Archives pour: septembre 2019

L’EXEMPLE CHIRAC, LE GAULLISME, L’HOUPHOUËTISME et L’ERRANCE D’HENRI KONAN BÉDIÉ, l’anti-Chirac.  0

Jacques Chirac, le Gaullisme et l'Houphouëtisme: une droite centriste libérale-sociale et humaniste de conviction.

On retiendra de Jacques Chirac l'exemple d'un engagement libéral-social de principe, d'une politique de droite centriste et humaniste de conviction, fidèle à la vision du Gaullisme et à l'esprit du Général Charles De GAULLE.

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Retrait du RHDP, alliance avec le FPI, etc. : Pourquoi Bédié n’est plus crédible.  0

 

Ambroise Tiétié

Journaliste Professionnel

Au quotidien Ivoirien « Le Rassemblement ».

Henri Konan Bédié, ce nom ne laisse personne indifférent, tant en Côte d’Ivoire qu’en Afrique. Il compte certainement parmi les personnalités qui auront le plus marqué le défunt siècle. Président de la République, président de l’Assemblée nationale, ministre, ambassadeur, député, et, last but not least, président de parti politique : l’homme a été tout cela. Il aura donc occupé tous les ‘’paliers’’ de l’organigramme politique. Mais, inoxydable et, surtout, insatiable, il en veut encore et encore. Pour preuve, il est en course pour un ultime mandat à la tête de l’État. Comme s’il ne concevait sa vie que dans l’arène politique. Cependant, les actes qu’il pose ces derniers temps jurent avec une certaine éthique et peuvent laisser perplexe. De quoi se demander s’il mérite encore d’être suivi.

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Démocratie et nationalisme communautaire : la question de la justice sociale, des vertus civiques, du développement endogène et de l’émancipation des peuples.  0

Pour que la  justice sociale puisse se réaliser dans un État moderne,  le régime politique de la cité doit, par ses institutions et par son projet sociétal global, permettre de marier la rationalité économique et l’identité ethnique, de combiner l’exigence d’investissement et l’impératif de redistribution. Ces institutions et ce projet sociétal global doivent permettre  de reconnaître et de défendre simultanément les intérêt particuliers qui s’expriment dans la cité et l’intérêt général qui permet de les unir. Le régime politique de la cité doit permettre de construire, à partir de la multiplicité des appartenances culturelles, un corps politique uni par un sentiment d'appartenance commune.

Il doit en être  ainsi pour que les vertus civiques se développent dans la cité, que les échanges produisent du développement endogène, que l’interaction entre le pouvoir politique et la société conduise à l’émancipation des peuples.

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Politique africaine au XXIème siècle: une demande d’éthique républicaine et démocratique.  0

Révoquer dans la politique africaine le machiavélisme corrompu, le bréviaire des dictatures et des despotismes postcoloniaux au profit des valeurs et principes de l'éthique républicaine et démocratique pour être à la hauteur des enjeux du développement endogène et de l'attente des peuples, est une exigence incontournable.

Des intelligentsias et des politiciens africains de l'ère des démocraties pluralistes, les populations attendent un minimum de scrupules et de pudeur, de conscience de l'intérêt général, de sens de l'État et du bien commun. Ces fondamentaux d'une politique civilisée devraient prévaloir dans l'élaboration des tactiques et des stratégies électorales de prise du pouvoir.

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La cause profonde de l’allégeance de Henri Konan Bédié et consorts à Laurent Gbagbo. IIème partie.  0

Il est évident, pour le sens commun, que l’allégeance surréaliste d’Henri Konan Bédié et des figures historiques de son PDCI à Laurent Gbagbo s’explique, à première vue, par un calcul sordide qui n’honore pas l’ex-président de la République : le désir de capturer l’électorat de ce dernier en escomptant et en souhaitant secrètement son maintien dans les geôles de la CPI.

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Démonstration de force partisane et majorité électorale: quel rapport?  0

L'efficience électorale d'une démonstration de force partisane dans une démocratie pluraliste est toujours déterminée par celle du programme politique qui anime cette mobilisation.

LE QUANTUM DES MILITANTS et DES APPAREILS dans un axe ethno-populiste caractérisé par des discours et des pratiques de division sociale et de désintégration nationale EST TOUJOURS MATHÉMATIQUEMENT MINORITAIRE.

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Affi N’guessan, chef du FPI officiel : « ni un acheté, ni un otage de Ouattara » mais une tentative d’opposition constructive en Côte d’Ivoire.  0

 L’affrontement démocratique oppose toujours un gouvernement et une opposition dans le cadre du consensus républicain. Elle met aux prises une majorité politique qui exerce le pouvoir pour défendre l’intérêt général et servir le bien commun et une minorité qui joue le rôle de contre-pouvoir. Le  contre-pouvoir est chargé de surveiller le pouvoir de l’interpeller, de le mettre au défi de réaliser son programme d’intégration nationale, d’être le challenger du gouvernement, d’aspirer à  prendre  le pouvoir  au moyen d’un programme social et économique inclusif et intégrateur alternatif convainquant qui remporte la majorité du vote.

L’affrontement politique dans une démocratie pluraliste, se définit par la synergie concurrentielle du gouvernement et de l’opposition, du pouvoir et du contre-pouvoir sur la base du consensus républicain. cf : « La synergie du gouvernement et de l’opposition en démocratie », cedea.net, Septembre 2019). Le rapport entre le gouvernement et l’opposition, entre le pouvoir et le contre-pouvoir  est en démocratie un rapport politique et non pas un rapport militaire et guerrier.

Affi N’guessan n’est ni un acheté, ni un otage comme l’accusent le FPI de Laurent Gbagbo et le PDCI version Bédié à partir de leur conception guerrière et militariste de la lutte politique. Il essaie d’investir l’espace jusqu’à ce jour inoccupé et vacant de chef d’une opposition démocratique et républicaine en Côte d’Ivoire.

Force est cependant de constater que tiraillé entre son ancrage dans une gauche nationaliste extrémiste, une fidélité personnelle à Laurent Gbagbo et une volonté de s’en éloigner pour rejoindre la république, le chef du FPI officiel souffre d’un déficit de lisibilité.

Pour qu’Affi N’guessan puisse investir pleinement l’espace inoccupé de chef d’une opposition démocratique, il devrait  opérer sa mue républicaine par un aggiornamento sans concession et sans équivoque qui lui permettrait de se définir comme dirigeant d’un parti de centre-gauche. (Cf : « Que faire au FPI pour réinvestir l’espace démocratique ivoirien », cedea.net, Octobre 2016). 

 Affi N’guessan et les cadres dirigeants de son FPI devraient, se réapproprier pleinement l’éthique démocratique et républicaine. Ils devraient abandonner le discours et les éléments de langage populiste de l’anticolonialisme tiers-mondiste prétendument « révolutionnaire » suranné. Ils devraient adopter pleinement le langage et les valeurs de la démocratie républicaine et se représenter le gouvernement comme un partenaire fonctionnel de l’opposition dans la division du travail démocratique  qui permet de défendre l’intérêt général et de servir le bien commun de la cité.

Le principe cardinal de l’éthique démocratique est que le gouvernement l’opposition sont reliés de manière systémique en qualité d’adversaires-partenaires. Ces deux polarités réciproquement nécessaire du régime démocratique ne sauraient être des ennemis.

Or en dépit de la reconnaissance du FPI de Affi N’guessan comme contre-pouvoir officiel, le chef du FPI  me semble être resté, jusqu’à ces derniers jours, dans une position de rejet et de non-reconnaissance de la pleine légitimité démocratique du gouvernement RHDP depuis 2010.

Demeurant sous l’emprise des ratiocinations ethno-nationalistes et des mensonges populistes avec lesquels le FPI avait camouflé son refus autocratique du suffrage des urnes  en Décembre 2010, Affi N’guessan avait  régulièrement mobilisé le discours l’autochtonie  et  était resté sur la ligne de l’extrémisme identitaire durant la Présidentielle de 2015.

Depuis le milieu de l’an 2018, sa volonté désormais apparente de rupture définitive avec l’extrémisme lui vaut les foudres de la logique guerrière et militariste du FPI de Laurent Gbagbo.

Rageusement indexé par le FPI de Laurent Gbagbo  comme ennemi, traitre, lâche, « vendu et otage de Ouattara »,  Affi N’guessan  est devenu aux yeux de la "Gbagbosphère"  un proscrit et un ennemi à abattre et non pas un acteur politique porteur d’une vision politique différente.

A condition qu’il puisse tirer toutes les conséquences de la stigmatisation guerrière dont il est l’objet de la part du FPI de Laurent Gbagbo et du PDCI version Bédié, Affi N’guessan devrait définir sa dissidence comme rupture idéologique et programmatique avec le FPI de Laurent Gbagbo. Il devrait assumer publiquement cette rupture en adoptant désormais et sans démagogie le discours de la république et de la démocratie. Cette dissidence ne devrait pas être un positionnement tactique opportuniste dans une stratégie d’appareil animée par une logique de vengeance.

Le positionnement centriste et républicain auquel s’essaye Affi requiert une révocation définitive de la vision communautariste du corps politique et de l’Etat.

Affi N’guessan devrait avoir le courage politique de se définir comme  opposant  en reconnaissant la légitimité démocratique du gouvernement RHDP, en refusant de le définir comme « un gouvernement de l’étranger au service d’intérêts étrangers » selon les éléments de langage caractéristiques du FPI de Laurent Gbagbo, du PDCI de Henri Konan Bédié et des divers micros-partis et fractions qui en sont les clientèles.

Affi N’guessan  devrait avoir le courage politique de reconnaitre publiquement le gouvernement RHDP comme son adversaire-partenaire dans le service de l’intérêt général et du Bien du peuple ivoirien. Il devrait  avoir le courage politique de renoncer à la vision communautariste et autochtoniste de la société ivoirienne. C’est à ces conditions sine qua non  que le chef du FPI officiel sera à même d’investir l’espace jusqu’à ce jour l’espace inoccupé et vacant de chef d’une opposition démocratique et républicaine  en Côte d’Ivoire.

Alliance PDCI-FPI : Le ‘’serpent’’ et le ‘’bâton’’ peuvent-ils cohabiter ?  1

Ambroise Tiétié

Journaliste professionnel

Au quotidien ivoirien Le Rassemblement.

Alliance PDCI-FPI : Le ‘’serpent’’ et le ‘’bâton’’ peuvent-ils cohabiter ?

Lorsque le PDCI-RDA a perdu le pouvoir le 24 décembre 1999, suite à un pronunciamiento, Laurent Gbagbo n’avait pas caché sa joie, estimant ‘’qu’il y a des coups d’Etat qui sont salutaires’’. Quelques jours plus tard, il mobilisait ses troupes en leur rappelant que ‘’le serpent n’est pas mort’’ et qu’il fallait donc ‘’garder le bâton’’. Le ‘’serpent’’, c’était le PDCI-RDA.

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Loyauté patriotique et loyauté familiale et tribale: quelle différence?  0

La loyauté patriotique est la fidélité de tous les membres de la cité à l’État, à la République et aux lois du droit positif.

La loyauté familiale, tribale et clanique est la fidélité des membre de la cité, à leurs liens lignagers de sang, à leur famille, à leur tribu, à leur clan, et à leurs coutumes au détriment de l'État, de la République et des lois du droit positif.

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La synergie entre opposition et gouvernement en démocratie.  0

Le régime de démocratie pluraliste se caractérise par la synergie entre le gouvernement et l’opposition, entre un pouvoir et un contre-pouvoir qui s’affirment et se confirment réciproquement dans l’intérêt général et le bien commun de la cité. L’opposition, le contre-pouvoir démocratique, est le partenaire du gouvernement, du pouvoir et réciproquement.

L'opposition est dans le régime de démocratie pluraliste, un contre-pouvoir qui s’affirme comme tel en reconnaissant le gouvernement. Il n'existe pas d'opposition sans gouvernement et de gouvernement sans opposition. Il n'existe pas de contre-pouvoir sans pouvoir et de pouvoir sans contre-pouvoir.

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CE QUE M’INSPIRE LA MORT DE ROBERT MUGABÉ ET LA CATASTROPHE XÉNOPHOBE DANS L’ AFRIQUE DU SUD POST-APARTHEID SOCIALEMENT DUALISÉE.  0

Dans l'Afrique du 21 ième siècle, la légitimité des acteurs  politiques doit être désormais évaluée  selon le critère d'inclusion sociale, d'intégration nationale, de reconnaissance de l'Altérité, de modernisation économique et sociale, de démocratie, de revendication et de défense institutionnelle des droits individuels et collectifs.

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