Articles par balises :Programme politique

La vision sociétale incarnée par le PDCI anti-parti unifié est-elle réconciliatrice et pacifique?  0

Le PDCI anti RHDP Parti unifié vient, depuis quelques jours, de dénoncer solennellement l’accord de création du RHDP Parti-unifié. C’est son droit légitime en tant que courant fractionnel d’un parti démocratique.

 En quête d’une nouvelle coalition, il appelle les Ivoiriens de tous les bords politiques qui partagent « sa vision » de la Côte d’Ivoire à le rejoindre pour construire « une Côte d’Ivoire réconciliée » et « soucieuse des droits, des libertés et du bien-être de ses populations ».

Il est d’abord essentiel de souligner, que la thématique de « la réconciliation nationale » est en Côte d’Ivoire, une démagogie utilisée comme strapontins à des fins électoralistes par certains acteurs politiques aux discours et aux programmes clivants. Je l’ai démontré argumentativement à plusieurs reprises dans cedea.net (cf. « La thématique- valise de réconciliation nationale, arnaque politique du nationalisme communautaire contre la démocratie en Côte d’Ivoire». Cedea.net, 18 Février 2018)

Cette précision étant faite,  passons au crible de la critique, la nature de la « vision » que le PDCI anti-parti unifié appelle les Ivoiriens à rejoindre. Quelle est la nature de cette vision?  Cette vision est-elle démocratique et républicaine ? Est-elle simplement houphouëtiste étant entendu que, fondée à la fois par l’unification citoyenne de la diversité sociale et par le respect des particularismes et de la différence culturelle, l’houphouëtisme est l’expression ivoirienne de la démocratie républicaine?

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Côte d’Ivoire : réfutation des propos du député Camara Loukimane par un citoyen ivoirien.  0

Mr le Député Camara Loukimane, suite à vos propos dans le quotidien ivoirien Soir-info du 31-01-2018, je vous interpelle sur trois points en ma qualité de citoyen ivoirien.

Je vous interpelle sur la fonction des partis politiques, sur celle du député en tant que représentant de la Nation, et sur la candidature probable du président de l’Assemblée nationale à la présidence de la République en 2020. Je conteste vos propos sur ces trois points.

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L’enjeu central de la Présidentielle ivoirienne 2020, éclairé par une politique fiction.  0

Sous les clameurs des appels au respect impératif du principe d’alternance du pouvoir en Côte d’Ivoire, osons imaginer une politique fiction et tirons, par déduction et induction, les conséquences logiques d’un tel évènement. Cette réclamation bruyante cache des profils anti-démocratiques inquiétants.

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L’alternance, oui mais… quels sont les programmes politiques des opposants en Côte d’Ivoire?  0

Quels sont les programmes politiques et les projets sociétaux des opposants ivoiriens face au programme et au projet sociétal libéral du gouvernement RHDP? Quelles visions économique, sociale et politique alternatives inclusives ont-ils à proposer au peuple ivoirien?

Les principes réglant l’alternance formelle du pouvoir en démocratie sont constitutionnellement écrits. Néanmoins, quoique non écrite,  l’exigence faite à tout candidat d’assortir d’un programme politique et d’un projet sociétal inclusifs, sa prétention à exercer le pouvoir suprême est un impératif démocratique de droit. C’est une évidence juridique et politique. Le programme alternatif est la dimension substantielle qui justifie l’exigence formelle d’alternance car le Pouvoir démocratique est le moyen d’une fin plus haute. En démocratie le Pouvoir sert à organiser la coexistence de la diversité sociale dans le respect des droits individuels et collectifs.

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Le fiasco de la marée populaire de Mélenchon en France, cas d’école éclairant pour la Côte d’Ivoire.  0

Le fiasco, samedi 26 mai dernier, de "la marée populaire" promise par Mélenchon et sa "France insoumise" est un cas d'école. Il schématise, en qualité d’exemple historique, l’échec d'une tentative d'instrumentalisation politique des mouvements sociaux et des revendications syndicales par un parti populiste d’obédience révolutionnaire essayant de conquérir le pouvoir par la rue après une défaite électorale. La culture démocratique du peuple français a préservé le pays contre cette escroquerie politique. Conscients de leurs attributions respectives dans le jeu démocratique, le peuple français ainsi que la majorité des syndicats et des organisations associatives ont refusé de se prêter aux tentatives d'instrumentalisation politique perpétrées par un parti. En Côte d'Ivoire, le Front Populaire Ivoirien, un parti d’obédience populiste,  et ses diverses filiales, dont EDS est le faux-nez, sont passés maîtres dans cette escroquerie politique.

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Côte d’Ivoire : l’exemplarité du RDR autour du programme politique et du projet sociétal de l’houphouëtisme.  0

L’affrontement politique africain est habituellement caractérisé par une dérive personnaliste et une confusion idéologique. La problématique politique capitale du continent, depuis son ouverture à la démocratie multi-partisane, est donc celle du recentrage idéologique, programmatique et sociétal de l’affrontement politique. Sur ce plan, la gouvernance du RHDP ivoirien  a innové en se situant, depuis 2011, résolument au centre-droit, et en appliquant un libéralisme social d’inspiration houphouëtiste, marqué  par l’intervention de l’État agissant comme acteur de développement dans le cadre de l’économie libre de marché.

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La démocratie Ivoirienne confrontée à une potentielle coalition conflictuelle des nationalistes et des populistes.  0

En politique, les alliances entre les nationalistes opportunistes, entre les autocrates, les identitaires et les populistes, tous assoiffés de pouvoir et de domination, dégénèrent toujours en affrontements meurtriers et en guerre civile. Minoritaires du fait de la configuration sociologique de la Côte d’Ivoire, ces nationalistes et ces populistes tentent de construire, sur des tempos conflictuels, des coalitions anti-politiques.

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Côte d’Ivoire : les leçons de l’accord de principe créant le parti unifié RHDP.  0

En considérant, sous la perspective  de la substance, cet  accord consacrant formellement l’avènement du Parti unifié RHDP, tirons-en les enseignements et les conséquences pratiques possibles.

L’accord de création du parti unifié innove en instaurant de nouvelles normes sur l’échiquier politique ivoirien. Il redonne la priorité  à  l’intérêt général et au Bien commun dans l’affrontement politique. Il montre que cet affrontement n’est pas seulement déterminé par les intérêts particuliers partisans et les stratégies d’appareils.

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Côte d’Ivoire : adopter l’accord de principe du parti unifié RHDP, c’est le créer.  0

La décision commune du Président Henri Konan Bédié et du Président de la République Alassane Ouattara, de transformer la coalition RHDP en parti unifié est désormais  officiellement actée  à travers un accord politique matérialisé par un texte doublement signé. Il importe de déterminer la signification de cette décision politique capitale.

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RHDP : les avantages politiques évidents de l’unification.  0

En démocratie multi-partisane, la formule de la coalition-unification, le caractère inclusif du discours et du projet sociétal partisan sont les conditions de possibilité de la majorité électorale, car chaque parti politique est, par essence, minoritaire. Dans le cas d’espèce du RHDP, l’unification permet de construire, face à la concurrence politique qu’instaure la démocratie multi-partisane, un bloc libéral pérenne structuré par le programme politique et le projet sociétal de l’houphouëtisme.

Un parti politique est, comme l’indique sa dénomination de parti (pars),  une partie d'un tout. Il ne peut, en tant que tel, exprimer la Nation entière et représenter toutes les catégories de la société. Il ne représente politiquement qu’une partie de la société dont il défend les intérêts et les valeurs.  Du fait de cette nature ontologique, il est a priori électoralement minoritaire dans le cadre d’un régime de démocratie multi-partisane. Il doit conquérir la majorité électorale à l’aide d’un discours républicain rassembleur, d’un programme politique et un projet sociétal inclusifs.

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Côte d’Ivoire : comment reconstruire la représentativité sociale de nos partis politiques pour en finir avec le tribalisme ?

Comme je l’ai souligné dans une contribution précédente, le PDCI-RDA, qui regroupa l’ensemble de partis politiques ivoirien sous le régime de parti unique, fut un parti de planteurs, de cheminots, de fonctionnaires, d’instituteurs, de travailleurs du secteur privé, de commerçants, d’entrepreneurs, d’ouvriers, de dockers et j’en passe. Les syndicats qui s’affilèrent au PDCI-RDA représentèrent les intérêts de corporations professionnelles. La représentativité du PDCI-RDA était donc sociale. Elle n’était pas communautaire et ethnique.

 Lors de l’instauration du multipartisme dans les années 1980 les nouveaux partis politiques ivoiriens naissant de la matrice commune du PDCI-RDA auraient dû se restructurer sur cette base sociale du parti-unique. A partir de leur conscience de classe encore vivante, les diverses catégories sociales ivoiriennes auraient pu se rassembler dans de nouveaux  partis politiques incarnant les différentes obédiences idéologiques de la droite libérale et de la gauche socialiste représentant et défendant des intérêts sociaux catégoriels divergents

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Côte d’Ivoire : l’aile politique des FN de Guillaume Soro doit déclarer son identité politique.

La thématique de la réconciliation nationale ne saurait guère tenir lieu d’offre partisane et encore moins de programme politique du candidat des Forces Nouvelles, pour l’élection présidentielle de 2020. La réconciliation est une demande judiciaire. Elle est adressée aux juges et non pas aux politiciens. La problématique centrale de cette campagne présidentielle prématurément ouverte est que les offres politiques correspondent aux demandes sociales des Ivoiriens. Le peuple ivoirien a besoin de savoir ce que les partis et les groupes politiques en compétition pour l’exercice du pouvoir en 2020, lui proposent relativement à ses demandes sociales catégorielles, à la politique intérieure et extérieure, au développement économique endogène, au service de  l’Intérêt général et du bien commun. Le groupe Guillaume Soro est appelé à jouer sa partition sur ce registre.

Ayant visité dans son "Orthodoxie du soroïsme" la compilation d’idées que Franklin Nyamsi, l’intellectuel organique du groupe, propose en guise de grandes lignes du soroïsme destinées à guider l’action politique du candidat des FN, j’ai découvert un écrit apologique relevant du culte de la personnalité. Je n’y ai trouvé aucune ébauche d’une Weltanschauung politique, d’une vision du monde, d’une offre politique, d’un courant idéologique libéral, socialiste, ou conservateur.

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Côte d’Ivoire : Confusion programmatique et culte de la personnalité de Soro Guillaume, le choix de l’échec politique.

En démocratie représentative, le peuple élit toujours un programme politique et économique  et un projet de société. Il se reconnaît dans un candidat dans la mesure où ce dernier les incarnent et les portent par des arguments et par la conduite. Cette règle générale de la vie démocratique est valide dans une Côte d’Ivoire où la société civile s’est émancipée des tutelles politiques, demeure informée et critique malgré les apparences. Laurent Gbagbo l’a appris à ses dépens en 2010.

Selon toutes les évidences, l’aile politique des FN de Soro Guillaume chemine à contre-courant de cette évolution sociologique de l’électorat ivoirien et de ses attentes. Elle navigue à vue. La récusation brutale du culte de la jeunesse au profit du culte de la personnalité est le symbole de la confusion et de l’errance d’une faction dissidente désespérément dépourvue d’ancrage sociologique et idéologique, programmatique et sociétal. Il faut pouvoir thématiser et structurer programmatiquement et économiquement un autre courant du libéralisme. En appeler à l’expérience successive de Soro Guillaume à la tête de la rébellion militaire, dans le gouvernement ethno-nationaliste de Laurent Gbagbo et dans le gouvernement libéral d’Alassane Ouattara ne suffit pas à en faire un homme d’Etat. Accoler un « isme » au nom Soro, proclamer un « soroïsme », ne suffit pas à établir une doctrine politique cohérente, claire et structurée. Nommer n’est pas créer. Désigner n’est pas faire exister.

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Côte d’Ivoire : Soro Guillaume est-il subitement devenu vieux ? Les raisons profondes d’un revirement communicationnel.

Pas plus tard que la semaine dernière, l’argument du jeunisme contre la gérontocratie était la ligne directrice du service de communication du Président de l’Assemblée nationale ivoirienne. La jeunesse de ce dernier était à cette fin présentée et revendiquée comme une vertu démocratique, un signe de vitalité politique, d’inventivité et de créativité par rapport à la sénilité des « vieillards » qui dirigent en ce moment la Côte d’Ivoire.  Les néologismes fumeux de « transition générationnelle » et de « leader générationnel » avaient été inventés ex-nihilo pour tenter d’asseoir conceptuellement ce jeunisme politique  en Côte d’Ivoire. Pour corroborer ce discours propagandiste le Président de l’Assemblée Nationale avait été campé en Emmanuel Macron, en Justin Trudeau et récemment en Sebastian Kurz ivoirien. Soit dit en passant, j’avais été moi-même furieusement égratigné par la griffe rageuse du gourou  de cette faction Franklin Nyamsi qui m’accusa d’être un « vieux renfrogné » lorsque je me permis de lui demander à partir d’une motivation citoyenne, de reprendre son équerre et son compas, pour se refréner et retrouver son orient, après les injures infamantes qu’il avait déversées sur l’honorabilité du ministre de l’Intérieur et du  Premier Ministre.

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La problématique d’unité idéologique du PDCI et du RDR en Côte d’Ivoire.

La séparation de type électoraliste du PDCI et du RDR, désormais en concurrence dans la lutte pour le pouvoir en vue de la présidentielle 2020, soulève la question centrale de leur unité idéologique. Leurs divergences programmatiques devraient se structurer sur la base du nationalisme libéral modernisateur originel du PDCI-RDA. Ce socle fondateur devrait être, espérons-le, leur point de consensus indiscutable.

Le Parti Démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) doit donc se déterminer clairement comme parti démocratique et construire un projet politique structuré par l’esprit démocratique moderne, par le respect de l’égalité et du pluralisme. Le Rassemblement Des Républicains (RDR) doit aussi se déterminer clairement comme parti républicain et bâtir une politique structurée par l’esprit républicain moderne, le respect de la liberté et des droits individuels et collectifs. Les Ivoiriens seraient-ils existentiellement et sociologiquement incapables de se définir et de se reconnaître dans ces notions ?

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