Articles par balises :Populisme

Conscience malheureuse victimaire et blocage démocratique en Afrique noire.

La conscience malheureuse post-coloniale africaine est victimaire. C'est un fait avéré. Il en est ainsi parce que l'Afrique post-coloniale s'est définie comme étant la réprouvée de l'histoire, la victime innocente de toutes les oppressions et de toutes les injustices. En conséquence de ce sentiment d’insupportable injustice subie, elle s’est figée dans l'amertume, dans le ressentiment, dans l'acrimonie et les récriminations perpétuelles contre l'ancien colonisateur et contre l'Autre en général.

Lire plus …

Plateforme présumée de l’opposition en Côte d’Ivoire : quel projet alternatif ?

Ambroise Tiétié

Journaliste Professionnel

au Rassemblement.

Pour l’alliance des Houphouétistes, il y aura un avant et un après  08 août 2018. Puisque c’est ce jour qu’a choisi le président du PDCI, Aimé Henri Konan Bédié, pour rompre les amarres avec le RHDP. Dans la foulée, il a pris la décision de mettre en place une ‘’plateforme’’ pour faire pendant à la coalition au pouvoir avec qui il est désormais en concurrence dans la perspective de la présidentielle 2020.

Lire plus …

Le nécessaire combat de la démocratie ivoirienne contre ses démons intérieurs.

Le progrès qualitatif de la démocratie ivoirienne résultera de sa capacité à affronter et à vaincre ses démons intérieurs. Cette victoire requiert de l’abnégation. Elle dépend de la cohérence et de la conviction démocratique réelle des forces politiques intérieures qui prétendent incarner les valeurs de la démocratie républicaine pluraliste dans le pays. Ce combat politique est un combat éthique, un combat interne de soi contre soi-même.

Lire plus …

Démonstration massive de force du RHDP parti unifié en Côte d’Ivoire: la leçon de ce succès.

La plate-forme incohérente et impossible "Bédié-Gbagbo-Soro" semble être, pour les Ivoiriens, un épouvantail. L’échec patent de la contre manifestation organisée à son domicile privée à Daoukro par Henri Konan Bédié, le même jour,  pour tenter de contrer par le nombre, la démonstration de force du RHDP parti unifié au stade Félix houphouët-Boigny, le samedi 26 janvier 2019, à Abidjan, est un signe de défiance populaire sans équivoque,  des Ivoiriens.

Lire plus …

Ce que sont, la démocratie et le débat démocratique.

L’inénarrable Franklin Nyamsi, le  "conseiller spécial " du chef du Parlement ivoirien, qui choisirait pour les Ivoiriens une démocratie déclamatoire de « leader générationnel » dirigée par un mâle alpha dominateur entouré d’une cour de griots laudateurs, n'a pas compris que la démocratie est le régime de la raison publique et de la maturité d’un peuple en quête de développement endogène et d’intégration nationale.

Il n’a pas compris que la démocratie est une médiation politique permettant de transformer l'économie de marché en développement endogène.

Ce « conseiller » spécialisé dans la démagogie et le verbalisme creux, sans repères et sans mémoire,  n’a pas compris (mais en a-t-il la capacité morale cognitive) que la démocratie c’est l’articulation négociée d’un programme économique et d’un programme politique inclusif destinée à réaliser l’intégration nationale de la pluralité sociale.

La démocratie permet de remplir cet office par la vertu de la séparation des pouvoirs (que nie le trio autocratique Bedié-Gbagbo-Soro) tout simplement parce que les asynchronies du couple investissement/redistribution et le changement social se gèrent efficacement par le dialogue social et la négociation au sein d'un système politique autonome à équidistance entre la société civile et l'Etat.

Le débat démocratique c'est à la fois le dialogue social, la confrontation constructive des différentes représentations du bien commun, la négociation des compromis entre les intérêts divergents des différentes catégories socio- professionnelles et collectivités de la société civile. Telle est la nature du débat démocratique.

 La démocratie ce n'est pas le blablabla et le discours vide et démagogique des faux intellectuels et des faux philosophes tels Franklin Nyamsi. La démocratie, ce n'est pas la lutte sauvage pour la capture du pouvoir d'Etat à laquelle s'adonnent les idolâtres du pouvoir tels le trio Bédié-Gbagbo-Soro à coup de discours populistes, d'appels au séparatisme ethnique, d'incitation à la haine inter-ethnique et au crime, de discours xénophobes, de stigmatisation de catégories de la population nationale. La démocratie, ce n'est pas l'appel démagogique à une "réconciliation" nationale entendue comme partage des dépouilles de l’État par des complices en prédation. La démocratie, ce n'est pas le culte débridé de la personnalité, la recherche d'un mâle alpha dominateur et roublard.

Le peuple majoritaire ivoirien et certains de ses acteurs politiques les plus représentatifs réunis au sein du RHDP l'ont compris. Ils ont compris que la démocratie est une médiation permettant de transformer l’économie de marché en développement endogène au sein du dialogue social et de la négociation des compromis. Ils agissent et votent dans ce sens pour réaliser ce projet. La majorité électorale continue du RHDP depuis Décembre 2010 tend à prouver que le peuple ivoirien, en quête de développement endogène et d’intégration nationale consacre dans les urnes la légitimité d'administration de cette formation politique.  

L’échec de l’intelligentsia africaine face à la problématique d’intégration nationale dans les États post-coloniaux.

Les appels de Bob Marley et de Myriam Makeba à l’unité nationale et transnationale des peuples africains sont, jusqu’en ce premier quart du 21ème siècle, restés quasiment lettre morte.

Toujours divisés à l’intérieur des Etats et maintenant menacés par les séparatismes ethniques et confessionnels, les États de l’Afrique postcoloniale peine à réaliser leur intégration nationale et leur unité transnationale, régionale et continentale.  

Ils  sont  marqués par l’incapacité de leur intelligentsia à formuler et à résoudre la problématique vitale d’unité politique de la diversité des appartenances ethniques et confessionnelle. Le sentiment d’appartenance nationale entre les identités culturelles diversifiées des territoires  est battu en brèche par le sentiment d’appartenance communautaire et par le rejet subséquent de l’altérité. Le panafricanisme est démenti par le repli identitaire et la xénophobie.

Armée du verbalisme antidémocratique de la révolution prolétarienne et des déclamations creuses de l’anticolonialisme de salon et de l’antilibéralisme, une grande partie de l’intelligentsia des États postcoloniaux officie en qualité d’intellectuelle organique au service des despotismes ou s’engage dans une opposition inefficiente porteuse de domination. Inspirée bien souvent  par le modèle marxiste et maoïste elle installe des dictatures liberticides et anime des oppositions anti-démocratiques.

Depuis les années 1990, dans l’ère de la démocratie pluraliste, elle opère en qualité d’architecte des intégrismes confessionnels et du mythe ethno-nationaliste. Obsédée par le culte du terroir, de l’autochtonie et du village, elle  installe des États communautaires ségrégationnistes, manie avec dextérité le charabia étrange de l’anticolonialisme oppresseur et du panafricanisme xénophobe.

Les Etats africains peinent donc à réaliser leur intégration nationale et leur unité politique régionale et continentale.

Le modèle politique d’État-nation qui permet d’opérer la combinaison de l’unité de gestion et de la diversité des appartenances est supplanté par un modèle concurrent d’unité politique. Une partie l’intelligentsia africaine rejette le modèle de l’Etat-nation démocratique pluraliste au profit du modèle de la communauté villageoise ethiquement homogène et de l'Etat communautaire parce que ces derniers favorisent l’instrumentalisation politique de l’ethnicité dans la lutte pour le pouvoir.

Dans les États centralisés ce modèle d’homogénéité  communautaire qui combat l’État-nation moderne a enfanté des dictatures tribales et lignagères. Dans les États fédéraux il a engendré des fédéralismes ethniques et confessionnels sans unité politique réelle. Ces modèles véhiculent nécessairement des politiques d’exclusion, génèrent la désintégration nationale et le sous-développement.

L’enjeu politique de la démocratie africaine est aujourd’hui de substituer au modèle politique d’unité communautaire qui sépare et divise, le modèle politique d’unité nationale qui réunit et rassemble. Le projet de construction nationale devrait, à cet effet animer le programme des majorités démocratiques et son exécution devrait être le critère de leur légitimité politique.

L’ironie de l’histoire en Côte d’Ivoire.

« Quand nous aurons la victoire, nous partagerons, en partageant les responsabilités avec le FPI » clame Henri Konan Bédié qui s’octroie le beau rôle de chef incontestable d’une improbable plateforme d’opposition. Dans cette phrase absconse, Henri Konan Bédié utilise le mot « victoire » pour dire «  pouvoir » et le mot « responsabilité » pour dire « portefeuille ministériel». Car telle semble être, comme tendent à le démontrer les discours et les pratiques,  la raison d’être ultime de la politique au PDCI d'Henri Konan Bédié et au FPI de Laurent Gbagbo. Le pouvoir et les portefeuilles ministériels, la puissance et les postes juteux de l’Etat en sont la finalité absolue. (Cf  cedea.net: « Les raisons profondes de l’échec des plate-formes et des coalitions politiques en Afrique »).

Lire plus …

Zouan-Hounien : les conséquences meurtrières concrètes d’une instrumentalisation politique de l’ethnicité en Côte d’Ivoire.

Partout où l’on instrumentalise politiquement les identités ethniques dans la lutte pour le pouvoir au sein des États multiethniques, le sang finit toujours par couler à flot. L’histoire n’arrête pas de confirmer cette loi comme viennent de le démontrer, de manière prémonitoire, à une échelle réduite, les brutalités et les mutilations intercommunautaires de Zouan-Hounien.

Entre les affrontements inter-communautaires de Zouan-Hounien et le discours ethnonationaliste débridé tenu par  certains acteurs politiques ivoiriens durant ces derniers mois, je vois un rapport de cause à effet. Les violences, les brutalités,  les mutilations et les meurtres commis dans cette localité sont les conséquences concrètes de la remanence de ce discours mortifère mobilisé au niveau politique.

Lire plus …

Grd-Bassam ou l’instrumentalisation politique de l’ethnicité à des fins de pouvoir en Côte d’Ivoire.

Il ne faut pas oublier ce principe: dans les États de l’Afrique postcoloniale, la revendication identitaire vient plutôt des dirigeants et des idéologues que de la masse de la population. Cette revendication artificielle sert les intérêts particuliers des acteurs politiques qui instrumentalisent l'ethnicité dans la lutte pour le pouvoir.

La revendication identitaire justifie toujours des politiques nationalistes qui méprisent les intérêts sociaux de la masse de la population au lieu de les défendre.

Lire plus …

Le colonialisme ethnique de l’extrême droite identitaire ivoirienne.

En côte d’Ivoire, depuis les années 1990, l’ethnicité est mobilisée comme ressource par certains acteurs politiques dans la conquête du pouvoir d'Etat et des biens économiques. La structuration spécifique et le projet ultime de cette entreprise permettent, à juste titre, de la définir comme étant un  ethno-colonialisme.

Ce nationalisme ségrégationniste qui tient le discours de l’autochtonie, s’appuie sur les solidarités primordiales de nature tribale. Des catégories socio-professionnelles dominantes locales dissimulent leurs intérêts spécifiques sous l’idiome de l’ethnicité afin de capturer l’Etat au détriment de la nation démocratique et de l'ensemble des populations du territoire. Endossant de manière opportuniste le statut d’élites lignagères et mobilisant le discours du nationalisme identitaire autochtoniste, ces catégories dominantes tentent de s’approprier le pouvoir dans l’Etat postcolonial pour s’arroger l’exclusivité des ressources économiques.

Lire plus …

La thématique de l’invasion étrangère, une arme anti-politique prisée en Côte d’Ivoire.

 
"Le nationalisme, c'est d'abord la haine…Le nationalisme c'est d'abord la haine des autres" dit Romain Gary. La démocratie, régime des droits fondamentaux de la personne,  ne se construit pas avec la haine car la démocratie est d'abord la reconnaissance et l'amour des autres. La démocratie  est le régime de la pluralité et de la reconnaissance réciproque des altérités.  
Ceux qui, en Côte d'Ivoire, prétendent être les parangons de la démocratie en tenant le discours haineux du nationalisme ethnique xénophobe sont des imposteurs. La démocratie ne saurait être représentée par la haine des autres et de l'étranger.
 L'étonnante invasion de l'espace public ivoirien, ces temps – ci, par  la thématique de l'invasion étrangère  a un air de déjà vu. Elle survient toujours à des étapes cruciales du temps politique ivoirien  telles les élections et les alternances de pouvoir.

Lire plus …

A Daoukro, une brochette affligeante d’ethno-nationalistes et de populistes ivoiriens au congrès du PDCI ce 15 Octobre 2018.

Convoqué par Henri Konan Bédié à Daoukro en ce jour du 15 Octobre 2018, le congrès du PDCI a vu s’aligner une brochette affligeante d'autocrates, d'ethno-nationalistes et de populistes tous animés par la logique infantile de la conquête du pouvoir à tout prix, au prix de la déstabilisation politique et de la division communautariste de leur propre pays. Les forces de régression intellectuelle politique, sociale et économique viennent du haut de notre société. Elles se recrutent au sein des appareils dominants des partis politiques et dans la catégorie de l’intelligentsia qui offre à ces politiciens  un service d’intellectuel et de médias organiques. C'est une spécificité de la Côte d'Ivoire dans la sous-région. J'avoue honnêtement en avoir honte

Lire plus …

L’alliance Bédié/Ouattara en Décembre 2010 : une alliance sur fond de quiproquo.

Au 2ième tour de la présidentielle 2010, l’alliance Bédié/Ouattara avait été bâtie sur un quiproquo entre les deux chefs de parti qu’animaient des logiques et des objectifs divergents comme en attestent leurs discours et leurs praxis politiques respectives depuis l’ouverture de la guerre de succession en vue de la présidentielle 2020. L’un, Henri Konan Bédié, était animé par une logique autocratique et un objectif personnel de court terme : récupérer le pouvoir d’Etat en 2020 dans un but égocentré de revanche personnelle. L’autre, Alassane Ouattara, était animé par une logique démocratique et un projet politique de long terme dans une perspective globale: réaliser un programme d’intégration nationale du territoire dans la continuité de l’Houphouëtisme. Ce quiproquo s’est donc noué autour d'une vision royaliste et patrimonialiste du pouvoir, celle d’Henri Konan Bédié et d'une vision démocratique et citoyenne du pouvoir, celle d’Alassane Ouattara.

Lire plus …

Construire l’imperium de la pensée dans l’espace public pour conforter la démocratie en Côte d’Ivoire.

« On dit souvent que la force est impuissante à dompter la pensée ; mais pour que ce soit vrai, il faut qu’il y ait pensée. Là où les opinions irraisonnées tiennent lieu d’idées, la force peut tout. Il est bien injuste de dire par exemple que le fascisme anéantit la pensée libre ; en réalité c’est l’absence de pensée libre qui rend possible d’imposer par la force des doctrines officielles entièrement dépourvues de signification. A vrai dire un tel régime arrive encore à accroître l’abêtissement général et il y a  peu d’espoir pour les générations qui auront grandi dans les conditions qu’il suscite ».

Lire plus …

” Quand Soro Guillaume parlera” : mensonges, confusions et contre-vérités scientifiques de Franklin Nyamsi en Côte d’Ivoire.

"Quand Soro Guillaume parlera" dixit Franklin Nyamsi pastichant grossièrement le titre du livre " Quand la Chine s'éveillera, le monde tremblera " du célèbre académicien Français Alain Peyrefitte afin de tenter de requinquer,  par un écrit propagandiste, hagiographique et dithyrambique son joker et trépied ascensionnel local en difficulté dans la lutte pour le pouvoir d’État ivoirien.

Lire plus …