faut, afin de retirer toutes les leçons d’une décision progressiste qui devrait faire jurisprudence en Afrique Noire.

Les dessous de la décision du juge David Maraga et de ses collègues de la Cour suprême du Kenya, (cf « La présidentielle kényane a révélé la mascarade qu’est devenue l’observation électorale en Afrique ». LeMonde. 07-09-2017, soulève dramatiquement la question de la pénurie des individus généraux, des serviteurs impartiaux de la Justice, de l’Intérêt général et du Bien commun dans nos magistratures, nos administrations et nos Etats en Afrique Noire.

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En démocratie, contester n’est pas comploter.

contestationEn démocratie « le libre choix des gouvernants par les gouvernés serait vide de sens si ceux-ci n’étaient pas capables d’exprimer des demandes, des réactions ou des protestations, formées dans la société civile ».(Cf Alain Touraine. Qu’est-ce que la démocratie ?)

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Réponse à Mme Akobla, commentatrice dans Lebanco, à propos de mon parti-pris.

Suite à ma « Réponse à Mme Fanny Pigeaud », le samedi 24-Octobre 2015 dans les colonnes du journal en ligne ivoirien Lebanco.net, Mme Akobla, une citoyenne  ivoirienne à l’esprit critique aiguisé m’a fait des remarques qui me semblent fondées du point de vue de son interprétation qui était légitime. Cette citoyenne dont j’avais remarqué depuis la crise post-électorale ivoirienne les commentaires pertinents dans le Journal Lebanco durant mon séjour Viennois,  m’avait trouvé partial et outrageusement  engagé dans la défense du camp Alassane Dramane Ouattara contre le camp de Laurent Gbagbo. Le point de vue critique  de cette citoyenne admirable au jugement politique mesuré et  sûr et la réponse que je lui avais adressé  méritent d’être portés à la connaissance du public d’autant plus qu’il concerne l’une des problématiques centrales du nécessaire débat social et politique ivoirien que l’élection potentialise.

Commentaire. Rédigé par: Akobla   le: Samedi 24 Octobre 2015

« Mr Dieth moi Gbagbo ne me manque absolument pas et je ne veux même plus qu'il revienne en CI, mais je trouve que vos articles sont improductifs à la longue parce que votre parti-pris est flagrant ! Donc finalement ça enlève à l'objectivité de vos propos et c'est bien dommage. Au début quand je vous lisais j'appréciais mais maintenant je n'ai plus envie de lire et quand je le fais je fini par lire en diagonale tout le long du texte pour VITE FINIR… Akobla »

La défiance de Mme Akobla qui s’inquiète d’un parti-pris indu et d’une partialité condamnable de ma part est légitime et pertinente.  Ce que la société et les populations  ivoiriennes attendent de nous qui prétendons être des intellectuels et qui devons toutefois mériter ce statut, c’est l’impartialité d’une analyse objective critique qui permet de définir les situations, d’éclairer la conscience et la raison publiques. C’est aussi, dans les situations critiques, un engagement sans concession pour les valeurs qui préservent le vivre-ensemble, la dignité humaine et la fraternité universelle.

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Réponse à Madame Fanny Pigeaud à propos de son article « Ouattara verrouille sa réélection en Côte d’Ivoire ». (2ème partie)

Contrairement aux propos partiaux et partisans de Madame Fanny Pigeaud, la contestation de la CEI et de la Cour Constitutionnelle Ivoirienne par les dirigeants de sa filiale idéologique ivoirienne ne s’explique pas la dénonciation des manœuvres frauduleuses d’un dictateur ivoirien désireux de bétonner et de verrouiller sa réélection. Cette contestation idéologiquement fondée et préconçue est la seconde étape d’un processus partisan du FPI ethniciste et nationalitaire qui vise à renverser l’ordre constitutionnel républicain et démocratique ivoirien. C’est un moment stratégique nécessaire du combat politique de ce FPI qui veut restaurer en Côte d’Ivoire un Pouvoir communautaire de type national-socialiste et asseoir la toute-puissance de son parti. La racine nourricière de cette contestation de l’impartialité de la CEI et de la Cour Constitutionnelle ivoiriennes par les dirigeants de la CNC inféodés au FPI de Laurent Gbagbo, c’est la revendication identitaire et la contestation de l’éligibilité du citoyen ivoirien Alassane Dramane Ouattara pour cause de nationalité douteuse selon le prisme ethniciste du FPI.

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Réponse à Madame Fanny Pigeaud à propos de son article « Ouattara verrouille sa réélection en Côte d’Ivoire ». (1ère partie)

Comme toujours, en ses articles partiaux sur la nouvelle Côte d’ivoire, Madame Fanny Pigeaud dont l’engagement journalistique en faveur de Laurent Gbagbo et de son FPI est de notoriété publique, occulte les évidences et dissimule les réalités qui desservent son idole. En dépit du ton neutre que  la journaliste s’efforce d’adopter pour respecter la déontologie de sa profession, surgit,  au détour du texte, cette  phrase caractéristique déjà déclinée sous des formes diverses dans ses précédents articles et qui trahit son parti-pris. « Le processus électoral apparaît en effet verrouillé. Le RHDP est majoritaire au sein de la CEI chargée d’organiser et de superviser le scrutin. C’était déjà le cas pour la présidentielle de 2010. À l’époque, les résultats avaient été trafiqués dès le premier tour au profit de Ouattara et au détriment de Henri Konan Bédié, rétrogradé de la deuxième à la troisième place. » Cf « Ouattara verrouille sa réélection en Côte d’Ivoire » Fanny Pigeaud. Médiapart.23-10-2015

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La maîtrise de la bataille politique, condition de la victoire du RHDP en Octobre 2015

En dehors de tout parti pris idéologique ou affectif, le souhait  du  bon sens commun est que le candidat du RHDP remporte l’élection à la Présidentielle d’Octobre 2015 pour une raison toute simple : le bilan économique social et politique du FPI et de ses alliés en dix ans de pouvoir a été catastrophique et terrifiant. Battu dans les urnes en décembre 2010, le FPI a pourtant refusé de s’amender politiquement. Il a refusé de se livrer à une autocritique pour repenser et redéfinir ses objectifs politiques et économiques afin de les réorienter selon une perspective républicaine. Il a refusé de jouer sa partition dans la production du bien commun et du service de l’intérêt général. Il s’est arc-bouté sur un refus irrationnel global du gouvernement élu arguant jusqu’à ce jour, contre tout bon sens politique, avoir été exproprié d’une imaginaire victoire.

 Le FPI demeure, dans la mémoire de la majorité des Ivoiriens, comme un épouvantail effrayant auquel sont associées les images de violence, de guerre  de mort, de corruption, de brutalité, d’intolérance, de division, de  dictature, de régression économique, sociale et politique, de médiocrité et d’incompétence. Son prétexte d’avoir été empêché de gouverner et d’appliquer son programme par des rebellions et des séditions organisées par des puissances hostiles ne saurait nullement être reçu.

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La nouvelle grande coalition ivoirienne d’opposition au RHDP est-elle à la hauteur des attentes du peuple ivoirien?

Nous avons applaudi en apprenant qu’une grande coalition politique des partis d’opposition est en train de se construire en Côte d’Ivoire pour s’opposer au RHDP et lui porter la contradiction, afin de rendre possible l’alternance du pouvoir, élément constitutif de la démocratie électorale représentative. La domination sans partage du RHDP, dans un champ politique caractérisé par une opposition fragmentée, constituait en effet un danger pour la démocratie ivoirienne. Le cordon sanitaire républicain constitué par le RHDP représente une sauvegarde pour la démocratie électorale représentative mais celle-ci doit cependant s’accomplir pleinement à travers l’existence d’une opposition républicaine.

L’essence de la démocratie réside en effet dans la compétition entre plusieurs partis ou coalitions cohérentes. Cette compétition est une confrontation entre des programmes politiques contradictoires et des projets de sociétés différents.

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