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Rôle des intellectuels africains dans la démocratie en Afrique ?  0

Quel est le rôle des intellectuels africains dans la démocratie en Afrique ?

Une réponse précise à cette question est d’autant plus urgente que la démocratie libère la parole, appelle le débat d’idées, requiert la construction de projets de société et que les nouveaux régimes démocratiques sollicitent de plus en plus les intellectuels, pour penser la démocratie afin d’en déployer toute l’efficience dans le sens de l’émancipation des peuples.

Bien souvent, par le passé, beaucoup d’intellectuels africains s’étaient, par affinité ethnique et pour des raisons pécuniaires, mis au service des dictatures. Nombre d’entre eux se sont fait conseillers des tyrans et ont été les intellectuels organiques des régimes despotiques du continent. Et lorsque, comme Laurent Gbagbo, ils eurent à exercer directement le pouvoir, ils installèrent des régimes liberticides et corrompus et se révélèrent pire que les régimes autoritaires et les despotes qu’ils avaient combattus.

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Ce qu’est l’houphouëtisme en Côte d’Ivoire : l’articulation entre l’identité ethnique et la modernité.  0

De même que le choix républicain du général De Gaulle en France, au sortir de la Seconde Guerre mondiale, incarne  un exemple historique de la prééminence de la République, le choix républicain et l’option du nationalisme libéral, qui instituèrent l’alliance entre l’ethnicité et la modernité en Côte d’Ivoire, est un schème historique éclairant pour l’action politique ivoirienne (Cf. «  L’esprit de l’houphouëtisme. Chap III, P71, in Le RHDP, continuité d’une vision démocratique et républicaine. Édit : NED Abidjan Janvier 2019).

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Présidentielle ivoirienne 2020 : l’attente impatiente du débat d’idées et de la confrontation de projets.  0

Le débat sur les procédures bat son plein en Côte d’Ivoire à l’approche de la présidentielle 2020 et l’objectif est d’occuper le terrain. On discute de la composition de la CEI. On élabore des plateformes, des alliances et des stratégies de conquête du pouvoir qui semblent faire peu de cas des différences idéologiques et partisanes.

Cette confusion tend à brouiller les repères dans un échiquier politique pourtant clairement bipolarisé depuis les élections locales d’Octobre 2018 entre une coalition républicaine de centre-droit et un bloc identitaire et populiste en essai de formation. (cf:"Les élections locales ivoiriennes révèlent un échiquier politique bipolarisé", cedea.net, 26 octobre 2018). Faire de la politique en démocratie implique de choisir son camp, de prendre parti. L'affrontement démocratique est nécessairement un affrontement de programmes et de projets sociétaux contradictoires et concurrents.

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L’impartialité de la CEI : un sens de la nation et une capacité de désintéressement.  0

La réforme de la CEI ne doit pas être entendue dans une acception  matérielle et quantitative mais dans une acception intellectuelle et morale.

 L’impartialité et l’indépendance de la CEI ne résulte ni de l’équilibre quantitatif des protagonistes de la compétition électorale, ni de la présidence de cette institution par un tiers en provenance de la société civile  qui est, au demeurant, le lieu d’expression des particularismes.

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Le défi civique de l’élite intellectuelle et politique ivoirienne.  0

L'élite intellectuelle et politique ivoirienne se doit de relever un défi civique afin d'apaiser l'élection présidentielle 2020. Elle doit remplacer, à court et long terme, l'affrontement des personnes, les attaques ad-hominem et la compétition des injures par l'affrontement des projets sociétaux et des programmes, par la compétition des représentations divergentes du bien commun. Elle doit élever le niveau du débat public et répondre à la demande populaire d’argumentation et de clarification conceptuelle des enjeux de la lutte politique et de la compétition pour l’exercice du pouvoir d’Etat. C’est à cette condition que la souveraineté du peuple se traduit concrètement dans les urnes.

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La séparation des pouvoirs en démocratie.  0

La démocratie se définit-elle par la séparation des pouvoirs ? Ne se définit-elle pas plutôt par la coordination des pouvoirs et par la limitation du pouvoir y compris du pouvoir législatif ? Le peuple serait-il souverain si les pouvoirs étaient radicalement séparés et sans coordination ? Le pouvoir législatif pourrait-il déterminer  le pouvoir exécutif, si les pouvoirs étaient radicalement indépendants ? Que deviendrait la démocratie si chaque pouvoir était indépendant l’un de l’autre ? Cette indépendance radicale des pouvoirs  ne favoriserait-elle pas la formation de centres de pouvoirs oligarchiques à l’intérieur des sous-systèmes ?

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Les sources de la perversion des luttes démocratiques en Afrique noire. 1ère partie.  0

Nous devons déceler, par une forme d’archéologie mentale et d'introspection, les représentations primaires inconscientes ou préconscientes qui bloquent notre capacité d’historicité en Afrique Noire. Cette catharsis intérieure pourrait nous permettre de nous affranchir de la  scission interne qui semble être la source de nos actes manqués en politique.  

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La thématique de l’invasion étrangère, une arme anti-politique prisée en Côte d’Ivoire.  0

 
"Le nationalisme, c'est d'abord la haine…Le nationalisme c'est d'abord la haine des autres" dit Romain Gary. La démocratie, régime des droits fondamentaux de la personne,  ne se construit pas avec la haine car la démocratie est d'abord la reconnaissance et l'amour des autres. La démocratie  est le régime de la pluralité et de la reconnaissance réciproque des altérités.  
Ceux qui, en Côte d'Ivoire, prétendent être les parangons de la démocratie en tenant le discours haineux du nationalisme ethnique xénophobe sont des imposteurs. La démocratie ne saurait être représentée par la haine des autres et de l'étranger.
 L'étonnante invasion de l'espace public ivoirien, ces temps – ci, par  la thématique de l'invasion étrangère  a un air de déjà vu. Elle survient toujours à des étapes cruciales du temps politique ivoirien  telles les élections et les alternances de pouvoir.

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Elections locales ivoiriennes 2018 : les raisons de la victoire du RHDP.  0

Comme l’on pouvait s’y attendre, à travers l'analyse  objective des discours et des pratiques des divers protagonistes, les séquences successives des élections locales ont confirmé les pronostics. Les résultats des urnes sont en adéquation avec les offres politiques et les programmes des divers partis et candidats. Le RHDP a remporté la majorité des voix. L’opposition, rejointe par le courant dissident ethno-nationaliste du PDCI, a recolté  la minorité des voix.

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Côte d’Ivoire: Henri Konan Bédié, le mythe brisé.  0

Le mythe du sage et du démocrate Henri Konan Bédié, initiateur et acteur magnanime d’un front républicain pérenne contre le national-populisme en Côte d’Ivoire a fait long feu. Il est maintenant brisé, depuis le discours ethno-nationaliste assumé d’Henri Konan Bédié le 23 Septembre 2018 dernier appelant à la chefferie Akan contre la République.

Beaucoup d’ivoiriens dont moi-même (voir à ce propos ma contribution «  Henri Konan Bédié et Alassane Ouattara, schèmes historiques de l’houphouëtisme en Côte d’Ivoire », cedea.net) furent convaincus qu’Henri Konan Bédié n’était pas l’artificier et l’auteur du nationalisme identitaire qui fractura le pays en 1990 et favorisa la capture du pouvoir d’Etat par le national-populisme meurtrier du FPI qui mit le pays à feu et à sang entre 2000 et 2010.  Nous  sommes revenus de cette illusion.

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L’image troublée d’Henri Konan Bédié en Côte d’Ivoire.  0

Le discours d’Henri Konan Bédié le 23 septembre 2018 qui fera date dans les annales de l’Histoire de la Côte d’Ivoire, est un appel défensif à la communauté contre la nation, à la chefferie traditionnelle contre l’Etat, au modèle politique de la royauté contre le modèle politique de la démocratie. Que cette instrumentalisation politique de l'ethnicité aux conséquences gravissimes ait été, semble-t-il motivée, encore une fois de plus, comme dans les années 1990, par une problématique partisane et personnelle de capture du pouvoir qui fait fi de l'intérêt général de la nation et de la condition existentielle des Ivoiriens, ne rend que plus condamnable et plus détestable l'entreprise.

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La question de l’héritage politique de Félix Houphouët-Boigny, le Père de la Côte d’Ivoire moderne.

Quel héritage politique le père fondateur de la Nation ivoirienne légua-t-il aux Ivoiriens et que le PDCI-RDA se devait de préserver et de renforcer? Etait-ce un nationalisme modernisateur articulé par le principe de citoyenneté? Était-ce un nationalisme différentialiste anti-moderniste articulé par l'ethnicité? Quelle force politique en est aujourd’hui, en Côte d’Ivoire le dépositaire par le discours et les actions? La prétention de la fraction ethno-nationaliste de ce parti à être le dépositaire de l'houphouëtisme en Côte d'Ivoire ne relève-t-elle pas de l'imposture?
Répondre précisément à ces questions capitales permet d'apprécier la qualité de la fidélité du PDCI-RDA par rapport à son devoir d'assurer la pérennité de l'héritage politique du Père fondateur Félix Houphouët-Boigny.

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Le fiasco de la marée populaire de Mélenchon en France, cas d’école éclairant pour la Côte d’Ivoire.

Le fiasco, samedi 26 mai dernier, de "la marée populaire" promise par Mélenchon et sa "France insoumise" est un cas d'école. Il schématise, en qualité d’exemple historique, l’échec d'une tentative d'instrumentalisation politique des mouvements sociaux et des revendications syndicales par un parti populiste d’obédience révolutionnaire essayant de conquérir le pouvoir par la rue après une défaite électorale. La culture démocratique du peuple français a préservé le pays contre cette escroquerie politique. Conscients de leurs attributions respectives dans le jeu démocratique, le peuple français ainsi que la majorité des syndicats et des organisations associatives ont refusé de se prêter aux tentatives d'instrumentalisation politique perpétrées par un parti. En Côte d'Ivoire, le Front Populaire Ivoirien, un parti d’obédience populiste,  et ses diverses filiales, dont EDS est le faux-nez, sont passés maîtres dans cette escroquerie politique.

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Présidentielle 2020 : vivement le débat programmatique et sociétal pour sauvegarder la démocratie en Côte d’Ivoire !

L’affrontement politique ivoirien doit impérativement être programmatique et sociétal. Sa dérive personnaliste favorise les impostures. Elle fait perdre de vue les enjeux centraux de la démocratie et sert de camouflage aux escroqueries politiques et aux programmes les plus dangereux. Elle exonère du nécessaire débat programmatique et sociétal sans lequel le libre choix des gouvernants par les gouvernés qui définit la démocratie est impossible.

Peut-on parler de libre-choix quand les électeurs ne savent pas quelle sera la politique économique, sociale ou internationale des élus ? De ce point de vue la réduction du débat démocratique aux discussions procédurales est une manœuvre de diversion. Ce réductionnisme qui dispense du débat programmatique et sociétal est le cache-sexe de la dérive personnaliste qui met en crise la démocratie.

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Pour le salut politique et économique de l’Afrique Noire, le modèle Mandela ou le modèle Kagamé ?

Le Ministre Bacongo Cissé a-t-il raison de proposer l’abrogation de la limitation constitutionnelle du mandat présidentiel en Côte d’Ivoire ?

Les propositions pertinentes et argumentées du Ministre Bacongo Cissé relatives à la mise à jour de la Loi Fondamentale ivoirienne, notamment celle portant sur la réforme du code de la nationalité, emportent sûrement le suffrage de tous les démocrates et républicains ivoiriens. Une des propositions du Ministre ne suscite pas cependant cette adhésion unanime tant  elle semble heurter la raison démocratique par son incongruité et paraître indéfendable. Il est donc essentiel de récuser argumentativement la position de ce membre important du gouvernement ivoirien, un juriste connu pour son légalisme républicain et sa pondération. La proposition du Ministre  Bacongo Cissé, relative à l’abrogation de la limitation constitutionnelle du mandat présidentiel en démocratie, est réfutable. Contrairement à ce que dit le Ministre, cette limitation n’est pas, en démocratie, un compromis politique parce que, par définition, le compromis est une position médiatrice qui accorde deux positions divergentes également légitimes. Considérer la limitation constitutionnelle du mandat présidentiel comme un compromis reviendrait contradictoirement à légitimer la dictature et la prise du pouvoir par la force. Cette limitation n’est pas non plus un dispositif fonctionnel modifiable au  gré des circonstances selon la situation historique des Etats et des continents, ni une représentation subjective des partis d’oppositions, des associations de la société civile et des puissances étrangères comme l’allègue le Ministre Bacongo.

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