Articles par balises :égalité

Réflexion sur le devoir de penser par soi-même et d’écouter le bon sens commun dans l’actualité politique ivoirienne.  1

Pr Kouadio Augustin Dibi

Professeur Titulaire de Philosophie

A l'Université Félix Houphouët-Boigny d'Abidjan.

"Mon cher Dieth , Comme par ces lignes, tu nous fais retrouver le profond Kant auquel tu as consacré ta Thèse de Doctorat, soutenue à Poitiers, sous la direction de Mr le Professeur Miklös Veto ! Kant ne cesse de nous inviter à "écouter notre propre raison et le bon sens" .à éviter d'avoir pour compagnon fidèle l'univers des pensées boiteuses ,contingentes et inconsistantes , se détruisant elles-mêmes par leur propre contradiction ! Il nous parle de la lumière intérieure du bon sens .C'est qu'il lui semble que le bon sens est " l'entendement sain "(der gesunde Menschenverstand) , ce sens que fait acquérir la vie en communauté et qui est la condition de possibilité même de l'être ensemble . C' est l'instinct de la raison en l'homme,le conduisant à choisir ce qui est convenable,avec la signification de ce qui met ensemble,ce qui me permet ,en me retrouvant,de retrouver aussi les autres.

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La nécessaire réhabilitation de la figure de l’étranger dans les États multi-ethniques post-coloniaux d’Afrique.  0

L’étranger : une arme de combat politique en Afrique.

Dispositif stratégique destiné à garantir les rapports de reproduction sociale,  à empêcher la diffusion de l’économie marchande dans le reste de la société, instrument de  contention du capital dans la sphère du pouvoir, bête de somme ou prête-nom, l’étranger fut utilisé à la fois comme capital économique et instrument de lutte politique par les classes dirigeantes des royautés et des empires de l'Afrique précoloniale. (Cf : « Les causes endogènes de la pauvreté de masse en Afrique noire 3ième  partie ». cedea.net, 15  Décembre 2015).

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Le modèle économique du FPI : un socialisme africain dans l’impasse.  0

En sa formulation lapidaire, le propos d’Assoa Adou sur le prétendu surendettement de la Côte d’Ivoire traduit une vision pré-moderne cachée  de l’économie.

L’économie telle que la conçoit le FPI est une économie de subsistance en cohérence avec sa vision communautariste de la société comme collectivité villageoise enracinée dans un terroir.

Le  modèle sociétal du FPI  est la ruralité. Son modèle économique est celui d'un socialisme communautaire prémoderne. Sa vision de l’économie est inspirée par le mode de production lignager qui fut dominant au sein des sociétés paysannes précoloniales traditionnelles.

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Qu’est-ce qu’être citoyen ?  0

Un citoyen se définit comme membre d’une société politique et d’un État national, et non pas seulement d’une ethnie, d’une communauté, d’un village,  d’une confession religieuse. Il se définit, par exemple, d'abord comme Ivoirien,  membre à part entière de la société politique et sujet de droit de l’Etat national ivoirien et non pas seulement comme Baoulé, Bété, Dida, Sénoufo, Malinké Gouro, Wè , Krou, Agni, Ebrié , N’zèma, Abron et j’en passe.

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La séparation des pouvoirs en démocratie.  0

La démocratie se définit-elle par la séparation des pouvoirs ? Ne se définit-elle pas plutôt par la coordination des pouvoirs et par la limitation du pouvoir y compris du pouvoir législatif ? Le peuple serait-il souverain si les pouvoirs étaient radicalement séparés et sans coordination ? Le pouvoir législatif pourrait-il déterminer  le pouvoir exécutif, si les pouvoirs étaient radicalement indépendants ? Que deviendrait la démocratie si chaque pouvoir était indépendant l’un de l’autre ? Cette indépendance radicale des pouvoirs  ne favoriserait-elle pas la formation de centres de pouvoirs oligarchiques à l’intérieur des sous-systèmes ?

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Les sources de la perversion des luttes démocratiques en Afrique noire. 1ère partie.  0

Nous devons déceler, par une forme d’archéologie mentale et d'introspection, les représentations primaires inconscientes ou préconscientes qui bloquent notre capacité d’historicité en Afrique Noire. Cette catharsis intérieure pourrait nous permettre de nous affranchir de la  scission interne qui semble être la source de nos actes manqués en politique.  

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CE QU’EST L’HOUPHOUËTISME de Félix Houphouët-Boigny.  0

L’houphouëtisme de Félix Houphouët-Boigny est un modèle de gouvernance fondé sur la réappropriation du programme et du projet sociétal de la démocratie républicaine par le grand dirigeant politique africain.

L’houphouëtisme est, en Côte d’Ivoire, la combinaison des valeurs constitutives de ce régime avec la base sociologique de notre pays. La grande diversité ethnique et confessionnelle de cette base soulevait d’emblée le problème de son articulation avec l’impératif d’unité de gestion dans l’Etat central post-colonial.

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Le RHDP parti unifié, continuité d’une vision républicaine et démocratique en Côte d’Ivoire.  2

Le RHDP parti unifié, est la continuité d’une vision républicaine et démocratique scellée en 1960 par l’alliance de la tradition et de la modernité, des identités ethniques et de la rationalité économique dans le nationalisme libéral universaliste de Félix Houphouët-Boigny et son PDCI-RDA qui en fut la truelle institutionnelle.

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Pour une rétrospection critique : ce qu’était le PDCI-RDA de Félix Houphouët-Boigny.  0

Qu'était le PDCI-RDA de Félix Houphouët-Boigny? En quoi consistait son programme politique majeur?

Le PDCI-RDA fut originellement un parti de rassemblement démocratique soucieux de construire l'unité politique du pays, de donner par la modernisation économique et par le développement endogène, du contenu à la liberté et à l’égalité des peuples du territoire national.

La Côte d’Ivoire étant, par son histoire, une société culturellement hétérogène, l’œuvre d’intégration nationale, d'inclusion sociale et de modernisation fut l’axe directeur du programme politique et de la politique économique du PDCI-RDA de Félix Houphouët-Boigny.

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Le trio Bédié-Gbagbo-Soro, symbole emblématique de la force d’inertie politique en Afrique.

Le trio Bédié-Gbagbo-Soro, en Côte d'Ivoire, incarne symboliquement,  l’image  de trois générations d’acteurs politiques réunies en des pratiques et des discours qui contredisent les principes les plus élémentaires de la démocratie pluraliste et du consensus républicain. Ce trio symbolise la résilience de la culture du parti-État. Cette culture est antinomique à celle de la démocratie républicaine pluraliste.

La démocratie pluraliste repose sur trois dimensions fondamentales : la citoyenneté,  la représentation des intérêts sociaux et la limitation du pouvoir par les droits fondamentaux de l’homme.

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La nation et le système politique : les deux articulations vitales de la démocratie pluraliste.:

La démocratie pluraliste est un régime organisé. Comme le sont tous les systèmes organisés, elle est composée d’une diversité de parties séparées et en même temps coordonnées. Cette séparation et cette coordination assurent son fonctionnement équilibré. L’exemple le plus emblématique de cette séparation coordonnée des parties qui garantit le fonctionnement et la viabilité  de la démocratie pluraliste est la séparation des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire.

Cette nécessaire coordination des parties du régime démocratique soulève la question de leur articulation  à travers des institutions de médiation.

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Un chef de parlement peut-il être candidat à une élection présidentielle dans une démocratie pluraliste ?

Nous devons  fonder en raison la politique démocratique en nos États. Il faut conformer les institutions du régime de démocratie républicaine pluraliste à leur rôle fonctionnel. La concordance des institutions de ce régime à leur fonction et à leur esprit respectifs est la condition de l’émancipation multiforme des peuples, dont la démocratie pluraliste porte la promesse.  Son objet ultime est de permettre à la diversité sociale de coexister dans la reconnaissance et le respect réciproque des différences, d’accorder les particularismes culturels  et l’unité de la loi dans l’Etat central moderne, de réconcilier les intérêts particuliers et l’intérêt général, d’articuler les polarités divergentes d’égalité  et de liberté, d’investissement et de redistribution pour promouvoir l'émancipation de la diversité sociale.

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Quel nationalisme dans les États postcoloniaux d’Afrique au sud du Sahara?

Considérons, en perspective,  le cas emblématique de la Côte d'Ivoire, pour analyser cette problématique générale. En ce pays qui se caractérise par sa diversité ethnique et confessionnelle, les thématiques du nationalisme, de la défense d’une identité culturelle et d’une souveraineté nationale menacée par une invasion étrangère et par les intérêts du capitalisme financier international, occupent la scène de l’affrontement politique depuis les années 1990.

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La thématique de l’invasion étrangère, une arme anti-politique prisée en Côte d’Ivoire.

 
"Le nationalisme, c'est d'abord la haine…Le nationalisme c'est d'abord la haine des autres" dit Romain Gary. La démocratie, régime des droits fondamentaux de la personne,  ne se construit pas avec la haine car la démocratie est d'abord la reconnaissance et l'amour des autres. La démocratie  est le régime de la pluralité et de la reconnaissance réciproque des altérités.  
Ceux qui, en Côte d'Ivoire, prétendent être les parangons de la démocratie en tenant le discours haineux du nationalisme ethnique xénophobe sont des imposteurs. La démocratie ne saurait être représentée par la haine des autres et de l'étranger.
 L'étonnante invasion de l'espace public ivoirien, ces temps – ci, par  la thématique de l'invasion étrangère  a un air de déjà vu. Elle survient toujours à des étapes cruciales du temps politique ivoirien  telles les élections et les alternances de pouvoir.

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LE RHDP COMME LE PDCI EN SON ESSENCE ACCOMPLIE

Dibi Kouadio Augustin

Professeur Titulaire de Philosophie

Université Félix Houphouët-Boigny d'Abidjan.              

Le Bureau Politique du PDCI, en sa réunion du lundi 24 septembre 2018, à Daoukro, vient de confirmer que ce parti se retire définitivement du RHDP. Il est souligné qu’il envisage la « mise en place d’une plate-forme de collaboration avec les forces vives de la nation » et toute formation politique partageant « sa vision d’une Côte d’Ivoire réconciliée et pacifique ». Au plan formel, l’on peut dire que par son retrait, le PDCI vient de rejoindre l’opposition : en effet, il se pose en s’opposant au RHDP, à ce noble projet de construction de notre être-ensemble, se recueillant dans le ressouvenir du premier bâtisseur de notre pays, pour répondre aux exigences de la modernité, en réunissant ce qui est épars.

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