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LE RHDP n’est pas un RDR bis. (2 ième partie)  0

L’obsession du FPI, du PDCI, du RACI et des micro-partis apparentés à ces formations à voir dans le RHDP un RDR bis relève d’une réaction traumatique de type psychanalytique.

Le RDR, l'adversaire politique de taille par lequel ils sont régulièrement défaits, leur renvoie l'image de leurs échecs et de leur incapacité à réaliser une performance politique : construire un rassemblement trans-partisan sur un programme alternatif commun de construction nationale .

Le RDR a réussi à fédérer sur le socle de l’houphouëtisme (le libéralisme démocratique républicain de centre droit ivoirien) un rassemblement de partis. Il  réalise une performance politique qui les renvoie à leurs propres déficiences.

Le RHDP incarne en tant que coalition politique centriste de partis d’obédiences différentes une vision moderniste du pouvoir et une gouvernance libérale à représentativité sociale.

La capacité d’abnégation républicaine requise pour construire alliance inter-partisane, fait saillir l’arriération politique, l’égocentrisme réactionnaire et passéiste des acteurs d’une plate-forme minée par des contradictions internes indépassables, gangrenée par une vision patrimonialiste et idolâtre du pouvoir.

L’obstination de ces partis à voir dans le RHDP un parti autocratique désireux de restaurer un parti unique en Côte d’Ivoire, alors même qu’ils existent comme partis d’opposition dans un échiquier politique pluri-partisan,  traduit  leur incapacité à s’assumer comme tels et à relever le défi capacitaire de l’inclusion sociale et de l’intégration nationale.

Dans la plate-forme impossible de l'opposition prédomine un modèle autocratique du pouvoir, le désir partagé en commun d’instrumentaliser la société, les ethnies et les confessions en vue de réaliser les intérêts particuliers des oligarchies d'appareils et les ambitions personnelles de pouvoir des chefs. Le pouvoir politique est relié à la société par un rapport vertical unilatéral et instrumental qui descend de haut en bas, en lequel les stratégies de pouvoir ont priorité sur les demandes sociales. Ce rapport unilatéral subordonne la société aux mots d’ordre et à l’arbitraire des chefs tel ce communiqué surréaliste prétendant rendre compte des décisions d’une pseudo-rencontre tenue à Bruxelles dont nulle preuve n’existe.

La stigmatisation du RHDP comme RDR bis par les partis et les fractions de l'opposition ivoirienne exprime un syndrome traumatique contre un parti qui les a vaincu et défait politiquement en réussissant en réaliser le défi de la coalition trans-partisane autour d'un programme et d'un projet commun d'inclusion sociale et d'intégration nationale.

Le RHDP est pour le FPI-Gbagbo et le PDCI-Bédié et pour les partis apparentés  un reproche vivant permanent.  Il les renvoie à leurs échecs. Il est le miroir qui reflète leurs incapacités. L’animosité de ces partis envers le RDR est une pathologie de type psychanalytique.

 

 

Henri Konan Bédié l’anti-Félix Houphouët-Boigny ou le visage sombre de l’antinomie au PDCI-RDA.  0

Inspiré par la mémoire historique du peuple Baoulé, Félix Houphouët-Boigny avait bâti la République de Côte d'Ivoire en faisant de ce pays une terre d’hospitalité. De ce territoire peuplé par des vagues migratoires successives au fil des siècles, il fit une terre de tolérance, de coexistence fraternelle et de reconnaissance réciproques des altérités  cimentée par le dialogue et l'interaction multiforme des identités ethniques.

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Rôle des intellectuels africains dans la démocratie en Afrique ?  0

Quel est le rôle des intellectuels africains dans la démocratie en Afrique ?

Une réponse précise à cette question est d’autant plus urgente que la démocratie libère la parole, appelle le débat d’idées, requiert la construction de projets de société et que les nouveaux régimes démocratiques sollicitent de plus en plus les intellectuels, pour penser la démocratie afin d’en déployer toute l’efficience dans le sens de l’émancipation des peuples.

Bien souvent, par le passé, beaucoup d’intellectuels africains s’étaient, par affinité ethnique et pour des raisons pécuniaires, mis au service des dictatures. Nombre d’entre eux se sont fait conseillers des tyrans et ont été les intellectuels organiques des régimes despotiques du continent. Et lorsque, comme Laurent Gbagbo, ils eurent à exercer directement le pouvoir, ils installèrent des régimes liberticides et corrompus et se révélèrent pire que les régimes autoritaires et les despotes qu’ils avaient combattus.

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Ce qu’est l’houphouëtisme en Côte d’Ivoire : l’articulation entre l’identité ethnique et la modernité.  0

De même que le choix républicain du général De Gaulle en France, au sortir de la Seconde Guerre mondiale, incarne  un exemple historique de la prééminence de la République, le choix républicain et l’option du nationalisme libéral, qui instituèrent l’alliance entre l’ethnicité et la modernité en Côte d’Ivoire, est un schème historique éclairant pour l’action politique ivoirienne (Cf. «  L’esprit de l’houphouëtisme. Chap III, P71, in Le RHDP, continuité d’une vision démocratique et républicaine. Édit : NED Abidjan Janvier 2019).

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Présidentielle ivoirienne 2020 : l’attente impatiente du débat d’idées et de la confrontation de projets.  0

Le débat sur les procédures bat son plein en Côte d’Ivoire à l’approche de la présidentielle 2020 et l’objectif est d’occuper le terrain. On discute de la composition de la CEI. On élabore des plateformes, des alliances et des stratégies de conquête du pouvoir qui semblent faire peu de cas des différences idéologiques et partisanes.

Cette confusion tend à brouiller les repères dans un échiquier politique pourtant clairement bipolarisé depuis les élections locales d’Octobre 2018 entre une coalition républicaine de centre-droit et un bloc identitaire et populiste en essai de formation. (cf:"Les élections locales ivoiriennes révèlent un échiquier politique bipolarisé", cedea.net, 26 octobre 2018). Faire de la politique en démocratie implique de choisir son camp, de prendre parti. L'affrontement démocratique est nécessairement un affrontement de programmes et de projets sociétaux contradictoires et concurrents.

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L’impartialité de la CEI : un sens de la nation et une capacité de désintéressement.  0

La réforme de la CEI ne doit pas être entendue dans une acception  matérielle et quantitative mais dans une acception intellectuelle et morale.

 L’impartialité et l’indépendance de la CEI ne résulte ni de l’équilibre quantitatif des protagonistes de la compétition électorale, ni de la présidence de cette institution par un tiers en provenance de la société civile  qui est, au demeurant, le lieu d’expression des particularismes.

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Le défi civique de l’élite intellectuelle et politique ivoirienne.  0

L'élite intellectuelle et politique ivoirienne se doit de relever un défi civique afin d'apaiser l'élection présidentielle 2020. Elle doit remplacer, à court et long terme, l'affrontement des personnes, les attaques ad-hominem et la compétition des injures par l'affrontement des projets sociétaux et des programmes, par la compétition des représentations divergentes du bien commun. Elle doit élever le niveau du débat public et répondre à la demande populaire d’argumentation et de clarification conceptuelle des enjeux de la lutte politique et de la compétition pour l’exercice du pouvoir d’Etat. C’est à cette condition que la souveraineté du peuple se traduit concrètement dans les urnes.

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La séparation des pouvoirs en démocratie.  0

La démocratie se définit-elle par la séparation des pouvoirs ? Ne se définit-elle pas plutôt par la coordination des pouvoirs et par la limitation du pouvoir y compris du pouvoir législatif ? Le peuple serait-il souverain si les pouvoirs étaient radicalement séparés et sans coordination ? Le pouvoir législatif pourrait-il déterminer  le pouvoir exécutif, si les pouvoirs étaient radicalement indépendants ? Que deviendrait la démocratie si chaque pouvoir était indépendant l’un de l’autre ? Cette indépendance radicale des pouvoirs  ne favoriserait-elle pas la formation de centres de pouvoirs oligarchiques à l’intérieur des sous-systèmes ?

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Les sources de la perversion des luttes démocratiques en Afrique noire. 1ère partie.  0

Nous devons déceler, par une forme d’archéologie mentale et d'introspection, les représentations primaires inconscientes ou préconscientes qui bloquent notre capacité d’historicité en Afrique Noire. Cette catharsis intérieure pourrait nous permettre de nous affranchir de la  scission interne qui semble être la source de nos actes manqués en politique.  

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La thématique de l’invasion étrangère, une arme anti-politique prisée en Côte d’Ivoire.

 
"Le nationalisme, c'est d'abord la haine…Le nationalisme c'est d'abord la haine des autres" dit Romain Gary. La démocratie, régime des droits fondamentaux de la personne,  ne se construit pas avec la haine car la démocratie est d'abord la reconnaissance et l'amour des autres. La démocratie  est le régime de la pluralité et de la reconnaissance réciproque des altérités.  
Ceux qui, en Côte d'Ivoire, prétendent être les parangons de la démocratie en tenant le discours haineux du nationalisme ethnique xénophobe sont des imposteurs. La démocratie ne saurait être représentée par la haine des autres et de l'étranger.
 L'étonnante invasion de l'espace public ivoirien, ces temps – ci, par  la thématique de l'invasion étrangère  a un air de déjà vu. Elle survient toujours à des étapes cruciales du temps politique ivoirien  telles les élections et les alternances de pouvoir.

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Elections locales ivoiriennes 2018 : les raisons de la victoire du RHDP.

Comme l’on pouvait s’y attendre, à travers l'analyse  objective des discours et des pratiques des divers protagonistes, les séquences successives des élections locales ont confirmé les pronostics. Les résultats des urnes sont en adéquation avec les offres politiques et les programmes des divers partis et candidats. Le RHDP a remporté la majorité des voix. L’opposition, rejointe par le courant dissident ethno-nationaliste du PDCI, a recolté  la minorité des voix.

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Côte d’Ivoire: Henri Konan Bédié, le mythe brisé.

Le mythe du sage et du démocrate Henri Konan Bédié, initiateur et acteur magnanime d’un front républicain pérenne contre le national-populisme en Côte d’Ivoire a fait long feu. Il est maintenant brisé, depuis le discours ethno-nationaliste assumé d’Henri Konan Bédié le 23 Septembre 2018 dernier appelant à la chefferie Akan contre la République.

Beaucoup d’ivoiriens dont moi-même (voir à ce propos ma contribution «  Henri Konan Bédié et Alassane Ouattara, schèmes historiques de l’houphouëtisme en Côte d’Ivoire », cedea.net) furent convaincus qu’Henri Konan Bédié n’était pas l’artificier et l’auteur du nationalisme identitaire qui fractura le pays en 1990 et favorisa la capture du pouvoir d’Etat par le national-populisme meurtrier du FPI qui mit le pays à feu et à sang entre 2000 et 2010.  Nous  sommes revenus de cette illusion.

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L’image troublée d’Henri Konan Bédié en Côte d’Ivoire.

Le discours d’Henri Konan Bédié le 23 septembre 2018 qui fera date dans les annales de l’Histoire de la Côte d’Ivoire, est un appel défensif à la communauté contre la nation, à la chefferie traditionnelle contre l’Etat, au modèle politique de la royauté contre le modèle politique de la démocratie. Que cette instrumentalisation politique de l'ethnicité aux conséquences gravissimes ait été, semble-t-il motivée, encore une fois de plus, comme dans les années 1990, par une problématique partisane et personnelle de capture du pouvoir qui fait fi de l'intérêt général de la nation et de la condition existentielle des Ivoiriens, ne rend que plus condamnable et plus détestable l'entreprise.

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La question de l’héritage politique de Félix Houphouët-Boigny, le Père de la Côte d’Ivoire moderne.

Quel héritage politique le père fondateur de la Nation ivoirienne légua-t-il aux Ivoiriens et que le PDCI-RDA se devait de préserver et de renforcer? Etait-ce un nationalisme modernisateur articulé par le principe de citoyenneté? Était-ce un nationalisme différentialiste anti-moderniste articulé par l'ethnicité? Quelle force politique en est aujourd’hui, en Côte d’Ivoire le dépositaire par le discours et les actions? La prétention de la fraction ethno-nationaliste de ce parti à être le dépositaire de l'houphouëtisme en Côte d'Ivoire ne relève-t-elle pas de l'imposture?
Répondre précisément à ces questions capitales permet d'apprécier la qualité de la fidélité du PDCI-RDA par rapport à son devoir d'assurer la pérennité de l'héritage politique du Père fondateur Félix Houphouët-Boigny.

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Le fiasco de la marée populaire de Mélenchon en France, cas d’école éclairant pour la Côte d’Ivoire.

Le fiasco, samedi 26 mai dernier, de "la marée populaire" promise par Mélenchon et sa "France insoumise" est un cas d'école. Il schématise, en qualité d’exemple historique, l’échec d'une tentative d'instrumentalisation politique des mouvements sociaux et des revendications syndicales par un parti populiste d’obédience révolutionnaire essayant de conquérir le pouvoir par la rue après une défaite électorale. La culture démocratique du peuple français a préservé le pays contre cette escroquerie politique. Conscients de leurs attributions respectives dans le jeu démocratique, le peuple français ainsi que la majorité des syndicats et des organisations associatives ont refusé de se prêter aux tentatives d'instrumentalisation politique perpétrées par un parti. En Côte d'Ivoire, le Front Populaire Ivoirien, un parti d’obédience populiste,  et ses diverses filiales, dont EDS est le faux-nez, sont passés maîtres dans cette escroquerie politique.

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