Articles par catégoriesMorale

Union du PDCI et du RDR : la métaphore du mariage est-elle pertinente ?  0

Faut-il parler de mariage entre le PDCI et le RDR ou au contraire de réunification idéologique des deux membres de la famille politique du PDCI-RDA? Est-il question d’union intéressée, d’union fusionnelle, ou au contraire de ré-enracinement du PDCI et du RDR dans les valeurs et les principes éthiques fondamentaux d'une famille politique? Faut-il considérer le RHDP comme une association contractuelle circonstancielle de deux partis politiques distincts ou comme une nouvelle dénomination historique du PDCI-RDA reconstitué par le rassemblement de ses membres qui s’étaient séparés sur des différends ?

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La conviction démocratique américaine face à Trump: contrepoint critique au LR (Les Républicains) français et enseignement pour l’Afrique.  0

Le présidentialisme fort américain est objectivement limité par des Institutions par une Administration et un pouvoir judiciaire indépendants qui garantissent le respect des libertés personnelles et des droits fondamentaux. Mais il est aussi limité subjectivement  par la conviction démocratique et éthique de la majorité des citoyens et acteurs politique américains comme en atteste l’opposition exemplaire de la majorité des ténors du parti républicain, sur des bases  éthiques, au national-populiste républicain Donald Trump.

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Crise sociale ivoirienne : pourquoi en sommes-nous arrivés là ?  0

Pourquoi dans la Côte d’Ivoire démocratique de l’après 2011, une politique économique rationnelle  qui  est en passe de réussir  le pari de la reconstruction nationale a-t-elle pu susciter, au faîte de sa dynamique, une prolifération quasi cancéreuse de contestations sociales et de mutineries militaires? Pourquoi la décision gouvernementale  de bon sens qui accorde la priorité à l’investissement sur la redistribution, pour répondre à l’impératif d’accumulation des ressources comme l’exige la situation  en période de reconstruction des infrastructures, ne suscite pas l’adhésion des acteurs sociaux qui en appellent au contraire à une redistribution immédiate des produits de la croissance ? Pourquoi le choix politique  du gouvernement, consistant à accorder la priorité à l’investissement pour réaliser l’intégration de la nation par l’économie, semble désormais contesté au sein même de son électorat ?

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Crise sociale ivoirienne : l’interprétation de Mr Michel Galy est-elle objective?  0

Déjouant toutes les prophéties apocalyptiques, la récente crise ivoirienne, exprimée par les mutineries militaires et par la prolifération des mouvements sociaux,  est en train de s’apaiser par la négociation et le compromis social. Elle n’était pas une crise politique motivée par la contestation populaire de la légitimité du gouvernement et par une volonté de révolution. L'objectif des mouvements sociaux qui proliférèrent dans le pays, n’était pas de renverser « un pouvoir Dyoula » et « une mouvance Mandingue » comme le veut  le « politologue » français Michel Galy qui utilise, conformément à son parti-pris identitaire, ces termes caractéristiques de sa lecture idéologique des questions politiques africaines. Elle n’était pas, comme le prétendait ce « spécialiste » de l’Afrique subsaharienne (cf blogs de mediapart : les invites de mediapart : fragile Côte d'Ivoire ), une révolte d’ « autochtones » contre une domination politique et économique supposée d’étrangers. La crise ivoirienne n’était pas animée par une volonté de remplacer le régime démocratique et républicain par un régime communautariste et identitaire dirigé par un gouvernement « d’autochtones ». La crise ivoirienne était une crise sociale motivée par une revendication d’intérêts catégoriels et par une demande populaire légitime de redistribution et de représentativité sociale du gouvernement.

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La dégénérescence du conflit social en conflit politique dans les démocraties africaines: causes profondes et solutions.  0

En nos démocraties en construction, les revendications sociales dégénèrent souvent en conflit politique, en contestation du régime et finissent par se transformer en guerre civile. Il en est ainsi parce que l’unité nationale citoyenne reste à bâtir. La culture du conflit démocratique comme affrontement institutionnel légitime des intérêts particuliers divergents, des idées et des valeurs contradictoires, n’est pas encore complètement intégrée par toutes les parties prenantes du contrat social. Il s’ensuit que la multiplication des mouvements sociaux est interprétée comme indice de la crise du régime politique, de la remise en question de la légitimité du gouvernement. La prolifération des revendications catégorielles est interprétée comme une   contestation populaire du pouvoir politique. Le mouvement social est alors considéré comme une arme politique dans la lutte pour le pouvoir et non pas comme une institution du conflit démocratique, par  laquelle les organisations de la société civile défendent leurs intérêts catégoriels et revendiquent des droits dans le cadre du régime. Cette déficience culturelle et politique favorise l’instrumentalisation des mouvements sociaux par des mouvements politiques insurrectionnels qui cherchent à renverser, par la violence, le gouvernement élu pour s’emparer du pouvoir.

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Donald Trump et nous les ivoiriens.  0

thumb_1890Les Etats-Unis, l'Amérique et l'Europe démocratiques ont accueilli l'élection de Donald Trump avec sidération et inquiétude. Sa xénophobie assumée, son discours identitaire brutal, sa vision d’une Amérique fermée au monde, ses excès verbaux sont dénoncés et condamnés aux États-Unis et dans toutes les démocraties d'Europe Occidentale. Chez nous en Côte d'Ivoire, un parti politique tient ouvertement ces mêmes propos xénophobes, ce même discours identitaire brutal, sans susciter ni sidération, ni inquiétude des démocraties d'Afrique, d'Europe et d'Amérique. Ce parti est même reconnu, par les susnommées démocraties comme un parti normal d'opposition, alors même que le parti de Marine Lepen et ses semblables en Europe sont regardés avec méfiance et inquiétudes par ces mêmes démocraties qui cherchent à s’en prémunir.

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Côte d’Ivoire. La faillite politique de l’opposition ivoirienne.  0

thumb_1869Aux yeux du monde entier, l’opposition ivoirienne présente ce spectacle hallucinant : désertant l’espace de l’opposition socialiste ou social-démocrate au gouvernement libéral ivoirien, le Front Populaire Ivoirien, dit principal parti d’opposition d’obédience socialiste, s’est métamorphosé en parti identitaire xénophobe d’extrême droite. S’étant mis volontairement en marge de la république et de démocratie, il appelle ouvertement à la chasse aux étrangers, à la défense de la nation contre une invasion « de gens venus d’ailleurs », à la défense du sang et du sol. Cette faillite est le symptôme révélateur de la vacance d’une opposition démocratique et républicaine en Côte d’Ivoire, un chaînon manquant qui menace l’édifice démocratique ivoirien. L’expression « opposition ivoirienne » doit pour cela être remise en question. D’un point de vue démocratique et républicain, il n’y a pas d’opposition ivoirienne.

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Contre l’extrême droite xénophobe ivoirienne, le devoir d’indignation morale.  0

thumb_1818Pour sauvegarder la démocratie en Côte d’Ivoire, il faut dénoncer l’imposture démocratique incarnée par le FPI et son, bien nommée, « front du refus ». Au fil de ses contradictions et de ses dernières déclarations identitaires et xénophobes, ce « front du refus » s’est avéré être un front du refus de la démocratie et de la République, un front d’appel à la purification ethnique, à la guerre contre les étrangers et les ivoiriens supposés tels.

Il importe, par conséquent, de dévoiler collectivement et publiquement sa nature  de parti d’extrême droite, sa parenté idéologique avec les blocs identitaires racistes et xénophobes des pays occidentaux, notamment les alliances du  Front Populaire Ivoirien (FPI) avec le Front National Français (FN). Ce travail nécessaire de déconstruction des impostures démocratiques, doit s’intégrer dans un travail plus vaste de redéfinition précise des identités partisanes en Côte d’Ivoire et en Afrique Noire. Il faut pour cela s’indigner moralement des déclarations potentiellement génocidaires des responsables du « front du refus » ivoirien. Il faut dénoncer leur imposture à partir de la position des fondamentaux éthiques et moraux de la République et de la démocratie.

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La politique à la manière de Barack Obama, ou le service des valeurs de la démocratie.  0

thumb_1681 « Barack Obama en campagne pour Hillary Clinton » titrait RTL le 14-09-2016. Barack « Obama met son bilan et sa popularité au service d’Hillary Clinton en difficulté dans les sondages ». annonçait le Monde du 15.09.2016. « Malgré l’insulte, Obama a finalement rencontré le président philippin Duterte » corrigeait 20 Minutes le 08.09.2016. Tels sont les divers comptes-rendus des journaux relatant les récentes péripéties de la politique intérieure et étrangère du Président américain. Ces titres révèlent les traits saillants de la gouvernance d’un démocrate aux Etats-Unis. Dans le sillage de l'Homme de Qunu, Nelson Mandela, Barack Obama donne à voir à l’Afrique Noire frappée par la  maladie  de la personnalisation du pouvoir, de la compétition des egos, des querelles de personne et de succession, un modèle de politique partisane et nationale à imiter.

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Simone et Laurent Gbagbo ou l’irresponsabilité politique.

L et S GbagboSimone Gbagbo ne reconnait pas l’acte de l’accusation. « Je ne reconnais pas les faits », a-t-elle déclaré sous diverses formes tout au long de son procès. A l’en croire, les accusations sont des affabulations construites à partir de scènes montés de toute pièce par ses adversaires, par la France, par Nicolas Sarkozy, par la Communauté internationale, par l’ONU, par les forces néocolonialistes, et par les USA où elle avait pourtant pris ses quartiers dans le milieu évangélistes. Simone Gbagbo, la prétendue combattante de la liberté, la responsable politique, se veut pourtant innocente de toute responsabilité politique envers ses populations dans les massacres survenus dans son pays. Les dénégations de l’accusée, les manœuvres dilatoires des avocats, payés pour soustraire leur client au couperet du glaive de la justice, ne font donc  pas illusion.

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De quelle manière Simone Gbagbo a-t-elle combattu avec sa bouche ?

S GbagboLes gifles et la brutalité de celle qui a combattu avec la bouche.

« Je n'ai envoyé personne faire la guerre, les combats que j'ai menés,c'est avec ma bouche». C’est avec cette phrase négationniste d’une étonnante vulgarité que Simone Gbagbo a inauguré, sous l’acclamation de ses fans, la reprise de son procès ce 20 Juin 2016, pour se donner l’allure d’une innocente pacifiste, d’une victime expiatoire d’un procès politique. Phrase d’une vulgarité insigne, en effet, venant d’une personnalité de son rang, quand on sait l’image suggestive qui peut être associée à celle d’une bouche virile. Les phrases mortelles et les appels incendiaires qui sortirent de cette  bouche combattante qui blesse et qui tue, s’accompagnèrent souvent du prompt secours de sa main gifleuse lorsque l’adversaire se trouvait  à portée de bras. Phrase significative donc, qui dément sa prétention à l’innocence et la non-violence.

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Pétition pour la libération de Laurent Gbagbo. Pour quelle Afrique a combattu Bernard Dadié ?

B Dadié & L GbagboLa trahison de Bernard Dadié. 2/2

L’impensé communautariste de l’écrivain anticolonialiste.

Pour quelle Afrique a combattu Bernard Dadié ? La question mérite d’être posée, au vu de son engagement actuel auprès du courant identitaire du nationalisme ivoirien. "Le vieux", comme le dit un commentateur des réseaux sociaux, n'a pas perdu la tête. Il n’a nullement été instrumentalisé, contre son gré, par les propagandistes et par les activistes du courant identitaire ivoirien qui auraient eu l’intention de cannibaliser son autorité morale pour servir leur cause. Son engagement actuel auprès de Laurent Gbagbo, se situe dans le droit fil de son combat d'intellectuel organique de l'Afrique des chefferies et des lignages durant la lutte anticolonialistes des mouvements africains de libération. Des intellectuels de haut vol tels l’anthropologue Harris Memel-Fotê, des grands médecins tels le Dr Nimbé Coulibaly, membres fondateurs du FPI qui se revendiquaient du socialisme universaliste, prirent leurs distances avec Laurent Gbagbo et son groupe dès qu'ils comprirent que l’homme avait viré sa cuti socialiste au profit d’un ethnonationalisme opportuniste. Ces socialistes de conviction s’éloignèrent de l’imposteur et du farceur. Bernard Dadié a, au contraire, pour sa part appuyé, de son autorité d’écrivain et d’anticolonialiste historique, cette errance parce que l'ethno-nationalisme xénophobe de Laurent Gbagbo constituait l’impensé de son propre combat. L’Afrique nouvelle dont rêvait Climbié, un personnage de ses romans, était l’Afrique des chefferies, des racines, des grands planteurs et de leurs cohortes d’esclaves et de serviteurs. Somme toute, c’était l’Afrique des féodalités. Laurent Gbagbo, le machiavel des lagunes, fut l’incarnation politique de Kakou Ananzè, l’araignée rusée des œuvres de Bernard Dadié.

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La trahison de Bernard Dadié.

Dadié_Gbagbo02Bernard Dadié, chef de file d’une pétition internationale  pour la libération de Laurent Gbagbo ! Qui l’eut cru malgré les engagements équivoques et inquiétants du célèbre écrivain anticolonialiste ivoirien ! Bernard Dadié s'est apparemment figé à l'époque de la lutte anticolonialiste contre les Français. Le vieil homme a été incapable de s’apercevoir qu’on avait changé d’époque, et que l’oppression de type colonial et la domination sociale  avaient été réappropriées et reconduites avec âpreté par des dirigeants africains dont Laurent Gbagbo contre leur propre population. En faisant de Laurent Gbagbo son héros comme Heidegger, le célèbre philosophe allemand avait choisi Hitler par cécité, le célèbre auteur de "Climbié" a définitivement trahi l'Esprit, les Lettres et les humanités comme Brasillach, Céline et tant d'autres!

Son intelligence pointue et critique ne lui a pas permis de voir que Laurent Gbagbo est le complice local d'un réseau idéologique identitaire et affairiste occidental adepte du complotisme et du négationnisme. Ce réseau colonialiste, qui n'a en rien renié l'impérialisme éventuellement génocidaire, a été activement impliqué au Rwanda.

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La culpabilité morale et politique de Simone Gbagbo et de ses pairs.1/1

Pour Simone Gbagbo, pourtant jugée sous le chef d’accusation de crime contre l’humanité, le massacre perpétré par des éléments de sa garde rapprochée contre des femmes à Abobo  durant la crise post-électorale n’a pas existé.  « Les tueries des femmes d’Abobo, c’est une pièce de théâtre » a-t-elle affirmée devant le tribunal  à l’audience du Lundi 06 Juin 2016. Ce négationnisme cynique de l’ex-députée d’Abobo heurte l’entendement et la conscience de tout être humain normalement constitué.

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