Articles par balises :Coalition

Pourquoi la plate-forme projetée par le FPI, le PDCI et le RACI en Côte d’Ivoire demeurera-t-elle chimérique ?  0

Depuis 2014, l’échec répétitif  des projets de plate-forme de l’opposition ivoirienne semble s’expliquer par le fait que les motivations respectives des partis prenantes soient en contradiction avec l’esprit de ce dispositif inter-partisan qui permet de conquérir la majorité des votes dans une démocratie pluraliste. Ces échecs semblent être, à la fois, le symptôme et le reflet spectaculaire de cette contradiction. Il importe de justifier rationnellement cette hypothèse.

Lire plus …

EN MARCHE AVEC LE RHDP VERS « LA PATRIE DE LA VRAIE FRATERNITE »  0

DIBI Kouadio Augustin

Professeur titulaire de Philosophie

Université Félix Houphouët Boigny de Cocody

A travers les aspects du ciel et de la terre, nous comprenons qu'il va pleuvoir ou qu'il va faire chaud. C'est que, dans le fond, rien ne se pose pour se déployer pleinement à l'extérieur qui ne se soit laissé présupposer par des signes annonciateurs. Depuis le Premier Congrès Ordinaire du RHDP, le cours des choses ne nous invite-t-il pas à comprendre que dans l'aventure historique de la Côte d'Ivoire, est apparue une étape nécessaire et incontournable en laquelle se tisse un nouvel avenir?

Lire plus …

Avant la plateforme de l’opposition : pourquoi le RHDP doit continuer à imprimer sa marque  0

Ambroise Tiétié 

Journaliste Professionnel

Au quotidien Le Rassemblement

Avec le départ de Bédié et Soro, le RHDP a perdu deux alliés dont on ne peut objectivement négliger le poids, mais le nouveau parti n’en garde pas moins sa solidité et sa cohésion. La coalition au pouvoir ne doit donc pas se laisser distraire par quelques gesticulations et des rodomontades de personnes visiblement en mal de certitudes.

Lire plus …

Démonstration massive de force du RHDP parti unifié en Côte d’Ivoire: la leçon de ce succès.  0

La plate-forme incohérente et impossible "Bédié-Gbagbo-Soro" semble être, pour les Ivoiriens, un épouvantail. L’échec patent de la contre manifestation organisée à son domicile privée à Daoukro par Henri Konan Bédié, le même jour,  pour tenter de contrer par le nombre, la démonstration de force du RHDP parti unifié au stade Félix houphouët-Boigny, le samedi 26 janvier 2019, à Abidjan, est un signe de défiance populaire sans équivoque,  des Ivoiriens.

Lire plus …

Les raisons profondes de l’échec des plates-formes et des coalitions politiques dans les nouvelles démocraties africaines.

L’échec régulier, quasi métronomique, des tentatives de plates-formes et de coalitions politiques inter-partisanes dans les nouvelles démocraties pluralistes africaines ne s’explique pas exclusivement par la déficience de la culture démocratique du compromis en ces pays. Cet échec ne s’explique pas non plus par le fait que cette formule politique, courante dans les pays germaniques, soit méconnue dans la tradition politique des pays africains de l’ancien pré-carré des ex-colonisateurs français, britanniques, portugais et espagnols.

Lire plus …

Le PDCI d’Henri Konan Bédié est-il un poids lourd de la politique ivoirienne?

Le PDCI est-il véritablement le poids lourd de la politique ivoirienne comme le titre en première son journal partisan le Nouveau réveil ? N'en est-il pas plutôt, organiquement et par nature, le poids plume et le poids faible jusqu'à l'anorexie en raison de sa propension à soustraire, à exclure et à diviser?

Lire plus …

Qui est, de nos jours, l’héritier de l’houphouëtisme en Côte d’Ivoire?

Quel est l’héritage politique légué aux Ivoiriens par le père fondateur de la Côte d'Ivoire moderne que le PDCI-RDA se devait de préserver et de renforcer? Était-ce un nationalisme modernisateur articulé par les principes républicains et démocratiques de citoyenneté, de respect de la diversité sociale et de dialogue des cultures? Était-ce un nationalisme antimoderne articulé par l'ethnicité et le refus de la diversité sociale et culturelle ? Quelle force politique est aujourd’hui, en Côte d’Ivoire, dépositaire de l’houphouëtisme par le discours  et les pratiques politiques?

La problématique de l'héritage politique de l’houphouëtisme et la question de la force politique qui en est la garantie en Côte d’Ivoire doivent donc être analysées et évaluées réflexivement.

Lire plus …

La vision de la Côte d’Ivoire par le PDCI anti-RHDP Parti unifié est-elle houphouëtiste ?

Les éléments de langage et les pratiques de la fraction du PDCI anti-RHDP Parti unifié font légitimement douter de sa prétention à être dépositaire de l’esprit du PDCI-RDA (cf. Ce qu’est l’houphouëtisme, mémoire commune du PDCI et du RDR. Cedea.net, décembre 2017). Comme le FPI, elle identifie de manière significative, conformément à sa vision idolâtre et communautariste du politique, le PDCI-RDA  à un temple, alors qu’un parti politique en démocratie n’est jamais un temple mais une institution de la République.

 Contrairement à la vision sociétale de l’houphouëtisme, celle de la fraction anti- RHDP Parti unifié, comme en atteste ses éléments de langage et ses positions politiques, est fondée sur la séparation et l’opposition de l’ethnicité et de modernité.

La fraction anti-RHDP Parti unifié rejette la nation moderne qui procède nécessairement de l’œuvre intégratrice de l’État, œuvrant au rassemblement de la diversité des peuples dans l’égalité et la citoyenneté sous le régime de la République après la conquête de l’Indépendance.

En son sens moderne, la Nation est l’unité nationale de la pluralité des peuples et des particularismes culturels. Cette acception moderne est la conception houphouëtiste de la nation.  

La nation, que prétend incarner le PDCI identitaire anti-RHDP Parti-unifié, est au contraire une unité imaginaire d’autochtones préexistante à la construction de l’Etat.

Cette fraction récuse pour cela l’Etat national, fondé sur le dialogue entre l’unité et la pluralité, à travers l’intégration de la diversité et la libre expression des particularismes, à partir du 07 août 1960. Elle rejette cet État-national qui procède de la volonté de vivre-ensemble des peuples qui ont conquis collectivement l’indépendance politique dans la lutte anticolonialiste.

Ce refus profond de l’État-national ivoirien, construit au fil du temps par les peuples après la conquête de l’Indépendance de notre pays en 1960, explique la volonté du PDCI identitaire de se coaliser avec le FPI pour engager une seconde lutte d’indépendance, en vue de donner un État aux soi-disant autochtones.

Briser État-nation ivoirien au profit d’un État nationalitaire, tel est le programme politique réel du PDCI anti-RHDP Parti unifié qui invite les Ivoiriens qui se reconnaissent dans sa vision à le rejoindre.

Les alliances qu’il tente ouvertement d’amorcer avec les adversaires les plus résolus de l’houphouëtisme prouvent éloquemment que la dénonciation du RHDP Parti-unifié est une dénonciation de la vision houphouëtiste de la société Ivoirienne

Leur vision est celle de l’ethno-nationalisme et de l’autocratie. Elle n’est en aucun cas démocratique. Récusant l’hétérogénéité de la société et réduisant le pouvoir d’État à un patrimoine lignager et personnel, elle est anti-houphouëtiste.

L'échiquier politique ivoirien demeure donc toujours partagé entre deux forces principales auxquelles il faut ajouter une mouvance d’autocrates soucieux de conquérir le pouvoir d’État pour leur usage personnel et prompts de ce fait à rechercher des « alliances » avec les tenants de l’État communautaire qui favorise la dictature.

Face aux forces réactionnaires anti-démocratiques et anti-républicaines du nationalisme ethnique et du populisme, se dressent donc sur l’échiquier politique ivoirien les forces progressistes démocratiques et républicaines parmi lesquelles comptent aussi les petits partis qui peinent à émerger, à gagner  en visibilité et qui devraient pour cela clarifier leurs discours.

Les forces réactionnaires mobilisent des discours et des pratiques d’exclusion. Elles en appellent à une dévolution monarchique du pouvoir d’État et à l’adoubement, à des alliances modelées sur le regroupement clanique et motivées par le souci d’accaparement du pouvoir. Leur programme politique est d'homogénéiser la société en vue de bâtir une nation communautaire. Leur projet sociétal est d'instituer un État communautaire peuplé d'autochtones dirigé par un autocrate et des représentants lignagers.

Les forces progressistes mobilisent des discours et des pratiques d'inclusion sociale et d'intégration nationale du territoire. Leur programme politique est d'améliorer le régime de démocratie républicaine par des réformes efficientes,  de renforcer la Nation démocratique pour moderniser.

Ce programme consiste à promouvoir l'égalité de condition entre les Ivoiriens, à développer les talents, à mobiliser les génies culturels des peuples pour promouvoir un développement endogène. Il est publiquement  porté, comme il se doit, à la connaissance du peuple souverain à travers le libéralisme de type houphouëtiste que le gouvernement RHDP affiche ouvertement et met en pratique à travers les actes de gouvernance et dans le discours.

L'affrontement politique ivoirien est donc un combat entre nationalistes réactionnaires, autocrates oligarques et libéraux progressistes. Les discours et les actions des protagonistes l'attestent. Il importe d'avoir bien à l'esprit cette dimension de l'affrontement politique ivoirien. C'est une boussole qui doit éclairer nos positions et nos choix respectifs maintenant et en 2020.

 

Les appels à la guerre de la fraction identitaire du PDCI : une imposture contre la Nation et la République en Côte d’Ivoire.

On entend ces jours-ci l’aile ethno-nationaliste du PDCI, un courant identitaire anti-moderniste et anti-libéral d’extrême droite, prétendre représenter le PDCI-RDA qui est un parti libéral de centre-droit. On entend, ces jours-ci, cette fraction prétendre incarner la totalité du peuple ivoirien, appeler les Ivoiriens à se mettre en « rang de bataille », à entrer en résistance contre une soi-disant « dictature », à engager un mouvement de libération nationale contre une invasion étrangère.

Cette fraction anti-moderniste et antilibérale, qui en appelle à la purification ethnique, à l’autochtonie contre la diversité, à l’ethnicité contre la citoyenneté, ment quand elle prétend incarner l’Houphouëtisme, une philosophie politique fondée par l’alliance des cultures ethniques et de la rationalité moderne, qui fait de la citoyenneté et du libéralisme ses credos.

La position et les appels de cette fraction partisane sont une colossale imposture d’un point de vue logique et d’un point de vue politique. Ils trahissent l’Houphouëtisme et constituent aussi une agression contre la Nation et la République en Côte d’Ivoire.

Lire plus …

Ne pas perdre de vue le cap de la démocratie républicaine pluraliste en Côte d’Ivoire.

Que pourrait apporter de plus à notre pays, en matière de bonne gouvernance politique économique et sociale, ainsi qu’en matière d’amélioration des conditions de vie des populations, la « coalition » hétéroclite et incohérente qui se reconstitue en ce moment, sous un modèle à la fois communautaire et stalinien, pour tenter d’enferrer le front républicain RHDP ?

Que pourrait apporter de plus, en matière de démocratie républicaine pluraliste, cette « coalition » de triste mémoire qui se reconstitue sous les signes de la conception royaliste et autocratique du pouvoir ?

Quel programme économique, quel projet sociétal cette « coalition » propose-t-elle à la Côte d’Ivoire qui serait devenue selon elle un « enfer » ? Quel modèle de redistribution propose-t-elle aux Ivoiriens ? Comment les acteurs de cette coalition comptent-ils articuler la paire investissement/redistribution ?

Lire plus …

LE RHDP : UN HOMMAGE AU PRÉSIDENT FELIX HOUPHOUET BOIGNY

 

Dibi Kouadio Augustin
Professeur Titulaire de Philosophie
Université Félix Houphouët-Boigny.

 La nature sait nous avertir par un signe précis, dans notre marche, qu’un pas radieux vient d’être accompli : ce signe, c’est la joie. La joie se distingue de la simple satisfaction. Gabriel Marcel souligne que la satisfaction se déroule entre quatre murs, dans ce qui est clos, tandis que la joie se déploie à ciel ouvert. A ciel ouvert ! De manière soudaine, quelque chose en effet n’est-il pas venu faire irruption dans l’instant afin de l’illuminer, dénouant par la même occasion de l’intérieur notre être et l’ouvrant subtilement sur l’immensité de l’horizon du monde ? Comment ne pas inscrire au ciel de la Côte d’Ivoire le lundi 16 juillet 2018 comme une date infiniment destinale ? Ce jour, il a été allumé le feu constituant  le RHDP en tant que Parti Politique.

Chacun de nous sait que notre pays vient vraiment de loin. N’a-t-il pas connu une crise qui a failli le défigurer de fond en comble pour lui confectionner un habit hideux ? Prévalait en effet un patriotisme instinctif, sans concept, fait de la bouillie du cœur, oubliant que la République est la communauté des hommes raisonnables, soucieuse de paix, de fraternité et d’ouverture sur l’universel. Si la Côte d’Ivoire, malgré cet enfoncement dans l’obscur, a pu rester debout, c’est qu’elle était assise sur des fondations solides, œuvre d’un grand bâtisseur, le Président Félix Houphouët Boigny. Dans un sursaut, des hommes se reconnaissant en lui et soucieux d’assurer l’héritage de son œuvre, se sont unis. A ceux qui ont des yeux pour voir, il suffirait, sans un grand effort, de les simplement ouvrir pour réaliser qu’en quelques années seulement, le pays s’est transformé grâce à cette alliance. Sans doute, tout n’est pas parfait. Ainsi que le dit Johann Gottlieb Fichte, « si tout était déjà comme il devrait être, on n’aurait même pas besoin de toi dans le monde, et tu serais resté tout aussi bien dans le sein du néant. Réjouis-toi de ce que tout n’est pas tel qu’il devrait être, d’avoir du travail et de pouvoir être utile à quelque chose ». Toute œuvre humaine est toujours à parfaire. Cependant, ce qui a été déjà réalisé ne manifeste-t-il pas en clarté sa propre évidence, comme la rose offrant en toute gratuité son parfum, ou la flamme d’une bougie dansant bellement dans le vent que seul pourrait refuser d’apprécier celui qui a perdu le sens de l’intimité silencieuse des choses ?

Pour parvenir à l’étape majeure de la constitution du Parti Unifié, il faut avouer que l’arc a été tendu depuis plus d’une dizaine d’années, et qu’il était temps de libérer désormais la flèche vers sa destination car, autrement, la corde risque de perdre de sa souplesse et de sa vitalité pour ne plus finalement pouvoir exercer le moindre mouvement. Il était opportun d’élever à l’effectivité l’Alliance des Enfants du Président Félix Houphouët Boigny en lui conférant substantiellement un corps sous la forme et le contenu d’un Parti Politique. Dans la situation actuelle des choses, comment ne pas reconnaître qu’il n’est pas de perspective autre que celle du RHDP pour assurer Stabilité, Force et Paix à notre pays, en vue d’un développement prolongeant le geste initié par son premier bâtisseur, en le portant encore plus loin et plus haut ?

Lors de l’Assemblée Constitutive du 16 juillet 2018, il a été affirmé dans l’unité du cœur et de la raison, avec Force, Sagesse et Beauté que la création du Parti Unifié vient dire les retrouvailles scellées des Enfants du Président Félix Houphouët Boigny, que l’union est toujours fructueuse et la désunion, dispendieuse, et que nous devons bâtir, non pour immédiatement tout consommer, mais dans le souci de léguer aux générations à venir les conditions d’une existence épanouissante, une Nation de paix, de justice et de solidarité. L’expérience de la vie nous enseigne combien reste gravé dans l’esprit et le cœur ce qui passe par les yeux et les oreilles. Les témoins de cette Assemblée au SOFITEL Hôtel Ivoire Abidjan ont pu réaliser avec beaucoup d’émotion que le RHDP est, au plus haut point, un hommage  à celui qui a su établir les colonnes et les assises de notre pays. Un hommage est l’expression de la mémoire du cœur voulant accueillir dans le temps qui passe, la trace profonde d’une présence qui s’est retirée en ne cessant, du même mouvement, de nous tirer à elle. Est-ce d’ailleurs un hasard si, sur ce point, le mot ECART a pour anagramme parfait TRACE ? Ce qui a été mis à l’écart est bien ce qui, à sa manière, laisse une trace que le temps ne saurait  effacer… Le Président Félix Houphouët Boigny s’est retiré de notre regard sensible depuis plus de deux décennies, mais il ne cesse d’être présent dans l’aventure historique de notre pays car dans le fond, nous ne ferons toujours que porter un coup de marteau de plus sur du fer qu’il a sagement forgé avant nous, et avec lequel un autre après nous labourera la glèbe.

Un point fort de cette Assemblée Constitutive a été d’entendre le Président de la  République dire qu’il faut œuvrer à transférer en 2020 le pouvoir à une nouvelle génération. Une personne animée d’un tel souci ne révèle-t-elle pas qu’elle a une vue haute et noble de la chose politique saisie essentiellement comme une manière d’être au service des autres, l’acte de nourrir de notre jeûne leur faim et de leur ouvrir la porte d’un avenir humainement accomplissant ? Une société qui n’a pas d’avenir à se mettre sous la dent ne pourra que tourner en rond, sur elle-même. Ne trouvant rien, elle sera condamnée à dévorer son propre présent jusqu’à se dévorer soi-même.

Le PDCI-RDA, ce grand Parti Politique qui nous a tous utilement nourris sans jamais se dévorer, sait que la source d’eau vive ne doit jamais être abandonnée au profit de citernes fissurées incapables de retenir l’eau. Il sait que seul le mauvais dattier va chercher le roseau stérile. Le Président Bédié, au plus profond de lui-même, ressent que le Rassemblement des Houphouétistes pour la Démocratie et la Paix est un beau cadeau que nous offre la bienveillance amicale du destin, afin que les raisons d’unir soient toujours plus fortes que celles de diviser et de séparer. Renouvelés, nous pourrons « forger, unis dans une foi nouvelle, la patrie de la vraie fraternité ». Alors notre pays, la Côte d’Ivoire sera à l’image de cette gerbe de blé dont parle le rêve de Joseph[1] qui, liée, se dresse et reste debout, entourée par d’autres gerbes s’inclinant devant elle.

 


[1] Genèse 37, 6-7

 

Lire plus …

Les conséquences inéluctables d’une alliance PDCI ethno-nationaliste/FPI national-populiste en Côte d’Ivoire.

Nous ne devons jamais l’oublier. Le FPI a gouverné la Côte d'Ivoire entre 2000 et 2010. Son bilan en la matière est calamiteux sur tous les registres. Sa gouvernance s’est conclue par une guerre civile dont il s’est, jusqu’à ce jour, refusé d’assumer la responsabilité politique en tant que Gouvernement. Trahissant la social-démocratie, il avait repris à son compte, par manque de conviction socialiste, le nationalisme ethnique qu’une faction identitaire du PDCI, trahissant elle aussi le nationalisme libéral modernisateur du PDCI-RDA, avait mobilisé en 1995 pour tenter de se débarrasser d’un adversaire politique.

Ces deux trahisons et ces deux attaques contre la démocratie républicaine furent déterminées par le caractère spécifique de ces deux partis. Le pouvoir d'Etat est considéré par ces deux partis comme étant une fin en soi et la propriété privée exclusive de celui qui s'en empare. Le programme politique de ces deux partis est un programme nationaliste d'exclusion et de désintégration nationale. Leur projet commun est de réconfigurer, sous le principe de l'autochtonie, la société et l'Etat par négation et expulsion de l'altérité.

Lire plus …

Le remaniement du gouvernement ivoirien expliqué par le système des dépouilles démocratiques.

« Le système des dépouilles (spoils system) est un principe selon lequel un nouveau gouvernement, devant pouvoir compter sur la loyauté partisane des fonctionnaires, substitue  ceux qui sont en place par des fidèles »,  souligne Pierre Rosanvallon qui attire l’attention sur ce principe des gouvernances programmatiques dans les démocraties républicaines en son ouvrage La légitimité Démocratique. Les fidèles auxquels sont confiés des postes de décision et d'action dans le nouveau gouvernement sont les membres qui s’inscrivent pleinement et agissent, par conviction, dans la ligne programmatique et sociétale du parti majoritaire.

Le rôle fonctionnel d’un parti, en démocratie républicaine pluraliste, est de représenter une base sociale, d’en formuler les demandes, d’en défendre, au niveau politique, les intérêts et les conceptions du bien. Il est d'élaborer cet ensemble en projet sociétal et en programme cohérent de gouvernement.

Lire plus …

Déni de démocratie au PDCI : une insulte à la Nation et au peuple ivoirien.

Polarisée sur la reconquête d’un pouvoir d’État fétichisé, une minorité activiste au PDCI, a rompu avec la conscience de soi du parti et en a piétiné la mémoire. Elle a oublié le combat historique de libération nationale, écrit dans le sang, qui fut mené par le PDCI-RDA depuis l’occupation coloniale et récemment contre une dictature national-populiste sanguinaire endogène. Cette fraction activiste du PDCI a dévoyé le nationalisme libéral modernisateur de Félix Houphouët-Boigny en nationalisme ethnique antilibéral et antimoderniste. Elle s’est reconnue dans le national-populisme  sectaire de type communiste de son ennemi mortel le plus farouche et le plus impitoyable, le FPI de Laurent Gbagbo.

Lire plus …

L’alternance, oui mais… quels sont les programmes politiques des opposants en Côte d’Ivoire?

Quels sont les programmes politiques et les projets sociétaux des opposants ivoiriens face au programme et au projet sociétal libéral du gouvernement RHDP? Quelles visions économique, sociale et politique alternatives inclusives ont-ils à proposer au peuple ivoirien?

Les principes réglant l’alternance formelle du pouvoir en démocratie sont constitutionnellement écrits. Néanmoins, quoique non écrite,  l’exigence faite à tout candidat d’assortir d’un programme politique et d’un projet sociétal inclusifs, sa prétention à exercer le pouvoir suprême est un impératif démocratique de droit. C’est une évidence juridique et politique. Le programme alternatif est la dimension substantielle qui justifie l’exigence formelle d’alternance car le Pouvoir démocratique est le moyen d’une fin plus haute. En démocratie le Pouvoir sert à organiser la coexistence de la diversité sociale dans le respect des droits individuels et collectifs.

Lire plus …